Birmanie

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Tensions dans l’Etat du Rakhine (Arakan)

Des combats entre les forces de sécurité birmanes et des groupes armés ont lieu dans le nord de l’État Rakhine (Arakan), près de la frontière avec le Bangladesh depuis le 25 août 2017. Cette zone est formellement déconseillée aux voyageurs depuis plusieurs années (voir onglet et carte « sécurité »).

Ces violences ont aggravé les tensions inter-communautaires dans le centre de cet État, en particulier dans la capitale régionale, Sittwe.

Dans ce contexte, il est conseillé d’éviter de se rendre dans le centre de l’État Rakhine (Arakan), y compris dans la ville de Sittwe et sur le site archéologique de Mrauk-U, jusqu’à ce que la situation soit stabilisée.

La situation sécuritaire n’a pas évolué dans le reste du pays, notamment dans les principales zones touristiques. Les recommandations et précautions d’usage, qui figurent dans l’onglet sécurité, sont toujours valables.

Sécurité

RISQUES ENCOURUS ET RECOMMANDATIONS ASSOCIEES

• Risques liés au conflit armé avec les groupes ethniques et aux tensions intercommunautaires

Malgré un accord de cessez-le-feu en novembre 2015 et la mise en œuvre d’un processus de paix avec l’arrivée au pouvoir du gouvernement d’Aung San Suu Kyi, les conflits avec de nombreux groupes armés ethniques continuent dans certaines zones du pays, en particulier dans les États frontaliers de la Chine.

D’une manière générale, il est conseillé d’être extrêmement attentif et prudent aux abords des quartiers musulmans, visés lors des affrontements intercommunautaires depuis 2012. Il convient de se tenir à l’écart de tout rassemblement de population, de rester attentif à l’environnement et de s’informer des éventuelles mesures de sécurité prises par les autorités locales.

• Mines antipersonnel

Dans les États Kayin (Karen), Shan, Kachin et Kayah, des décennies de combats ont laissé des champs de mines antipersonnel dispersés dans les zones de conflits (selon certaines sources non gouvernementales, la Birmanie serait au 3ème rang mondial pour le nombre de victimes dues aux mines sur les cinq dernières années). Dans ces États, il est fortement conseillé de rester sur les principaux axes routiers et les sentiers régulièrement empruntés, et de ne pas s’en éloigner. Des explosions de mines ou d’engins sont régulièrement signalées.

• Risques naturels

Activité sismique

Le risque de séismes reste important en Birmanie. Un séisme de magnitude 6,8 a frappé la région de Bagan le 24 août 2016, faisant trois morts et des blessés. Des tremblements de terre de moindre intensité se produisent régulièrement, principalement dans la région de Sagaing, en raison d’une faille qui s’étend de cette région jusqu’à la côte bordant la mer d’Andaman. Une fiche réflexe est disponible sur le site de l’ambassade :
https://mm.ambafrance.org/Plaquette-seisme

Mousson

Durant la mousson (mai à octobre), certaines tempêtes peuvent générer des vents de 130 km/h et plus dans les États côtiers. Il convient d’y être particulièrement vigilant. Les pluies violentes causent régulièrement des inondations, en province, et dans les principales villes du pays.

• Risques d’accidents sur la voie publique

Le nombre d’accidents impliquant des touristes est en forte augmentation. La plus grande prudence est donc recommandée, notamment dans les circonstances suivantes :

  • Sur les trottoirs, toujours rester attentif car il peut y avoir des obstacles, des excavations non signalées ou des plaques d’égout manquantes (se munir d’une lampe la nuit car l’éclairage public est insuffisant). Durant la saison des pluies, garder à l’esprit que des trous ou de profonds fossés de drainage peuvent être dissimulés par une couche d’eau boueuse.
  • Au moment de traverser une rue, même sur un passage pour piétons ou à un feu rouge, bien vérifier en regardant des deux côtés qu’aucun véhicule n’arrive (des véhicules sont susceptibles de rouler à contresens) et se méfier des angles morts. Les piétons sont rarement considérés comme prioritaires sur la voie publique.
ZONES DE VIGILANCE

Il est formellement déconseillé de se rendre :

  • dans le sud de l’État Kachin et dans l’extrême nord de l’État Shan, (région de Kokang en particulier), dans la zone qui longe la frontière chinoise et dans la zone à l’est de Mogok, car des combats opposent l’armée birmane et des groupes ethniques armés. La présence d’engins explosifs a été signalée ainsi que des incidents dans la zone auto-administrée Palaung.
  • dans l’État Kayah.
  • dans le nord de l’État Kayin (Karen).
  • dans le nord du Rakhine (Arakan), en raison des accrochages fréquents entre l’armée birmane et les combattants arakanais, et des tensions persistantes à la suite des violences intercommunautaires de 2012 et 2013. Des affrontements violents avec l’armée ont lieu régulièrement près de la frontière entre le Bangladesh et l’État Rakhine.
  • dans le sud-ouest de l’État Chin, dans la zone frontalière avec le Bangladesh, en raison de la présence de groupes armés.
  • dans le nord de la région de Sagaing, frontalier de l’Inde et de l’État Kachin.
  • dans les zones qui bordent la frontière du nord de la Thaïlande (à la frontière des Etats Shan, Kayah et Kayin), en raison de la persistance d’incidents entre les groupes armés ethniques, l’armée et les gardes-frontières.

Il est formellement déconseillé d’emprunter la route reliant Kyaukme à Mogok (vallée des rubis), de jour comme de nuit, en raison des attaques fréquemment signalées. La ville de Mogok n’est accessible que sous réserve de la délivrance d’autorisations spéciales par les autorités birmanes. Les activités de randonnée, à partir de Kyaukme et depuis la ville de Hsipaw, sont formellement déconseillées

Il est déconseillé sauf raison impérative de se rendre :

  • dans les villes de Myitkyina et de Putao, dans le nord du Kachin (par voie aérienne) Tout accès doit se faire dans la ville de Meiktila, au centre du pays (région de Mandalay). Des affrontements intercommunautaires avaient causé la mort de plusieurs dizaines de personnes et des déplacements de population en 2013. Si la situation s’est apaisée, les communautés déplacées n’ont toujours pas été relogées et des incidents ont été signalés dans les camps aux alentours de la ville.

Il est également déconseillé sauf raison impérative :

  • d’emprunter la route entre Mandalay et Lashio, en voiture ou en train.
  • dans le reste de l’État Chin.
  • dans le reste de l’Etat de Rakhine et dans le site archéologique de Mrauk-U, à l’exception de la station balnéaire de Ngapali et de son accès par l’aéroport de Thandwe.
  • de se déplacer le long de la frontière thaïlandaise, à partir de Hpa-An jusqu’à l’extrême sud.
  • de se rendre sur la zone frontalière entre l’Inde et la Birmanie (région de Sagaing) en raison de la présence de bandes armées liées aux trafics transfrontaliers.

Avant tout séjour, et une fois dans le pays, il est fortement conseillé aux voyageurs de s’informer des conditions locales auprès d’une agence de voyage, et de prendre connaissance des restrictions d’accès et des listes de zones et de villes où le séjour est soumis à autorisation spéciale par les autorités birmanes. Ces listes sont publiées sur le site du ministère de l’hôtellerie et du tourisme birman (en anglais).

RECOMMANDATIONS GENERALES

De manière générale, il est conseillé aux touristes souhaitant se rendre en Birmanie de :
• s’informer sur les conditions de sécurité dans les secteurs qu’ils entendent visiter ;
• éviter de photographier ou de filmer les forces de l’ordre et tout endroit susceptible d’être sous le contrôle de l’armée ou de la police ;
• observer une vigilance particulière lorsqu’ils se trouvent dans des lieux publics tels que les supermarchés, les gares, les galeries marchandes, ou au Bogyoke Aung San Market de Rangoun, et n’accepter aucune lettre ou paquet abandonné ou remis par un inconnu ;
• éviter les rassemblements de population ;
• ne jamais tenter de se procurer par quelque moyen que ce soit des fragments de monuments ou de statues, en particulier ayant un caractère religieux, comme les Bouddhas, y compris sur les marchés locaux (les contrôles à la sortie du territoire sont sérieux).

ACTIVITES SPORTIVES A RISQUE

Baignade

Les baignades en mer sont parmi les premières causes de mortalité chez l’enfant jeune en Birmanie. Il est recommandé aux personnes se rendant dans les stations balnéaires de Ngwesaung, Chaungtha (Région de l’Ayeyarwady / Irrawaddy) et Ngapali (Etat Rakhine), de faire preuve de la plus grande prudence en raison de la présence de courants entraînant les baigneurs vers le large et de l’inexistence de toute surveillance et de tout secours sur les plages.

Lors de la mousson, la mer devient dangereuse avec beaucoup de courants et de vagues de fond. La baignade en rivière peut exposer à la Leptospirose et à moindre degré à la Bilharziose (voir rubrique « Santé »).

Plongée sous-marine

Un avis médical (avec certificat) est nécessaire pour faire de la plongée sous-marine en Birmanie, qui nécessite de passer par des organismes certifiés. Il convient de faire preuve de la plus grande prudence pour les activités de plongée sous-marine, en particulier dans l’archipel des Mergui (mer d’Andaman). Il n’y pas de caisson de décompression en Birmanie. Toute victime d’accident de plongée doit être rapatriée vers la Thaïlande.

Randonnée

La Birmanie est bordée au Nord par le massif de l’Himalaya avec plusieurs sommets à 6 000 mètres d’altitude. En raison du mauvais état des infrastructures, en particulier en matière de santé, de la difficulté à mobiliser les secours en cas de problème et de la dangerosité de certaines zones du pays, il est fortement recommandé de s’adresser à une agence de voyage et de ne pas partir seul en randonnée. Un avis médical spécialisé est recommandé pour toute prévision de randonnée en altitude. Le camp de base de la plupart des sommets en Birmanie dans la région de l’Himalaya se trouve à plus de 4 000 mètre d’altitude.

Entrée / Séjour

FORMALITES D’ENTREE

• Visa

L’ambassade de Birmanie à Paris délivre normalement un visa de court séjour touristique (tourist visa) pour une durée de 28 jours consécutifs.

Depuis le 1er septembre 2014, il est possible de faire une demande préalable en ligne (« e-visa ») sur le site internet dédié en vue de la délivrance d’un visa birman. Cette procédure est valable pour les visas de tourisme (tourist visa, validité 28 jours) ou d’affaires (business visa, validité 70 jours) et le délai d’instruction de la demande est de trois jours. Le visa est ensuite délivré au moment de l’arrivée mais l’entrée sur le territoire doit se faire obligatoirement par voie aérienne.

• Contrôles

L’entrée et la sortie du territoire birman par voie aérienne doivent se faire par un aéroport international (Rangoun, Mandalay ou Naypyidaw). L’entrée sur le territoire par voie terrestre n’est autorisée qu’en quatre points situés le long de la frontière avec la Thaïlande (pour plus d’informations, voir le site en anglais du Ministère de l’Immigration et de la Population birman). Enfin, les étrangers ne sont pas autorisés à pénétrer et à circuler en Birmanie à bord de véhicules non immatriculés localement.

• Précautions à prendre avant le départ

Avant tout départ en Birmanie, il convient de s’assurer :

  • que son passeport a une durée de validité d’au moins 6 mois après la date d’arrivée dans le pays ;
  • de disposer de moyens de paiement suffisants pour ses frais de voyage et de séjour en numéraire avec des billets en très bon état, les travellers chèques n’étant pas acceptés et l’utilisation des cartes bancaires peu répandue, malgré la possibilité récente d’effectuer des retraits de faible montant aux distributeurs automatiques dans les principales villes (lire attentivement la rubrique « Infos utiles »).

Compte tenu de la faible capacité hôtelière du pays et de la très forte augmentation du nombre de touristes, il est indispensable de réserver son hébergement à l’avance, en particulier durant la haute saison touristique.

Les postes diplomatiques et consulaires ne prennent pas en charge les frais de séjour et de rapatriement.

• Passage des frontières

Il est formellement interdit par les autorités birmanes de franchir clandestinement ou sans autorisation spéciale les frontières avec la Chine, l’Inde, le Laos, le Bangladesh et la Thaïlande (à l’exception des quatre points de passage autorisés).

Les autorités militaires sont particulièrement vigilantes et sévères vis-à-vis des voyageurs qui tentent de pénétrer dans les zones interdites ou de franchir la frontière sans autorisation : les contrevenants sont passibles d’arrestation et de lourdes peines de prison.

Les autorités birmanes limitent la circulation le long des zones frontalières. Les frontières n’étant pas toujours clairement démarquées, il convient de se renseigner localement sur leur tracé et sur les points de passage autorisés.

REGLEMENTATION DOUANIERE

La Birmanie a adhéré à la Convention sur le commerce international des espèces en voie de disparition. Il existe donc des restrictions à l’exportation de certains souvenirs issus de ces espèces menacées d’extinction, comme ceux fabriqués à partir de tortues.

Le site internet de l’aéroport de Rangoun (en anglais) établit la liste de biens dont l’importation et l’exportation sont interdites, notamment les armes à feu, les drogues ou produits dangereux, les antiquités, les animaux sauvages, les revues ou textes pornographiques, les emblèmes religieux (notamment des reproductions de Bouddha, ou les emblèmes officiels de la Birmanie).

Il est interdit de rentrer ou sortir du pays avec une somme de plus de 10 000 dollars américains (USD) en liquide ou avec des objets de grande valeur (pierres précieuses), à moins de disposer d’une autorisation spécifique.

Les animaux domestiques peuvent être transportés, uniquement pour un long séjour et sous réserve qu’ils disposent d’un carnet de vaccination à jour, accompagné d’un certificat d’un vétérinaire (protocole antirabique en particulier).

La réglementation douanière étant peu claire, il convient de se renseigner à l’avance sur toute importation ou exportation, auprès de l’ambassade de Birmanie en France.

Santé

Un séjour à l’étranger implique pour tout voyageur de prendre certaines précautions de santé. La rubrique ci-dessous mentionne les indications essentielles. Toutefois, ces indications ne dispensent pas le voyageur d’une consultation avant le départ chez son médecin traitant et/ou dans un centre hospitalier spécialisé dans la médecine des voyages (et ceci suffisamment longtemps avant le départ, pour permettre le cas échéant les rappels de vaccins).

AVANT LE DÉPART

• Frais d’hospitalisation et dépenses de santé

Afin de faire face aux frais d’hospitalisation et aux dépenses de santé parfois très élevées à l’étranger, il est vivement recommandé de disposer d’un contrat d’assistance ou d’une assurance permettant de couvrir tous les frais médicaux (chirurgie, hospitalisation…) et de rapatriement sanitaire, au risque de ne pas avoir accès aux soins, y compris en cas d’urgence vitale. Ces frais ne pourront en aucun cas être pris en charge par l’ambassade de France sur place.

En cas d’urgence médicale : Les infrastructures de santé en Birmanie sont particulièrement vétustes. En cas de maladie sérieuse, il est préférable de se rendre en Thaïlande ou à Singapour.
En cas d’accident ou de problème de santé, il est formellement conseillé de se rendre à Rangoun, Mandalay ou Naypyidaw pour une hospitalisation ou une consultation, les hôpitaux des autres villes étant peu fiables.
A Rangoun, les voyageurs peuvent s’adresser 24 heures sur 24 :

  • à la clinique Parami International, 11th floor, 60 (G-1) New Parami Road, Mayangone Township, Rangoun. Tel : +95 931911541, +95 931911542, courriel : Samitivej.yangon chez gmail.com, dont l’équipe soignante comprend un médecin français.
  • à la clinique SOS International, Inya Lake Hotel, 37 Kaba Aye Road, Rangoun. Tél : +95 1 657 922, +95 1 667 879

• Recommandations pour votre Santé

Des randonnées sont organisées par certaines agences de voyage dans des régions très éloignées des principales villes du pays et tout à fait démunies de secours d’urgence et d’infrastructures hospitalières. Il est fortement conseillé aux personnes, même jeunes, voulant participer à ces excursions, de prévoir avant leur départ de France, une visite médicale pour s’assurer de leur parfaite aptitude à ces conditions très difficiles.
Consulter si besoin votre médecin traitant ou un centre de vaccinations internationales pour faire une évaluation de votre état de santé, et bénéficier de recommandations sanitaires notamment sur les vaccinations. Consulter éventuellement votre dentiste avant votre départ.

Constituer votre pharmacie personnelle en conséquence et n’emporter que les médicaments nécessaires ; ne jamais consommer des médicaments achetés dans la rue (risque de contrefaçons). Pour plus d’informations, consulter la fiche « Infos Pratiques ».

• Vaccinations

  • Aucune vaccination n’est obligatoire mais certaines vaccinations sont recommandées ; assurez-vous d’être à jour dans vos vaccinations habituelles mais aussi liées à toutes les zones géographiques visitées.
  • La mise à jour de la vaccination diphtérie-tétanos-poliomyélite (DTP) est recommandée en incluant Rubéole, Oreillons et Rougeole chez l’enfant ; la vaccination antituberculeuse est également souhaitable.
  • En fonction des conditions locales de voyages, les vaccinations contre la fièvre typhoïde, et les hépatites virales A et B peuvent être recommandées.
  • Il peut être recommandé d’être vacciné contre la méningite bactérienne en fonction des conditions locales de voyage.
  • La vaccination contre la rage peut également être proposée dans certains cas en fonction des conditions et lieux de séjour. De nombreux cas humains sont répertoriés en Birmanie chaque année. Demander conseil à votre médecin ou à un centre de vaccinations internationales.
  • Enfin, pour des séjours en zone rurale, une vaccination contre l’encéphalite japonaise peut être recommandée. Outre la vaccination, cette maladie virale étant transmise par les piqûres de moustiques, il est nécessaire de recourir à des mesures de protection contre les moustiques.
RISQUES SANITAIRES

• Maladies transmises par les moustiques

Dengue

La transmission du virus de la dengue est fréquente en Birmanie. La transmission de la dengue s’effectue par l’intermédiaire de moustiques infectés. Les symptômes de la maladie s’apparentent à ceux de la grippe (forte fièvre, douleurs articulaires, maux de tête). Il n’existe actuellement pas de traitement préventif contre l’infection de la dengue, mais un vaccin est en cours de développement. En cas de fièvre, un avis médical doit être pris rapidement. La prise en charge est donc avant tout symptomatique : prise d’antalgiques à base de paracétamol et le repos. Il faut impérativement éviter la prise d’aspirine et d’anti-inflammatoire. La prévention individuelle repose donc essentiellement sur les moyens de protection contre les piqûres de moustiques (cf. ci-après).

Chikungunya

La transmission du Chikungunya est possible. Il n’existe actuellement pas de traitement préventif pour cette maladie. La prévention individuelle repose donc essentiellement sur les moyens de protection contre les piqûres de moustiques (cf. ci-après). En cas de fièvre, un avis médical doit être pris rapidement. Plus d’informations sur http://inpes.santepubliquefrance.fr/10000/themes/maladies-moustiques/chikungunya/index.asp.

Paludisme

Il n’y a pas de paludisme sur les sites touristiques en Birmanie, ni dans les villes et les centres urbains. Les plaines situées au centre du pays et les zones arides sont généralement exemptes de paludisme. La transmission du paludisme est par contre possible toute l’année dans les zones rurales reculées des régions de collines boisées ainsi que dans les zones côtières de l’Etat de Rahkine.

Le paludisme (ou malaria) est une maladie parasitaire (potentiellement grave) transmise par les piqûres de moustiques en fin de soirée et la nuit. Les mesures classiques de protection contre les moustiques sont fortement recommandées (cf. ci-après). Pour ce qui est du traitement médicamenteux, il convient de s’adresser avant le départ à son médecin traitant ou à un centre hospitalier spécialisé dans la médecine des voyages. Le traitement devra être poursuivi après le retour en France pour une durée variable selon le produit utilisé.

Durant votre séjour, et pendant les deux mois qui suivent votre retour, en cas de fièvre, un avis médical doit être pris rapidement pour mettre en œuvre dès que possible un traitement antipaludique éventuel.

Encéphalite japonaise

Cette maladie, qui n’existe qu’en Asie, se transmet par des moustiques, en zone rurale. Dans le cadre d’un voyage touristique, la vaccination contre l’encéphalite japonaise n’est pas recommandée systématiquement pour tous les voyageurs qui se rendent en Asie, sauf séjour en zone rurale de plus de quatre semaines. Les mesures physiques contre les moustiques (vêtements longs, répulsifs, moustiquaires…) sont un moyen de prévention efficace pour les courts séjours. Plus d’informations sur http://www.who.int/mediacentre/factsheets/fs386/fr/.

Virus Zika

Le virus existe en Asie du Sud-Est, y compris en Birmanie, où la transmission est faible mais persistante. Des cas sporadiques d’infection par le virus Zika sont toujours possibles. Il est donc nécessaire de rester vigilant. Cette maladie est transmise par les piqûres de moustiques de type Aedes. Des cas de transmission du virus par voie sexuelle ont également été rapportés.

Les symptômes de la maladie sont généralement modérés (fièvre, maux de tête, douleurs articulaires, éruptions cutanées) et sont analogues à ceux observés au cours d’autres infections virales telles que la dengue. Toutefois, la survenue de complications graves telles que des cas de microcéphalies chez des nouveau-nés de femmes enceintes infectées par le virus et des complications neurologiques tels que des syndromes de Guillain Barré est attestée.
Il est notamment recommandé à tous :
• De respecter les mesures habituelles de prévention des piqûres de moustique (cf ci-dessous), ceci tant la nuit que le jour ;
• De consulter un médecin en cas de fièvre survenant pendant le voyage ou dans les semaines qui suivent le retour en France.
Il est conseillé aux femmes enceintes ou ayant un projet de grossesse de reporter leur voyage, et à défaut, de respecter les mesures de prévention des piqûres de moustique, d’éviter tout rapport sexuel non protégé pendant le voyage, et d’éviter tout rapport sexuel non protégé avec une personne ayant pu être infectée par le virus Zika.

En savoir plus :

1/ Risque de transmission par voie sexuelle : site du Haut conseil de la santé publique.
2/ Dossier d’informations sur la maladie à virus Zika (site du ministère en charge de la Santé).
3/ Recommandations pour les femmes enceintes (site du ministère en charge de la Santé).
4/ Recommandations pour la prévention des piqures de moustiques.

Mesures générales de prévention pour se protéger des moustiques :

  • Porter des vêtements couvrants, amples, légers, de couleur claire et imprégnés de traitement textile insecticide (efficace deux mois et résistant au lavage).
  • Utiliser des produits répulsifs cutanés.
  • Protéger son logement (moustiquaires, diffuseurs électriques, serpentins, climatisation, etc.).

• Animaux venimeux autre que les moustiques

Typhus des broussailles

Les piqûres de tiques sont fréquentes en Birmanie. Le typhus des broussailles est une maladie bactérienne transmise par des piqures d’acariens (tiques ou aoûtas) présents notamment dans les zones broussailleuses. La maladie est caractérisée par une forte fièvre élevée et des complications médicales graves sont possibles. La suspicion diagnostic impose une consultation médicale et la mise en route d’un traitement antibiotique. La prévention repose sur l’éviction des piqures de tiques et d’insectes.

Prévention contre les piqures de tiques

La prévention contre les autres infections transmises par les tiques inclut la couverture vestimentaire et l’application de répulsifs cutanés sur les parties découvertes. Il est de plus impératif, après toute promenade en milieu rural et particulièrement en forêt dans les régions infestées de rechercher la présence éventuelle de tiques sur le corps afin de les ôter très rapidement. Plus d’information sur http://www.ameli-sante.fr/morsures-de-tiques/la-conduite-a-tenir-en-cas-de-morsure-de-tique.html.

Insectes venimeux

Toute piqûre par insecte venimeux (araignée, guêpe, scolopendre, scorpion) accompagnée de troubles importants nécessite la consultation d’un médecin en urgence. Les insectes les plus venimeux en Birmanie sont les gros scolopendres.

Serpents

Il existe de nombreuses variétés de serpents en Birmanie mais les accidents sont exceptionnels. Il faut cependant être particulièrement vigilant le soir dans les jardins et en zone rurale. En cas d’envenimation, il faut immédiatement contacter un médecin après avoir essayé d’identifier le serpent, si c’est possible.

• Autres maladies

Grippe aviaire

Le virus aviaire H5N1 circule en Birmanie chez les oiseaux sauvages et les volailles, mais aucun cas humain n’a été confirmé à ce stade. Il n’y a pas de vaccin disponible à ce jour.

Les mesures suivantes sont recommandées :

  • éviter les endroits à risque élevé, comme les fermes d’élevage de volailles et les marchés d’animaux vivants ;
  • éviter tout contact avec les oiseaux et les volailles vivantes ou mortes non cuites, et plus généralement avec les animaux sauvages et d’élevage ;
  • éviter les surfaces contaminées par des excréments ou des sécrétions d’oiseaux ;
  • se laver les mains régulièrement avec de l’eau savonneuse ou avec des solutions de lavage hydro-alcooliques ;
  • éviter la consommation de produits alimentaires crus ou peu cuits, en particulier pour la viande et les œufs.

En cas de contact avec des animaux malades, notamment des oiseaux ou des volailles, consulter rapidement un médecin. En cas de symptômes compatibles, notamment fièvre, toux ou courbatures, consulter également un médecin.

Grippe saisonnière

Des cas de grippe saisonnière ont été rapportés en Birmanie, surtout en saison de mousson (de mai à octobre). De manière générale, il est conseillé de suivre des mesures d’hygiène classiques pour limiter les risques de transmission :

  • se laver les mains régulièrement avec de l’eau savonneuse ou avec des solutions hydro-alcooliques ;
  • utiliser des mouchoirs à usage unique pour éternuer, tousser et se moucher et les jeter dans des poubelles fermées ;
  • éviter de se toucher le nez, la bouche ou les yeux ;
  • éviter dans la mesure du possible le contact avec des personnes malades sans protection adaptée ;
  • éviter les lieux très fréquentés ;
  • nettoyer régulièrement les locaux et les surfaces qui ont pu être contaminées.

Il est également recommandé de consulter un médecin afin de discuter la mise à jour de la vaccination antigrippale, notamment chez les personnes à risque (notamment plus de 65 ans, femmes enceintes, malades chroniques, personnes immunodéprimés et obèses morbides). Le vaccin conseillé en général pour la grippe saisonnière est celui de l’hémisphère sud, qui est disponible de mai à août en Birmanie.

Rage

La rage est présente en Birmanie avec plus d’une centaine de cas humains rapportés chaque année. La rage est une maladie virale transmissible accidentellement à l’homme par un chien, renard ou chauve-souris atteints du virus par morsure ou léchage d’une muqueuse. La mortalité est très élevée en l’absence de prise en charge médicale rapide, et il n’existe aucun traitement curatif de la rage déclarée.

La vaccination préventive (en préexposition) avant un séjour en zone exposée peut être recommandée pour les voyageurs devant effectuer un séjour prolongé ou dans une situation d’isolement pendant le voyage. Elle peut être recommandée pour les jeunes enfants dès qu’ils marchent. Dans tous les cas, demander conseil à votre médecin ou à un centre de vaccinations internationales. Pour plus d’informations : http://social-sante.gouv.fr/soins-et-maladies/maladies/maladies-infectieuses/article/rage.
En cas de morsure par un animal en Birmanie, il faut consulter un médecin au plus vite à Rangoun, Mandalay ou Nay Pyi Taw pour commencer un traitement antirabique curatif.

Pour plus d’informations : http://social-sante.gouv.fr/soins-et-maladies/maladies/maladies-infectieuses/article/rage.

Fièvre Typhoïde

La fièvre typhoïde est une maladie bactérienne liée aux salmonelles. Les symptômes associent notamment une forte fièvre et des troubles digestifs et imposent une consultation médicale urgente car des complications graves sont possibles. Les précautions d’usage sont recommandées (cf. "Quelques règles simples").

Méningite

Des cas de méningite bactérienne sont régulièrement signalés notamment dans la région de Mandalay. La plus grande prudence est conseillée en cas de déplacement dans cette zone, notamment en cas de déplacement avec de jeunes enfants. Il est donc vivement recommandé de se faire vacciner contre la méningite et de consulter un médecin préalablement à un voyage, pour faire une évaluation sur la nécessité de vaccination contre le méningocoque. Pour plus d’informations, consulter ce lien www.info-meningocoque.fr/index.html.

Diarrhées

Les diarrhées (bactériennes, virales et parasitaires) sont très fréquentes en Birmanie et sont la première cause de maladie chez le voyageur. Toute diarrhée accompagnée par du sang dans les selles avec fièvre doit immédiatement faire l’objet d’une consultation médicale à Rangoun ou Mandalay. Les enfants sont très susceptibles de se déshydrater et il est conseillé d’emporter des médicaments adaptés à leur âge et poids. Emportez dans vos bagages les médicaments dont vous pourriez avoir besoin, en particulier les médicaments pour la diarrhée et des sachets de réhydratation orale.

Leptospirose et Bilharziose

Des cas de Leptospirose et de Bilharziose ont été rapportés en Birmanie. Ces maladies se contractent en nageant ou en marchant pieds nus dans de l’eau contaminée (rizières, réservoirs d’eau).

Infection par le virus VIH – IST

Concernant les maladies sexuellement transmissibles, il est recommandé de prendre toutes les précautions d’usage en la matière et d’éviter les comportements à risque. En cas d’accident, le traitement « PEP », Post Exposure Prophylaxis, est disponible à Rangoun.

QUELQUES RÈGLES SIMPLES
  • Se tenir à distance des cadavres d’animaux, des animaux et de leurs déjections.
  • Ne pas approcher les animaux errants et les chiens (risque de morsure et de rage) ; ne pas caresser les animaux rencontrés.
  • Veiller à votre sécurité routière (port de la ceinture de sécurité, port du casque à deux roues, siège auto pour les enfants).
  • Éviter les baignades dans les eaux stagnantes (risque d’infection parasitaire et de Leptospirose)
  • Éviter de marcher pieds nus sur le sable et les sols humides.

Pour se préserver des contaminations digestives ou de contact :

  • Se laver les mains régulièrement avec des solutions de lavage hydro-alcooliques, surtout avant et après les repas ou le passage aux toilettes.
  • Veiller à la qualité des aliments et surtout à leur bonne cuisson, en particulier œufs, viandes et crustacés.
  • Eviter la consommation de produits alimentaires (poisson, viande, volaille, lait) crus ou peu cuits. Peler les fruits et légumes et/ou les laver soigneusement (à l’eau saine).
  • Eviter les crudités, coquillages, plats réchauffés et buffets froids.
  • Ne boire que de l’eau ou des boissons encapsulées ou de l’eau rendue potable (filtration, ébullition ou à défaut produit désinfectant).
  • Eviter les glaçons et glaces, ainsi que la consommation de jus de fruits frais préparés de façon artisanale (dont le jus de canne à sucre), de légumes crus et de fruits non pelés. Ne consommer le lait que pasteurisé ou bouilli.
  • Eviter de consommer de la nourriture vendue dans la rue, sauf si elle est très bien cuite et le récipient encore fumant. Les buffets froids dans les hôtels et restaurants peuvent aussi comporter des risques.
Pour de plus amples renseignements, consultez les sites Internet suivants :

Infos utiles

TRANSPORT

Infrastructures routières

Il est interdit aux touristes de conduire une voiture ou une motocyclette. Il convient donc de refuser les offres des particuliers qui proposent à la location des motos ou des voitures sans chauffeur. En outre, les véhicules ne sont en général pas assurés et la plupart des assurances de voyage ont des garanties limitées en ce qui concerne l’utilisation de véhicules à moteur. Il est donc nécessaire de recourir aux services d’un chauffeur ou d’utiliser les transports publics.

Si le réseau de bus longues distances est relativement développé, les conditions de circulation demeurent délicates et les accidents de la route sont fréquents.
Dans les grandes villes, l’augmentation du nombre de véhicules en circulation se traduit non seulement par des embouteillages de plus en plus conséquents, mais également par un accroissement du nombre d’accidents de la circulation. La circulation des motos est interdite à Rangoun.

Transport ferroviaire

Le réseau ferroviaire et les trains birmans sont anciens et les voyages en train sont lents. D’autre part, les horaires peuvent être aléatoires et les retards sont fréquents.

Transport aérien

Une attention particulière doit être portée à la question de la sécurité des compagnies aériennes birmanes, la plupart des compagnies étant mal notées par les experts. Au regard de plusieurs sources aéronautiques indépendantes, il n’est pas certain que toutes les procédures de maintenance des avions de ces compagnies soient scrupuleusement respectées. Consultez la fiche de sécurité aérienne publiée par l’Aviation Safety Network pour la Birmanie.
Il convient par conséquent de faire preuve de la plus grande prudence lors de la réservation de vols domestiques sur les compagnies aériennes birmanes.

Par ailleurs, la périodicité et les horaires de certaines liaisons intérieures sont aléatoires et les retards de vols fréquents.

LEGISLATION LOCALE

Délinquance, trafic et usage de stupéfiants

La Birmanie est l’un des principaux pays producteur d’opiacées. De nombreux laboratoires illégaux de production de métamphétamines sont présents sur le territoire. Des organisations illégales, très dangereuses, se livrent au trafic de stupéfiants, dans les grandes villes et les zones rurales. Les peines de prison sont très lourdes. Une personne présentant des traces de piqûres ou possédant de la drogue, même douce, peut être incarcérée, parfois sur dénonciation. Les autorités birmanes ne préviennent pas toujours les représentations diplomatiques de l’arrestation ou de l’incarcération d’un de leurs ressortissants.

Prostitution

La législation est très sévère en matière de délits de mœurs. Des textes de loi récents interdisent la prostitution.

US ET COUTUMES

Le bouddhisme est la religion majoritaire en Birmanie. Il convient de respecter les coutumes locales, d’éviter les shorts et les tenues trop légères dans les lieux de culte ou les lieux publics et de suivre les recommandations des guides. Les chaussures et chaussettes doivent être ôtées à l’entrée des temples bouddhistes, y compris et en particulier dans les temples de Bagan. Il convient d’éviter de grimper sur les temples à Bagan ou dans d’autres sites archéologiques et d’utiliser les voies de passage autorisées et conseillées par les guides. De nombreux touristes ont été mis en cause ou arrêtés pour ne pas avoir respecté ces prescriptions.

Les moines bouddhistes étant des personnalités très respectées, il est recommandé d’éviter de leur adresser la parole et de les solliciter. Il est également interdit de perturber les cérémonies de culte bouddhiste (chants et prières).

L’armée ayant une place prépondérante et particulière en Birmanie, il convient d’éviter de prendre en photo des sites militaires ou des militaires ou policiers.

DIVERS

Moyens de paiement

En raison des sanctions américaines et du retard accumulé par le secteur bancaire, les transactions par cartes de crédit (American Express, Mastercard et Visa) sont rarement possibles, bien qu’en voie de développement. Les chèques de voyage ne sont pas acceptés. Cependant, compte tenu de l’allègement des sanctions en cours, il est désormais possible d’effectuer des retraits de faibles montants par carte de crédit Master Card et Visa dans les grandes villes. Par ailleurs, des transferts par Western Union sont possibles dans les grandes villes.
Des guichets de change officiels ont été ouverts dans les principales villes du pays, ainsi que dans quelques aéroports. Tout comme les changeurs dans la rue, ils exigent des billets en parfait état (euros ou dollars).

Toute personne se rendant actuellement en Birmanie doit impérativement se munir, avant son arrivée, de dollars ou d’euros en billets en très bon état (non pliés, sans tache ni déchirure) pour régler l’ensemble de ses dépenses sur place.

Communications

En raison de l’état du réseau téléphonique et internet, il est difficile de communiquer avec l’étranger en dehors des grandes villes, notamment en montagne ou dans le sud du pays. Les voyageurs veilleront à en aviser leurs familles.
Des accords d’itinérance avec les opérateurs français permettent dans les zones couvertes de téléphoner et de se connecter à internet en 3G avec une carte SIM française. Les tarifs sont toutefois élevés et il est plus avantageux d’acquérir une carte SIM de l’un des opérateurs locaux (il s’agit essentiellement de cartes prépayées).
L’usage des téléphones satellite (Iridium, Thuraya…) est interdit dans tout le pays pour les touristes et les résidents.

Installations électriques

En l’absence de normes, les installations ne sont pas toujours sans danger (notamment absence de prises de terre et de disjoncteurs de protection). Des cas d’électrocution ont été signalés dans certains hôtels de grand standing.

Représentation de pays membres de l’Union européenne

L’Ambassade de France en Birmanie assure la représentation en matière consulaire de la Belgique, de l’Espagne, du Portugal, de la République tchèque, de la Roumanie et de la Slovaquie.

Voyages d’affaires

VISA D’AFFAIRES

• Visa de tourisme ou Tourist Visa

Le visa de tourisme (Tourist Visa) est un visa d’une validité de 28 jours qui convient aux voyageurs d’affaires effectuant des visites occasionnelles et n’ayant pas de partenaire local. Ce visa est délivré par les ambassades et consulats birmans, avec des délais qui varient selon leur charge de travail et la fréquentation touristique. Ce visa peut également être obtenu au moment de l’arrivée en Birmanie, sous réserve, impérativement, d’avoir effectué une demande préalable par internet sur le site Myanmar eVisa. Il faut prévoir un délai d’approbation de 3 à 4 jours.

• Visa d’affaires ou Business Visa

Il existe plusieurs types de visas d’affaires. Les visas d’affaires (Business Visa) nécessitent une invitation de la part d’une entité publique ou privée birmane (l’ambassade de France n’est pas habilitée à fournir une telle invitation). Le visa d’affaires « single » autorise un séjour d’une durée de 70 jours à compter de la date d’entrée sur le territoire birman, sans entrées multiples. Les autres types de visas d’affaires, qui peuvent être à entrées multiples, autorisent des séjours de plus longue durée. Des informations peuvent être obtenues sur le site internet du ministère de l’immigration.

Comme pour le visa de tourisme, le visa d’affaires peut être délivré par les ambassades et consulats birmans et peut également être obtenu au moment de l’arrivée en Birmanie, sous réserve, impérativement, d’avoir effectué une demande préalable par internet sur le site Myanmar eVisa, en prévoyant un délai d’approbation de 3 à 4 jours. Suite à sa demande de « e-visa » par internet, le demandeur reçoit, en cas d’acceptation, un document PDF nominatif (« approval letter ») qui doit être utilisé dans les 90 jours suivant son émission afin d’obtenir un visa à l’arrivée à l’aéroport.

Le visa d’affaires (Business Visa) – et uniquement ce dernier – peut, de manière exceptionnelle, être délivré à l’aéroport sans accord préalable par la procédure du « e-visa ». Les modalités d’obtention de ce type de visa ("Visa on arrival") étant complexes et peu claires, il est conseillé de prendre l’attache de l’ambassade de Birmanie à Paris pour de plus amples informations (https://mm.ambafrance.org/Ambassade-de-Birmanie-en-France,273). Il est donc déconseillé de manière générale de faire appel à la procédure de visa à l’arrivée et en outre sans accord formel préalable des autorités birmanes.

RESEAUX DE COMMUNICATION

Il y a trois opérateurs de téléphonie mobile en Birmanie : MPT, l’opérateur « historique », ainsi qu’Ooredoo et Telenor, deux opérateurs privés dont les licences ont été accordées en 2014. La situation évolue très rapidement dans le domaine des télécommunications, avec un réseau qui s’étend et se modernise, sous la pression de la concurrence très forte entre les opérateurs.

Il existe des accords d’itinérance avec les opérateurs français permettant de téléphoner et de se connecter à internet en 3 voire 4G avec une carte SIM française. Les tarifs sont toutefois élevés et il est plus avantageux d’acquérir une carte SIM de l’un des opérateurs locaux (il s’agit essentiellement de cartes prépayées), même pour un court séjour. En effet, l’arrivée des opérateurs privés a provoqué une baisse spectaculaire du prix des cartes SIM et le prix d’une carte de l’un des trois opérateurs est maintenant de 1500 kyats (soit environ un euro). Le prix des recharges varie entre 1 000 et 10 000 kyats, avec un tarif d’utilisation de 20 – 50 kyats / minute en mode voix et 6 – 10 kyats / MO en mode données.

Si MPT propose la couverture la plus étendue sur l’ensemble du territoire, les trois opérateurs offrent la même qualité de service dans les principales villes ou lieux touristiques. Ainsi les villes de Rangoun, Mandalay et Nay Pyi Taw bénéficient d’une bonne couverture 4G. La connexion 4G se développe à Bagan, Monywa et Hpa-an. Nyaung Shwe, à proximité de Taunggyi, (Lac Inle) est actuellement en 3G et devrait bientôt recevoir une couverture 4G avec Ooredoo.
A noter que les pertes de connexion restent tout de même régulières.

DONNEES ECONOMIQUES

La Direction des entreprises et de l’économie internationale du ministère de l’Europe et des Affaires étrangères vous propose de consulter la fiche repères économiques Birmanie.

Contacts utiles

  • Service économique

Les Services économiques auprès des ambassades sont des services extérieurs de la Direction générale du Trésor. Ils ont pour missions l’analyse et la veille économique et financière, sur une base macroéconomique, l’animation des relations économiques, financières et commerciales bilatérales avec les pays de leur compétence, le soutien public au développement international des entreprises.

Service Économique de Yangon
Ambassade de France
102, Pyidaungsu Yeiktha Road, G.P.O. Box 563, Yangon, Myanmar
Tél. : +95 1 211 781 / +95 1 211 782
Télécopie : +95 1 211 781/ +95 1 211 782
Courriel : rangoun chez dgtresor.gouv.fr
Site internet : http://www.tresor.economie.gouv.fr/Pays/birmaniemyanmar

  • Business France

Opérateur public national au service de l’internationalisation de l’économie française, Business France valorise et promeut l’attractivité de l’offre de la France, de ses entreprises et de ses territoires.

Bureau Business France en Birmanie
102 Pyidaungsu Yeiktha Road - Yangon, Myanmar
Tel : + 951 230 21 68
Email : rangoun chez businessfrance.fr
Site internet : http://export.businessfrance.fr/birmanie-myanmar/export-birmanie-avec-notre-bureau.html
Jean-François GOUMY (Directeur Pays Thaïlande-Birmanie-Laos)

  • CCEF

Les conseillers du commerce extérieur de la France (CCEF) forment un réseau actif de plus de 4 000 membres dans 146 pays, au service de la présence française dans le monde. Ils mettent leur expérience pour conseiller les pouvoirs publics, parrainer les entreprises, former les jeunes aux métiers de l’international et promouvoir l’attractivité de la France pour les investissements internationaux.
Annuaire pour la Birmanie.

  • CCI

Les Chambres de Commerce et d’Industrie (CCI) Françaises à l’International sont des associations indépendantes de droit local qui regroupent des entreprises françaises et étrangères. Elles constituent un réseau mondial de relations et de contacts d’affaires de plus de 32 000 entreprises françaises et étrangères dans 83 pays.

Chambre de Commerce et d’Industrie France Myanmar (CCIFM)
Adresse : Parkside One Building
271-273, Bagayar Street
Sanchaung Township
Yangon, Myanmar
Tél : +95 51 09 33
Email : contact chez ccifrance-myanmar.org / afma.manager chez gmail.com
Site internet : www.ccifrance-myanmar.org

European Chamber of Commerce in Myanmar
Adresse : Parkside One Building
271-273 Bagayar Street
Sanchaung Township
Yangon, Myanmar
Tel : +95 94 50 58 23 35
Email : info chez eurocham-myanmar.org
Site internet : http://www.eurocham-myanmar.org/

  • AFD

L’Agence française de développement (AFD) est l’agence qui met en œuvre la politique du développement définie par le gouvernement français.
AFD Rangoun
Bureau 6001, 6ème étage
Pyay Garden Office Tower
No. 346/354, Pyay Road, Sanchaung Township,
Yangon, Myanmar
Tel : +95 1 53 65 10
Courriel : afdbangkok chez afd.fr
Site internet : http://www.afd.fr/home/pays/asie/geo-asie/birmanie

  • BAD

La Birmanie est membre de la Banque asiatique de développement (BAD), dont le site internet est consultable à l’adresse : http://www.adb.org/.
La page de la Birmanie est consultable à cette adresse : http://www.adb.org/countries/myanmar/main.

  • FMI

Sites internet :

Bureau du représentant résident du FMI en Birmanie.

La Birmanie et le FMI.

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