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Sécurité

Risque terroriste

Malgré un accord de cessez-le-feu en novembre 2015 et la mise en œuvre d’un processus de paix avec l’arrivée au pouvoir du gouvernement d’Aung San Suu Kyi, les conflits avec de nombreux groupes armés ethniques continuent dans certaines zones du pays, en particulier dans les États frontaliers de la Chine.

Dans les États Kayin (Karen), Shan, Kachin et Kayah, des décennies de combats ont laissé des champs de mines antipersonnel dispersés dans les zones de conflits (selon certaines sources non gouvernementales, la Birmanie serait au 3ème rang mondial pour le nombre de victimes dues aux mines sur les cinq dernières années). Dans ces États, il est fortement conseillé de rester sur les principaux axes routiers et les sentiers régulièrement empruntés, et de ne pas s’en éloigner. Des explosions de mines ou d’engins sont régulièrement signalées.

De manière générale, il est conseillé aux touristes souhaitant se rendre en Birmanie de :

- s’informer sur les conditions de sécurité dans les secteurs qu’ils entendent visiter ;

- éviter de photographier ou de filmer les forces de l’ordre et tout endroit susceptible d’être sous le contrôle de l’armée ou de la police ;

- observer une vigilance particulière lorsqu’ils se trouvent dans des lieux publics tels que les supermarchés, les gares, les galeries marchandes, ou au Bogyoke Aung San Market de Rangoun, et n’accepter aucune lettre ou paquet abandonné ou remis par un inconnu ;

- éviter les rassemblements de population.

Il est formellement interdit par les autorités birmanes de franchir clandestinement ou sans autorisation spéciale les frontières avec la Chine, l’Inde, le Laos, le Bangladesh et la Thaïlande (à l’exception des quatre points de passage autorisés). Les autorités militaires sont particulièrement vigilantes et sévères vis-à-vis des voyageurs qui tentent de pénétrer dans les zones interdites ou de franchir la frontière sans autorisation : les contrevenants sont passibles d’arrestation et de lourdes peines de prison.
Les frontières n’étant pas toujours clairement démarquées, il convient de se renseigner localement sur leur tracé et sur les points de passage autorisés.

Zones interdites et zones à éviter

État Kachin : En raison des affrontements armés, il est formellement déconseillé de se rendre dans l’État Kachin. Les villes de Myitkyina et de Putao, dans le nord du Kachin, constituent une exception et sont déconseillées sauf raison impérative, à condition d’y accéder par voie aérienne.

Nord de l’État Shan : Il est formellement déconseillé de se rendre dans l’extrême nord de l’État Shan (région de Kokang en particulier), dans la zone qui longe la frontière chinoise et dans la zone à l’est de Mogok, car des combats opposent l’armée birmane et des groupes ethniques armés.
La présence d’engins explosifs a été signalée ainsi que des incidents dans la zone auto-administrée Palaung.

Il est déconseillé, sauf raison impérative, d’emprunter la route entre Mandalay et Lashio, en voiture ou en train. Les activités de randonnée, à partir de Kyaukme et depuis la ville de Hsipaw, sont formellement déconseillées. Il est aussi formellement déconseillé d’utiliser la route reliant Kyaukme à Mogok (vallée des rubis), de jour comme de nuit, en raison des attaques fréquemment signalées. La ville de Mogok n’est accessible que sous réserve de la délivrance d’autorisations spéciales par les autorités birmanes.

État Rakhine (Arakan) : Il est formellement déconseillé de se rendre dans le nord du Rakhine, en raison des accrochages fréquents entre l’armée birmane et « l’armée arakanaise », et des tensions persistantes à la suite des violences intercommunautaires de 2012 et 2013. Des affrontements violents avec l’armée ont eu lieu près de la frontière entre le Bangladesh et l’État Rakhine à la mi-octobre 2016. Le reste de cet État, à l’exception de la station balnéaire de Ngapali et de son accès par l’aéroport de Thandwe, est déconseillé sauf raison impérative, y compris le site archéologique de Mrauk-U.

État Chin et région de Sagaing : En raison de la difficulté de s’y déplacer, il est déconseillé, sauf raison impérative, de se rendre dans l’État Chin. Il est formellement déconseillé de se rendre dans le sud-ouest de l’État Chin, dans la zone frontalière avec le Bangladesh, en raison de la présence de groupes armés. Par ailleurs, il est déconseillé sauf raison impérative de se rendre sur la zone frontalière entre l’Inde et la Birmanie (région de Sagaing) en raison de la présence de bandes armées liées aux trafics transfrontaliers. Le nord de la région de Sagaing, frontalier de l’Inde et de l’État Kachin, est formellement déconseillé.

Frontière avec la Thaïlande : En raison de la persistance d’incidents entre les groupes armés ethniques, l’armée et les gardes-frontières, il est formellement déconseillé de se rendre dans les zones qui bordent la frontière avec la Thaïlande, au sud de l’État Shan, dans l’État Kayah et dans le nord de l’État Kayin (Karen). À partir de Hpa-An jusqu’à l’extrême sud, il est déconseillé de se déplacer le long de la frontière thaïlandaise sauf raison impérative.

Il est enfin déconseillé sauf raison impérative de se rendre dans la ville de Meiktila. Des affrontements intercommunautaires avaient causé la mort de plusieurs dizaines de personnes et des déplacements de population en 2013. Si la situation s’est apaisée, les communautés déplacées n’ont toujours pas été relogées et des incidents ont été signalés dans les camps aux alentours de la ville.

La circulation le long des zones frontalières est limitée par les autorités birmanes. Un certain nombre de régions ou villes sont interdites aux étrangers ou soumises à autorisations.

Avant tout séjour, et une fois dans le pays, il est fortement conseillé aux voyageurs de s’informer des conditions locales auprès d’une agence de voyage, et de prendre connaissance des restrictions d’accès et des listes de zones et de villes où le séjour est soumis à autorisation spéciale par les autorités birmanes. Ces listes sont publiées sur le site du ministère de l’hôtellerie et du tourisme birman.

Tensions intercommunautaires

D’une manière générale, il est conseillé d’être extrêmement attentif et prudent aux abords des quartiers musulmans, ces derniers ayant été visés lors des affrontements intercommunautaires ayant eu lieu depuis 2012. Il convient de se tenir à l’écart de tout rassemblement de population, de rester attentif à l’environnement et de s’informer des éventuelles mesures de sécurité prises par les autorités locales.

Communications

La couverture téléphonique du territoire s’est améliorée progressivement mais les communications restent difficiles depuis de nombreuses zones, notamment en montagne ou dans le sud du pays. L’usage des téléphones satellite (Iridium, Thuraya…) est interdit dans tout le pays pour les touristes et les résidents.

Avertissement concernant la drogue

Les peines de prison sont très lourdes. Une personne présentant des traces de piqûres ou possédant de la drogue, même douce, peut être incarcérée, parfois sur dénonciation. Les autorités birmanes ne préviennent pas toujours les représentations diplomatiques de l’arrestation ou de l’incarcération d’un de leurs ressortissants.

Risques naturels

Activité sismique :

Le risque de séismes reste important en Birmanie. Un séisme de magnitude 6,8 a frappé la région de Bagan le 24 août 2016, faisant trois morts et des blessés. Des tremblements de terre de moindre intensité se produisent régulièrement, principalement dans la région de Sagaing, en raison d’une faille qui s’étend de cette région jusqu’à la côte bordant la mer d’Andaman. Si un tel événement survient, il est préférable de se mettre dans un endroit en plein air et dégagé et, si ce n’est pas possible, de s’abriter sous le chambranle d’une porte ou de s’allonger par terre derrière le dossier d’un canapé. Ne pas oublier qu’un violent tremblement de terre est toujours suivi de répliques. Il convient de prévenir l’ambassade le plus tôt possible, en précisant sa situation exacte dans le pays et son état de santé. Une fiche réflexe est disponible sur le site de l’ambassade : http://www.ambafrance-mm.org/Plaquette-seisme.

Mousson :

Durant la mousson (généralement de fin-mai à fin-octobre), certaines tempêtes peuvent générer des vents de 130 km/h et plus dans les États bordant la côte birmane. Il convient ainsi d’y être particulièrement vigilant. Les pluies violentes causent régulièrement des inondations, en province, mais aussi dans les principales villes du pays.

Baignade :

Il est recommandé aux personnes se rendant dans les stations balnéaires de Ngwesaung, Chaungtha (Région de l’Ayeyarwady / Irrawaddy) et Ngapali (tat Rakhine), de faire preuve de la plus grande prudence en raison de la présence de courants entraînant les baigneurs vers le large et de l’inexistence de toute surveillance et de tout secours sur les plages. En raison de l’absence de caisson hyperbare dans le pays, il convient de faire preuve de la plus grande prudence pour les activités de plongée sous-marine, en particulier dans l’archipel des Mergui (mer d’Andaman).

Accidents sur la voie publique :
Le nombre d’accidents impliquant des touristes et survenant sur la voie publique est en forte augmentation. La plus grande prudence est donc recommandée, notamment dans les circonstances suivantes :

  • Sur les trottoirs, toujours rester attentif car il peut y avoir des obstacles, des excavations non signalées ou des plaques d’égout manquantes (se munir d’une lampe la nuit car l’éclairage public est souvent insuffisant) ; durant la saison des pluies, garder à l’esprit que des trous ou de profonds fossés de drainage peuvent être dissimulés par une couche d’eau boueuse.
  • Au moment de traverser une rue, même sur un passage piétons ou à un feu rouge, bien vérifier en regardant des deux côtés qu’aucun véhicule n’arrive (certains véhicules sont susceptibles de rouler à contresens) et se méfier des angles morts. Les piétons sont rarement considérés comme prioritaires sur la voie publique.
  • La réglementation birmane n’autorise pas les touristes à conduire un véhicule à moteur ; il convient donc de refuser les offres des particuliers qui proposent à la location des motos ou des voitures sans chauffeur. La circulation des motos est interdite à Rangoun. En outre, les véhicules ne sont en général pas assurés et la plupart des assurances de voyage ont des garanties limitées en ce qui concerne l’utilisation de véhicules à moteur.
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