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Dernière mise à jour le : 28 octobre 2016 - Information toujours valide le : 9 décembre 2016

Dernière minute

Fortes tensions dans le nord de l’Etat Rakhine

L’attaque coordonnée de plusieurs postes de police, le 9 octobre dernier, dans le district de Maungdaw, près de la frontière avec le Bangladesh, a causé la mort de plusieurs policiers. L’armée a lancé une offensive pour arrêter les responsables. De nombreux incidents armés ont été signalés et la situation est encore très instable (couvre-feu, interdictions de se déplacer). Tout déplacement dans le nord de l’Etat Rakhine, en particulier dans les districts de Maungdaw et Buthidaung, est formellement déconseillé.

Incidents armés dans le district de Hsipaw, au nord de l’Etat Shan

Des incidents armés ont été signalés dans le district de Hsipaw, le 25 octobre, aux alentours de la ville du même nom qui se trouve sur la route qui relie Mandalay à Lashio. Il convient d’éviter de s’éloigner de cette route, en cas de voyage en voiture, et de ne pas entreprendre de déplacement dans la zone rurale de Hsipaw.

Sécurité

Risque terroriste

Malgré un accord de cessez-le-feu en novembre 2015 et la mise en œuvre d’un processus de paix avec l’arrivée au pouvoir du gouvernement d’Aung San Suu Kyi, les conflits avec de nombreux groupes armés ethniques continuent dans certaines zones du pays, en particulier dans les États frontaliers de la Chine.

Dans les États Kayin (Karen), Shan, Kachin et Kayah, des décennies de combats ont laissé des champs de mines antipersonnel dispersés dans les zones de conflits (selon certaines sources non gouvernementales, la Birmanie serait au 3ème rang mondial pour le nombre de victimes dues aux mines sur les cinq dernières années). Dans ces États, il est fortement conseillé de rester sur les principaux axes routiers et les sentiers régulièrement empruntés, et de ne pas s’en éloigner. Des explosions de mines ou d’engins sont régulièrement signalées.

De manière générale, il est conseillé aux touristes souhaitant se rendre en Birmanie de :

  • s’informer sur les conditions de sécurité dans les secteurs qu’ils entendent visiter ;
  • éviter de photographier ou de filmer les forces de l’ordre et tout endroit susceptible d’être sous le contrôle de l’armée ou de la police ;
  • observer une vigilance particulière lorsqu’ils se trouvent dans des lieux publics tels que les supermarchés, les gares, les galeries marchandes, ou au Bogyoke Aung San Market de Rangoun, et n’accepter aucune lettre ou paquet abandonné ou remis par un inconnu ;
  • éviter les rassemblements de population.

Il est formellement interdit par les autorités birmanes de franchir clandestinement ou sans autorisation spéciale les frontières avec la Chine, l’Inde, le Laos, le Bangladesh et la Thaïlande (à l’exception des quatre points de passage autorisés). Les autorités militaires sont particulièrement vigilantes et sévères vis-à-vis des voyageurs qui tentent de pénétrer dans les zones interdites ou de franchir la frontière sans autorisation : les contrevenants sont passibles d’arrestation et de lourdes peines de prison.
Les frontières n’étant pas toujours clairement démarquées, il convient de se renseigner localement sur leur tracé et sur les points de passage autorisés.

Zones interdites et zones à éviter

État Kachin : En raison des affrontements armés, il est formellement déconseillé de se rendre dans l’État Kachin. Les villes de Myitkyina et de Putao, dans le nord du Kachin, constituent une exception et sont déconseillées sauf raison impérative, à condition d’y accéder par voie aérienne.

Nord de l’État Shan : Il est formellement déconseillé de se rendre dans l’extrême nord de l’État Shan (région de Kokang en particulier), dans la zone qui longe la frontière chinoise et dans la zone à l’est de Mogok, car des combats opposent l’armée birmane et des groupes ethniques armés.
La présence d’engins explosifs a été signalée ainsi que des incidents dans la zone auto-administrée Palaung.

Il est déconseillé, sauf raison impérative, d’emprunter la route entre Mandalay et Lashio, en voiture ou en train. Les activités de randonnée, à partir de Kyaukme et depuis la ville de Hsipaw, sont formellement déconseillées. Il est aussi formellement déconseillé d’utiliser la route reliant Kyaukme à Mogok (vallée des rubis), de jour comme de nuit, en raison des attaques fréquemment signalées. La ville de Mogok n’est accessible que sous réserve de la délivrance d’autorisations spéciales par les autorités birmanes.

État Rakhine (Arakan) : Il est formellement déconseillé de se rendre dans le nord du Rakhine, en raison des accrochages fréquents entre l’armée birmane et « l’armée arakanaise », et des tensions persistantes à la suite des violences intercommunautaires de 2012 et 2013. Des affrontements violents avec l’armée ont eu lieu près de la frontière entre le Bangladesh et l’État Rakhine à la mi-octobre 2016. Le reste de cet État, à l’exception de la station balnéaire de Ngapali et de son accès par l’aéroport de Thandwe, est déconseillé sauf raison impérative, y compris le site archéologique de Mrauk-U.

État Chin et région de Sagaing : En raison de la difficulté de s’y déplacer, il est déconseillé, sauf raison impérative, de se rendre dans l’État Chin. Il est formellement déconseillé de se rendre dans le sud-ouest de l’État Chin, dans la zone frontalière avec le Bangladesh, en raison de la présence de groupes armés. Par ailleurs, il est déconseillé sauf raison impérative de se rendre sur la zone frontalière entre l’Inde et la Birmanie (région de Sagaing) en raison de la présence de bandes armées liées aux trafics transfrontaliers. Le nord de la région de Sagaing, frontalier de l’Inde et de l’État Kachin, est formellement déconseillé.

Frontière avec la Thaïlande : En raison de la persistance d’incidents entre les groupes armés ethniques, l’armée et les gardes-frontières, il est formellement déconseillé de se rendre dans les zones qui bordent la frontière avec la Thaïlande, au sud de l’État Shan, dans l’État Kayah et dans le nord de l’État Kayin (Karen). À partir de Hpa-An jusqu’à l’extrême sud, il est déconseillé de se déplacer le long de la frontière thaïlandaise sauf raison impérative.

Il est enfin déconseillé sauf raison impérative de se rendre dans la ville de Meiktila. Des affrontements intercommunautaires avaient causé la mort de plusieurs dizaines de personnes et des déplacements de population en 2013. Si la situation s’est apaisée, les communautés déplacées n’ont toujours pas été relogées et des incidents ont été signalés dans les camps aux alentours de la ville.

La circulation le long des zones frontalières est limitée par les autorités birmanes. Un certain nombre de régions ou villes sont interdites aux étrangers ou soumises à autorisations.

Avant tout séjour, et une fois dans le pays, il est fortement conseillé aux voyageurs de s’informer des conditions locales auprès d’une agence de voyage, et de prendre connaissance des restrictions d’accès et des listes de zones et de villes où le séjour est soumis à autorisation spéciale par les autorités birmanes. Ces listes sont publiées sur le site du ministère de l’hôtellerie et du tourisme birman.

Tensions intercommunautaires

D’une manière générale, il est conseillé d’être extrêmement attentif et prudent aux abords des quartiers musulmans, ces derniers ayant été visés lors des affrontements intercommunautaires ayant eu lieu depuis 2012. Il convient de se tenir à l’écart de tout rassemblement de population, de rester attentif à l’environnement et de s’informer des éventuelles mesures de sécurité prises par les autorités locales.

Communications

La couverture téléphonique du territoire s’est améliorée progressivement mais les communications restent difficiles depuis de nombreuses zones, notamment en montagne ou dans le sud du pays. L’usage des téléphones satellite (Iridium, Thuraya…) est interdit dans tout le pays pour les touristes et les résidents.

Avertissement concernant la drogue

Les peines de prison sont très lourdes. Une personne présentant des traces de piqûres ou possédant de la drogue, même douce, peut être incarcérée, parfois sur dénonciation. Les autorités birmanes ne préviennent pas toujours les représentations diplomatiques de l’arrestation ou de l’incarcération d’un de leurs ressortissants.

Risques naturels

Activité sismique :

Le risque de séismes reste important en Birmanie. Un séisme de magnitude 6,8 a frappé la région de Bagan le 24 août 2016, faisant trois morts et des blessés. Des tremblements de terre de moindre intensité se produisent régulièrement, principalement dans la région de Sagaing, en raison d’une faille qui s’étend de cette région jusqu’à la côte bordant la mer d’Andaman. Si un tel événement survient, il est préférable de se mettre dans un endroit en plein air et dégagé et, si ce n’est pas possible, de s’abriter sous le chambranle d’une porte ou de s’allonger par terre derrière le dossier d’un canapé. Ne pas oublier qu’un violent tremblement de terre est toujours suivi de répliques. Il convient de prévenir l’ambassade le plus tôt possible, en précisant sa situation exacte dans le pays et son état de santé. Une fiche réflexe est disponible sur le site de l’ambassade : http://www.ambafrance-mm.org/Plaquette-seisme.

Mousson :

Durant la mousson (généralement de fin-mai à fin-octobre), certaines tempêtes peuvent générer des vents de 130 km/h et plus dans les États bordant la côte birmane. Il convient ainsi d’y être particulièrement vigilant. Les pluies violentes causent régulièrement des inondations, en province, mais aussi dans les principales villes du pays.

Baignade :

Il est recommandé aux personnes se rendant dans les stations balnéaires de Ngwesaung, Chaungtha (Région de l’Ayeyarwady / Irrawaddy) et Ngapali (tat Rakhine), de faire preuve de la plus grande prudence en raison de la présence de courants entraînant les baigneurs vers le large et de l’inexistence de toute surveillance et de tout secours sur les plages. En raison de l’absence de caisson hyperbare dans le pays, il convient de faire preuve de la plus grande prudence pour les activités de plongée sous-marine, en particulier dans l’archipel des Mergui (mer d’Andaman).

Accidents sur la voie publique :
Le nombre d’accidents impliquant des touristes et survenant sur la voie publique est en forte augmentation. La plus grande prudence est donc recommandée, notamment dans les circonstances suivantes :

  • Sur les trottoirs, toujours rester attentif car il peut y avoir des obstacles, des excavations non signalées ou des plaques d’égout manquantes (se munir d’une lampe la nuit car l’éclairage public est souvent insuffisant) ; durant la saison des pluies, garder à l’esprit que des trous ou de profonds fossés de drainage peuvent être dissimulés par une couche d’eau boueuse.
  • Au moment de traverser une rue, même sur un passage piétons ou à un feu rouge, bien vérifier en regardant des deux côtés qu’aucun véhicule n’arrive (certains véhicules sont susceptibles de rouler à contresens) et se méfier des angles morts. Les piétons sont rarement considérés comme prioritaires sur la voie publique.
  • La réglementation birmane n’autorise pas les touristes à conduire un véhicule à moteur ; il convient donc de refuser les offres des particuliers qui proposent à la location des motos ou des voitures sans chauffeur. La circulation des motos est interdite à Rangoun. En outre, les véhicules ne sont en général pas assurés et la plupart des assurances de voyage ont des garanties limitées en ce qui concerne l’utilisation de véhicules à moteur.
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Entrée / Séjour

Visa

L’ambassade de Birmanie à Paris délivre normalement un visa de court séjour touristique ("tourist visa") pour une durée de 28 jours consécutifs.

  • Depuis le 1er septembre 2014, il est possible de faire une demande préalable en ligne (« e-visa ») sur le site dédié http://evisa.moip.gov.mm/ en vue de la délivrance d’un visa birman. Cette procédure est valable pour les visas de tourisme (« tourist visa », validité 28 jours) ou d’affaires (« business visa », validité 70 jours) et le délai d’instruction de la demande est de trois jours. Le visa est ensuite délivré au moment de l’arrivée mais l’entrée sur le territoire doit se faire obligatoirement par voie aérienne.
  • L’entrée et la sortie du territoire birman par voie aérienne doivent se faire par un aéroport international (Rangoun, Mandalay ou Naypyidaw). L’entrée sur le territoire par voie terrestre n’est autorisée qu’en quatre points situés le long de la frontière avec la Thaïlande (pour plus d’informations, voir le site du Ministère de l’Immigration et de la Population birman). Enfin, les étrangers ne sont pas autorisés à pénétrer et à circuler en Birmanie à bord de véhicules non immatriculés localement.

Avant tout départ en Birmanie, il convient de s’assurer :

  • que son passeport a une durée de validité d’au moins 6 mois après la date d’arrivée dans le pays ;
  • de disposer de moyens de paiement suffisants pour ses frais de voyage et de séjour en numéraire avec des billets en très bon état, les travellers chèques n’étant pas acceptés et l’utilisation des cartes bancaires très peu répandue, malgré la possibilité récente d’effectuer des retraits de faible montant aux distributeurs automatiques dans les principales villes (lire attentivement la rubrique « Infos utiles »).

Les postes diplomatiques et consulaires ne prennent pas en charge les frais de séjour et de rapatriement.

  • Compte tenu de la faible capacité hôtelière du pays et de la très forte augmentation du nombre de touristes, il est indispensable de réserver son hébergement à l’avance, en particulier durant la haute saison touristique.

Santé

Avant le départ

Consultez votre médecin (éventuellement votre dentiste) et souscrivez à une compagnie d’assistance couvrant les frais médicaux et de rapatriement sanitaire.

Des randonnées sont organisées par certaines agences de voyage dans des régions très éloignées des principales villes du pays et tout à fait démunies de secours d’urgence et d’infrastructures hospitalières. Il est fortement conseillé aux personnes, même jeunes, voulant participer à ces excursions, de prévoir avant leur départ de France, une visite médicale pour s’assurer de leur parfaite aptitude à ces conditions très difficiles.

Prévention des maladies transmises par piqûres d’insectes
  • Virus Zika : La transmission du virus Zika est considérée comme possible en Birmanie. Cette maladie est transmise par les piqûres de moustiques de type Aedes. Des cas de transmission du virus par voie sexuelle ont également été rapportés. Les symptômes de la maladie sont généralement modérés (fièvre, maux de tête, douleurs articulaires, éruptions cutanées) et sont analogues à ceux observés au cours d’autres infections virales telles que la dengue. Toutefois, la survenue de complications graves telles que des cas de microcéphalies chez des nouveau-nés de femmes enceintes infectées par le virus et des complications neurologiques tels que des syndromes de Guillain Barré semblent possibles. Au total, il est notamment recommandé à tous :
    • de respecter les mesures habituelles de prévention des piqûres de moustique (vêtements longs, répulsifs anti-moustiques, climatisation, moustiquaire), nuit et jour ;
    • de consulter un médecin en cas de fièvre survenant pendant le voyage ou dans les semaines qui suivent le retour en France.
    Le ministère des Affaires étrangères et du Développement international rappelle que la décision d’annuler ou de maintenir un voyage à l’étranger appartient au seul voyageur.

En savoir plus :
1/ Dossier d’informations sur la maladie à virus Zika(site du ministère des affaires sociales, de la Santé et des droits des femmes).
2/ Recommandations pour les femmes enceintes (site du ministère des affaires sociales, de la Santé et des droits des femmes).
3/ Recommandations pour la prévention des piqures de moustiques.
4/ Risque de transmission par voie sexuelle : site du Haut conseil de la santé publique

  • Dengue / chikungunya : présence endémique de la dengue et du chikungunya : des précautions doivent être prises dans l’ensemble du pays. Ces maladies virales sont transmises par les piqûres de moustiques : il convient donc de respecter les mesures habituelles de protection (vêtements longs, produits anti-moustiques à utiliser sur la peau et sur les vêtements, diffuseurs électriques, air conditionné). La dengue pouvant prendre une forme potentiellement grave, il est vivement recommandé de consulter un médecin en cas de fièvre persistant plus de deux jours (la prise d’aspirine est déconseillée). Sur place, ou après le retour en France, la survenue de fièvre doit inciter à consulter un médecin.
  • Paludisme : il n’y a pas de paludisme sur les sites touristiques en Birmanie et la prise d’un traitement médicamenteux n’est plus recommandée par l’OMS sauf si un voyage en zone forestière est envisagé (zones frontalières dont l’accès est souvent restreint). Dans ce dernier cas, il faudra consulter votre médecin avant le départ pour un traitement préventif et prendre avec vous aussi le traitement curatif, car aucun traitement préventif n’est efficace à 100%. Les mesures de protection de base sont les mêmes que pour la dengue, sauf que le moustique du paludisme (anophèle) pique la nuit, tandis que celui de la dengue (aedes) pique le jour. Sur place, ou après le retour en France, la survenue de fièvre doit inciter à consulter un médecin.
  • Encéphalite japonaise : cette maladie, qui n’existe qu’en Asie, se transmet par des moustiques, en zone rurale. Ces cas peuvent être mortels ou engendrer des séquelles neurologiques graves. De ce fait, la vaccination contre l’encéphalite japonaise peut être nécessaire pour tout voyage prolongé (plus de 4 semaines) en zone rurale en Birmanie. Dans le cadre d’un voyage touristique, il semble que les mesures physiques (vêtements longs, répulsifs…) soient une arme efficace et suffisante. Le vaccin est actuellement disponible en Birmanie.
Vaccinations

La mise à jour de la vaccination diphtérie-tétanos-poliomyélite est conseillée, en incluant la rougeole, les oreillons et la rubéole chez les enfants. Autres vaccinations conseillées : fièvre typhoïde, hépatites virales A et B, encéphalite japonaise. Dans tous les cas demandez conseil à votre médecin ou à un centre de vaccinations internationales.

Rage

La rage est présente en Birmanie avec plus d’une centaine de cas humains rapportés chaque année. Il est absolument déconseillé de caresser ou jouer avec les chiens et les chats en Birmanie. Pour les séjours prolongés en zone rurale et pour les enfants, la vaccination contre la rage pourra vous être conseillée par votre médecin. En cas de morsure par un animal en Birmanie, il faut consulter un médecin au plus vite à Rangoun ou Mandalay pour commencer un traitement antirabique. Les immunoglobulines humaines antirabiques ne sont pas disponibles en Birmanie. Dans tous les cas, demandez conseil à votre médecin ou à un centre de vaccinations internationales.

Hygiène alimentaire

Il est conseillé de ne pas boire l’eau du robinet :

  • préférez les eaux en bouteilles capsulées. A défaut, consommez de l’eau filtrée, bouillie et décontaminée ;
  • évitez l’ingestion de glaçons, de jus de fruits frais, de légumes crus et de fruits non pelés ;
  • évitez la consommation d’aliments (poisson, viande, volaille, lait) insuffisamment cuits ;
  • veillez à un lavage régulier et soigneux des mains avant chaque repas.
Diarrhées

Les diarrhées (bactériennes, virales et parasitaires) sont fréquentes en Birmanie et sont la première cause de maladie chez le voyageur. Toute diarrhée accompagnée par du sang dans les selles avec fièvre doit faire immédiatement consulter un médecin à Rangoun ou Mandalay. Les enfants sont très susceptibles de se déshydrater et il est conseillé d’emporter des médicaments adaptés à leur âge et poids.

Méningite

Des cas de méningite à méningocoque du groupe B ont été signalés en mars 2016 dans la région de Mandalay. La maladie a touché une dizaine d’enfants, dont 4 sont décédés. D’une manière générale, la vaccination méningococcique est recommandée en cas de séjour dans une zone où sévit une épidémie de méningite à méningocoque, dans des conditions de contact étroit et prolongé avec la population locale. Il est recommandé de consulter un médecin afin d’évaluer la nécessité de le vacciner contre le méningocoque B.

VIH - Sida

Prévalence non négligeable du VIH - sida. Toute mesure de prévention est indispensable. En cas d’accident, le traitement « PEP » Post Exposure Prophylaxis est disponible à Rangoun.

Quelques règles simples
  • Evitez les baignades dans les eaux stagnantes (risque d’infection parasitaire).
  • Evitez de marcher pieds nus sur le sable et les sols humides.
  • Ne caressez pas les animaux que vous rencontrez.
  • Veillez à votre sécurité routière (port de la ceinture de sécurité en automobile ou du casque à moto).
  • La mer peut être dangereuse en Birmanie, et les enfants doivent être surveillés au bord de la piscine. La plus grande prudence est recommandée pour la plongée sous-marine, car il n’y a pas de caisson hyperbare en Birmanie.
  • Ne consommez jamais de médicaments achetés dans la rue.
  • Emportez dans vos bagages les médicaments dont vous pourriez avoir besoin, en particulier vos médicaments habituels de France et les médicaments pour la diarrhée.
En cas d’urgence médicale

En cas d’accident ou de problème de santé, il est formellement conseillé de se rendre à Rangoun, Mandalay ou Naypyidaw pour une hospitalisation ou une consultation, les hôpitaux des autres villes étant peu fiables. Le personnel des hôtels ou des agences de voyages savent vers quel centre de soins diriger un touriste souffrant.

A Rangoun, les voyageurs peuvent s’adresser 24 heures sur 24 :
• à la clinique Parami International, 11th floor, 60 (G-1) New Parami Road, Mayangone Township, Rangoun. Tel : +95 931911541, +95 931911542, courriel : Samitivej.yangon@gmail.com, dont l’équipe soignante comprend un médecin français.

• A la clinique SOS International, Inya Lake Hotel, 37 Kaba Aye Road, Rangoun. Tél : +95 1 657 922, +95 1 667 879

En cas de maladie sérieuse, il est préférable de se rendre en Thaïlande ou à Singapour. N’oubliez pas de souscrire à une assurance évacuation / rapatriement et frais médicaux avant votre départ.

Pour de plus amples renseignements, consultez les sites Internet suivants :

Infos utiles

Us et coutumes

Le bouddhisme est la religion majoritaire. Il convient de respecter les coutumes locales, d’éviter les shorts et les tenues trop légères dans les lieux de culte et de suivre les recommandations des guides.

Législation locale

Ne jamais tenter de voler des fragments de monuments ou de statues. Les contrôles à la sortie du territoire sont sérieux. Les bijoux et objets de valeur doivent, pour être exportés, avoir été payés en dollars et être accompagnés d’une facture en trois exemplaires d’un magasin autorisé.

La législation est très sévère en matière de délits de mœurs. Des textes de loi récents interdisent la prostitution.

Moyens de paiement

En raison des sanctions américaines et du retard accumulé par le secteur bancaire, les transactions par cartes de crédit (American Express, Mastercard et Visa) sont très rarement possibles. Les chèques de voyage ne sont pas davantage acceptés. Cependant, compte tenu de l’allègement des sanctions en cours, il est désormais possible d’effectuer des retraits de faibles montants par carte de crédit Master Card et Visa dans les grandes villes. Par ailleurs, des transferts par Western Union sont désormais possibles dans les grandes villes.

Des guichets de change officiels ont été ouverts dans les principales villes du pays, ainsi que dans quelques aéroports. Tout comme les changeurs dans la rue, ils exigent des billets en parfait état (euros ou dollars).

Toute personne se rendant actuellement en Birmanie doit impérativement se munir, avant son arrivée, de dollars ou d’euros en billets en très bon état (non pliés, sans tache ni déchirure) pour régler l’ensemble de ses dépenses sur place.

Communications

En raison de l’état du réseau téléphonique et internet, il est difficile de communiquer avec l’étranger en dehors des grandes villes. Les voyageurs veilleront à en aviser leurs familles.

Des accords d’itinérance avec les opérateurs français permettent dans les zones couvertes de téléphoner et de se connecter à internet en 3G avec une carte SIM française. Les tarifs sont toutefois élevés et il est plus avantageux d’acquérir une carte SIM de l’un des opérateurs locaux (il s’agit essentiellement de cartes prépayées).

Installations électriques

En l’absence de normes, les installations ne sont pas toujours sans danger (notamment absence de prises de terre et de disjoncteurs de protection). Des cas d’électrocution ont été signalés dans certains hôtels de grand standing.

Représentation de pays membres de l’Union européenne

L’ambassade de France en Birmanie assure la représentation en matière consulaire de la Belgique, de l’Espagne, du Portugal, de la République tchèque, de la Roumanie et de la Slovaquie.

Transport aérien
  • Une attention particulière doit être portée à la question de la sécurité des compagnies aériennes birmanes, la plupart des compagnies étant mal notées par les experts. Au regard de plusieurs sources aéronautiques indépendantes, il n’est pas certain que toutes les procédures de maintenance des avions de ces compagnies soient scrupuleusement respectées. Consultez la fiche de sécurité aérienne publiée par l’Aviation Safety Network pour la Birmanie.
  • Un avion de la compagnie aérienne Air Bagan s’est écrasé près de Heho (état Shan) le 25 décembre 2012, faisant 2 morts et 11 blessés. Il transportait 65 passagers dont 48 touristes étrangers.
  • Il convient par conséquent de faire preuve de la plus grande prudence lors de la réservation de vols domestiques sur les compagnies aériennes birmanes.
  • Par ailleurs, la périodicité et les horaires de certaines liaisons intérieures sont aléatoires et les retards de vols fréquents.
Infrastructures routières

Il est interdit aux touristes de conduire une voiture ou une motocyclette. Il est donc nécessaire de recourir aux services d’un chauffeur ou d’utiliser les transports publics.

Si le réseau de bus longues distances est relativement développé, les conditions de circulation demeurent délicates et les accidents de la route sont fréquents.

Dans les grandes villes, l’augmentation du nombre de véhicules en circulation se traduit non seulement par des embouteillages de plus en plus conséquents, mais également par un accroissement du nombre d’accidents de la circulation.

Transport ferroviaire

Le réseau ferroviaire et les trains birmans sont anciens et les voyages en train sont lents. D’autre part, les horaires peuvent être aléatoires et les retards sont fréquents.

Voyages d’affaires

Visa d’affaires
  • Tourist- Visa

Le visa de tourisme ("Tourist Visa") est un visa d’une validité de 28 jours qui convient aux voyageurs d’affaires effectuant des visites occasionnelles et n’ayant pas de partenaire local.

Ce visa est délivré par les ambassades et consulats birmans, avec des délais qui varient selon leur charge de travail et la fréquentation touristique. Ce visa peut également être obtenu au moment de l’arrivée en Birmanie, sous réserve d’avoir effectué une demande préalable par internet sur le site Myanmar eVisa – prévoir un délai d’approbation de 3 à 4 jours.

  • Business Visa

Le visa d’affaires ("Business Visa") nécessite une invitation de la part d’une entité publique ou privée birmane (l’ambassade de France n’est pas habilitée à fournir une telle invitation). Il autorise un séjour d’une durée de 70 jours à compter de la date d’entrée sur le territoire birman.

L’avantage du visa d’affaires est qu’il peut comporter la mention d’entrées multiples.

Comme pour le visa de tourisme, ce visa peut être délivré par les ambassades et consulats birmans et peut également être obtenu au moment de l’arrivée en Birmanie, sous réserve d’avoir effectué une demande préalable par internet sur le site Myanmar eVisaprévoir un délai d’approbation de 3 à 4 jours. Suite à une demande de « e-visa » par internet, le demandeur reçoit, en cas d’acceptation, un document PDF nominatif (« approval letter ») qui doit être utilisé dans les 90 jours suivant son émission afin d’obtenir un visa à l’arrivée à l’aéroport.

Le visa d’affaires ("Business Visa") – et uniquement ce dernier – peut également être délivré à l’aéroport sans accord préalable ("Visa on arrival"). Attention toutefois dans ce cas car le visa peut être refusé au moment de l’arrivée sur le territoire birman (par exemple si l’invitant ne figure pas sur la liste des entités agréées détenue par les services de l’immigration) et le voyageur se trouve alors refoulé vers son dernier port d’embarquement. Il est donc déconseillé de faire appel à la procédure de visa à l’arrivée sans accord préalable des autorités birmanes.

Réseaux de télécommunications

Il y a aujourd’hui trois opérateurs de téléphonie mobile en Birmanie : MPT, l’opérateur « historique », ainsi qu’Ooredoo et Telenor, deux opérateurs privés dont les licences ont été accordées en 2014. La situation évolue très rapidement dans le domaine des télécommunications, avec un réseau qui s’étend et se modernise, sous la pression de la concurrence très forte entre les opérateurs.

Il y a des accords d’itinérance avec les opérateurs français permettant de téléphoner et de se connecter à internet en 3G avec une carte SIM française. Les tarifs sont toutefois élevés et il est plus avantageux d’acquérir une carte SIM de l’un des opérateurs locaux (il s’agit essentiellement de cartes prépayées), même pour un court séjour. En effet, l’arrivée des opérateurs privés a provoqué une baisse spectaculaire du prix des cartes SIM et le prix d’une carte de l’un des trois opérateurs est maintenant de 1500 kyats (soit environ un euro). Le prix des recharges varie entre 1 000 et 10 000 kyats, avec un tarif d’utilisation de 20 – 50 kyats / minute en mode voix et 6 – 10 kyats / MO en mode données.

Taux de couverture des réseaux de téléphonie mobile et internet haut débit :

  • MPT  : couverture la majorité du territoire en 2G et 3G, c’est la plus étendue des trois opérateurs (95% de la population).
  • Ooredoo : bonne couverture à Yangon, Mandalay et Naypyidaw en 3G uniquement. Treize régions sur quatorze sont couvertes avec l’objectif de parvenir à une couverture de près de 100% du territoire en 2019.
  • Telenor : Couverture à Yangon, Mandalay et Naypyidaw en 2G et 3G. Le reste du pays sera progressivement connecté (62% de la population est actuellement couverte, l’objectif étant d’atteindre 90% du territoire dans les 5 ans).
Données économiques

Avec une population de 53 millions d’habitants, le pays dispose en 2014 d’un PIB par habitant de 1198 dollars et d’un PIB de 64 milliards de dollars. Le PIB du pays a crû de 2,8% par an entre 2009 et 2014.

La Birmanie est le 114 ème client de la France et son 66 ème excédent. La France a exporté vers la Birmanie 95 millions d’euros de biens en 2014. Les exportations ont augmenté de 50% par an entre 2009 et 2014. Le solde commercial de la France avec le pays s’établit à 32 millions d’euros.

Le pays présente des marchés en croissance dans les secteurs suivants : aéronautique, énergie, notamment la production d’électricité, ville durable (mobilité, services urbains), tourisme, produits pharmaceutiques, infrastructures et bâtiment. De manière générale, l’ouverture récente du pays ouvre de nombreuses perspectives malgré une concurrence très vive.

La Direction des entreprises et de l’économie internationale du ministère des Affaires étrangères et du Développement international vous propose de consulter la fiche repères économiques Birmanie.

Contacts utiles

  • Service économique

Les Services économiques auprès des ambassades sont des services extérieurs de la Direction générale du Trésor. Ils ont pour missions l’analyse et la veille économique et financière, sur une base macroéconomique, l’animation des relations économiques, financières et commerciales bilatérales avec les pays de leur compétence, le soutien public au développement international des entreprises.

Service Économique de Yangon
Ambassade de France
102, Pyidaungsu Yeiktha Road, G.P.O. Box 563, Yangon, Myanmar
Tél. : +95 1 211 781 / +95 1 211 782
Télécopie : +95 1 211 781
Courriel : dominique.causse@dgtresor.gouv.fr

  • Business France

Opérateur public national au service de l’internationalisation de l’économie française, Business France valorise et promeut l’attractivité de l’offre de la France, de ses entreprises et de ses territoires.

Bureau Business France en Birmanie
102 Pyidaungsu Yeiktha Road - Yangon, Myanmar
Tel : + 951 230 21 25
Email : rangoun@businessfrance.fr

Jean-François GOUMY (Directeur Pays Thaïlande-Laos)

  • CCEF

Les conseillers du commerce extérieur de la France (CCEF) forment un réseau actif de plus de 4 000 membres dans 146 pays, au service de la présence française dans le monde. Ils mettent leur expérience pour conseiller les pouvoirs publics, parrainer les entreprises, former les jeunes aux métiers de l’international et promouvoir l’attractivité de la France pour les investissements internationaux.

Annuaire pour la Birmanie.

  • CCI

Les Chambres de Commerce et d’Industrie (CCI) Françaises à l’International sont des associations indépendantes de droit local qui regroupent des entreprises françaises et étrangères. Elles constituent un réseau mondial de relations et de contacts d’affaires de plus de 32.000 entreprises françaises et étrangères dans 83 pays.

Chambre de Commerce et d’Industrie France Myanmar (CCIFM)
Adresse : Parkside One Building
271-273, Bagayar Street
Sanchaung Township
Yangon, Myanmar
Tél : +95 510933
Email : contact@ccifrance-myanmar.org / afma.manager@gmail.com
Site internet : www.ccifrance-myanmar.org

  • AFD

L’Agence française de développement (AFD) est l’agence qui met en œuvre la politique du développement définie par le gouvernement français.

La Birmanie relève de l’agence de Bangkok :

Agence de Bangkok
AFD Bangkok
35/F – Exchange Tower Unit 3501-02
388 Sukhumvit Road, Klongtoey BANGKOK 10 110, Thailand
Tel : +662 663 60 90
Fax : +662 663 60 77
Courriel : afdbangkok@afd.fr
Site internet : http://thailande.afd.fr

  • BAD

La Birmanie est membre de la Banque asiatique de développement (BAD), dont le site internet est consultable à l’adresse : http://www.adb.org/.

La page de la Birmanie est consultable à l’adresse : http://www.adb.org/countries/myanmar/main.

  • FMI

Sites internet :

Bureau du représentant résident du FMI en Birmanie.

La Birmanie et le FMI.

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