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A la demande des autorités maliennes et à la suite de résolutions adoptées par le Conseil de sécurité des Nations Unies, la France s’est engagée militairement contre les groupes terroristes qui occupent une partie du Mali. Cet engagement, de même que celui des pays membres de la CEDEAO dont le Bénin fait partie, est susceptible d’avoir des répercussions sur la sécurité des Français résidents ou de passage au Bénin.
Bien que les autorités béninoises se soient engagées à exercer une surveillance particulière sur les lieux exposés, le risque d’enlèvement ou d’attentat existe au Bénin. Il est formellement déconseillé de circuler de nuit et il est déconseillé sauf raison impérative de séjourner dans la zone comprise entre la route nationale inter-Etats (RNIE) n°2 et la frontière nigériane de Tchaourou à Malanville et dans le parc national du W.
Sécurité
Il est demandé à tous nos ressortissants d’observer une vigilance accrue et d’adopter une posture de prudence en toutes circonstances et en particulier lors de déplacements sur des axes ou dans des lieux nouveaux et dans les transports en commun.
Il est déconseillé sauf raison impérative de séjourner dans la zone comprise entre la route nationale inter-Etats (RNIE) n°2 et la frontière nigériane de Tchaourou à Malanville et dans le parc national du W.
Pour des raisons liées à la sécurité routière, il est formellement déconseillé de circuler de nuit sur les routes et les pistes. Par ailleurs, des « coupeurs-de-route » sévissent ponctuellement sur l’ensemble des routes inter-Etats (RNIE). Les attaques se déroulent la plupart du temps de nuit, à proximité des agglomérations et des zones frontalières (dernier exemple en date : le lundi 21 mars 2011, quatre véhicules de transport en commun ont fait l’objet d’une attaque à main armée à l’entrée ouest de Ouidah, faisant une victime parmi les passagers) ;
éviter certains quartiers de Cotonou la nuit (le port, le long des voies ferrées du centre ville, les plages) ;
ne pas porter de sacs ou bijoux dans certains lieux très fréquentés (marché Dantokpa) ;
n’avoir sur soi que de petites sommes en argent liquide et éviter de manipuler beaucoup d’argent en public. Un billet de 5 000 FCFA représente une somme importante localement et peut susciter la convoitise ;
être prudent sur les plages de Cotonou qui sont peu sûres, de jour comme de nuit ;
ne pas s’attarder dans les zones frontalières avec le Nigeria de manière à réduire les risques de rencontre avec les trafiquants ;
ne pas prendre de photographies ou filmer des personnes sans leur autorisation préalable (une rétribution peut être éventuellement demandée) ;
ne pas photographier ou filmer les infrastructures publiques (aéroport, gares, bâtiments de l’administration).
En cas de long séjour, il est recommandé de se faire enregistrer auprès du Consulat de France.
La législation au Bénin prévoit de lourdes sanctions à l’encontre des auteurs de viols, d’attentats à la pudeur, d’actes de débauche et de dépravation. Les peines sont aggravées si la victime est mineure (l’âge légal de la majorité sexuelle au Bénin est fixé par la loi à 21 ans). En tout état de cause et conformément à l’article 113-6 du code pénal, la loi pénale française est applicable à tout crime commis par un Français hors du territoire de la République. Les ressortissants français coupables d’une infraction sexuelle punie par la loi française et commise au Bénin peuvent aussi être poursuivis en France en application de la loi 98-468 du 17 juin 1998 pour des faits constitutifs de délits à caractère sexuel y compris si ceux-ci ne sont pas réprimés par la législation locale (articles 227-22 et suivants du code pénal).
Au Bénin, le cannabis est considéré, tout comme l’héroïne et la cocaïne, comme une drogue dite « à haut risque ». Toute tentative d’emporter avec soi lors du voyage retour, l’une de ces drogues est qualifiée sur le plan pénal de trafic international quelle que soit la quantité. Les peines encourues sont de dix à vingt ans de prison, assorties d’amendes (référence légale au Bénin : article 96 de la loi 97-025 du 18 juin 1997 relative au contrôle des drogues et des précurseurs).
La France n’ayant pas de convention de transfèrement de prisonniers avec le Bénin, toute peine d’emprisonnement, si lourde soit-elle, doit être purgée au Bénin.

Transports
Le permis de conduire international et un contrat d’assurance local sont obligatoires.
Les grandes routes, qui relient Cotonou au Nigeria, au Togo, au Niger et au Burkina Faso, sont dans un état assez satisfaisant, à l’exception du tronçon Cotonou/Bohicon, très détérioré. L’approvisionnement en carburant ne pose pas de problèmes si l’on fait preuve d’un minimum de prévoyance lors de voyages vers le Nord. En effet, il est fréquent que les stations services connaissent des ruptures de stock.
Attention : les accidents de la route constituent la première cause de mortalité chez les expatriés. La vétusté de nombreux véhicules et notamment des poids lourds, ainsi que le non-respect des limitations de vitesse augmentent les risques d’accidents. Il est conseillé de vérifier l’entretien des véhicules de location. La signalisation défaillante, pour ne pas dire inexistante, des véhicules rend la conduite de nuit encore plus périlleuse que de jour. Pour cette raison, il est fortement déconseillé de rouler la nuit.
En cas d’accident, conduire la victime à l’hôpital ou chez le médecin le plus proche et surtout avant que la population ne réagisse. En cas de réaction violente des témoins de l’accident, quitter les lieux et s’arrêter au premier poste de police pour déclarer l’accident (à Cotonou, au commissariat central).
Pour des déplacements à l’intérieur du pays, on peut utiliser l’autocar (surtout la compagnie Africa Lines dont les horaires présentent l’avantage d’être réguliers ; ou éventuellement, pour les villes non desservies par celle-ci, les taxis brousses).
A Cotonou, il est recommandé de porter un casque pour les déplacements en motos-taxi, appelés localement "zem", "zemidjans" ou "kekenons".
Le transport ferroviaire des voyageurs est inexistant.
Seule une petite compagnie, TRANS-AIR BENIN, assure les liaisons Cotonou / Natitingou et Cotonou / Parakou.
Entrée / Séjour
Le visa et une vaccination antiamarile (fièvre jaune) sont obligatoires. Un billet de retour ou pour une autre destination (prouvant que le séjour au Bénin est temporaire) ou le versement d’une caution peuvent être exigés.
Le visa n’est pas délivré à l’aéroport ni aux postes frontières. Il doit être obtenu avant le départ auprès de l’ambassade ou du consulat du Bénin dans le pays de résidence.
Ne pas oublier le carnet de vaccination qui sera exigé à l’arrivée au Bénin.
Pour de plus amples informations, prendre l’attache de l’Ambassade du Bénin à Paris Adresses des missions étrangères en France (sur le site de la Maison des Français de l’étranger).
Santé
Consultez votre médecin (éventuellement votre dentiste) et souscrivez un contrat auprès d’une compagnie d’assistance couvrant les frais médicaux et le rapatriement sanitaire. Ne pas oublier d’emporter avec soi le contact de l’assureur et le numéro de sociétaire.
Ne pas hésiter à appeler l’Association médico-sociale du Bénin (AMS) pour prendre des renseignements préalables, notamment en cas de pathologie préexistante et nécessitant des soins spécifiques.
Tél : +229 21 30 10 27.
Adresse électronique : amsbenin@gmail.com
Du 13 janvier au 6 février 2010, 69 cas de choléra ont été enregistrés par les autorités sanitaires : 63 (dont 4 décès) dans la commune de Bonou, département de l’Ouémé (Sud-Est), et 6 (dont 1 décès) à Cotonou. Selon ces mêmes autorités, le manque d’hygiène et les problèmes sanitaires à Bonou contraignent les populations de cette localité à consommer l’eau du fleuve, ce qui est de nature à favoriser l’épidémie du choléra. Cette épidémie survient en saison sèche alors que les épidémies de choléra en Afrique de l’Ouest surviennent plus fréquemment pendant la saison des pluies. En septembre 2008, plus de 527 cas suspects de choléra, dont 2 décès (létalité 0,4%), avaient été rapportés principalement à Cotonou et en banlieue (Abomey-Calavi). Des cas avaient également été rapportés à Porto-Novo.
Cette maladie parasitaire transmise par les piqûres de moustiques impose le recours à des mesures de protection individuelle (sprays, crèmes, diffuseurs électriques, moustiquaires…)
A ces mesures, doit s’ajouter un traitement médicamenteux adapté à chaque individu : il convient de s’adresser à votre médecin habituel ou à un centre de conseils aux voyageurs.
Le traitement devra être poursuivi après le retour en France durant une durée variable selon le produit utilisé.
Classification : zone 3
Durant votre séjour, et durant les deux mois qui suivent votre retour, en cas de fièvre, un avis médical doit être pris rapidement, pour mettre en œuvre dès que possible un traitement anti-paludique éventuel. Ne pas oublier de signaler à votre médecin que vous avez fait un séjour en zone impaludée, même six mois après.
A titre informatif, il est conseillé de consulter l’encart "Grippe aviaire" figurant dans Infos pratiques/Risques sanitaires. La Direction Générale de la Santé recommande aux voyageurs d’éviter tout contact avec les volailles et les oiseaux, c’est-à-dire de ne pas se rendre dans des élevages, ni sur les marchés aux volatiles. Les recommandations générales d’hygiène lors des voyages dans les pays en développement, qui visent à se protéger des infections microbiennes, sont préconisées.
Comme souvent au début de l’année, de nombreux cas de méningite à méningocoque sont rapportés. La vaccination anti-méningococcique (à méningo A+C+W135) est vivement recommandée.
La vaccination contre la fièvre jaune est obligatoire (à pratiquer dans un centre agréé).
La mise à jour de la vaccination diphtérie-tétanos-poliomyélite est recommandée.
Le nord du Bénin est affecté chaque année, notamment au cours de la saison sèche (décembre à mars) par des épidémies de méningite bactérienne qui touchent la zone sahélienne du continent. Il est vivement recommandé aux voyageurs de se faire vacciner (vaccin anti-méningococcique A + C) notamment en cas de déplacement dans les départements de l’Atacora et du Borgou.
Autres vaccinations conseillées (selon conditions d’hygiène et durée du séjour) : fièvre typhoïde, hépatites virales A et B.
La vaccination contre la rage peut également être proposée dans certains cas.
Demandez conseil à votre médecin ou à un centre de vaccinations internationales.
Prévention de la diarrhée du voyageur et du choléra :
Faire particulièrement attention avec les enfants.
Il est conseillé de ne pas boire l’eau du robinet : préférez les eaux en bouteilles capsulées. A défaut, consommez de l’eau filtrée, bouillie et décontaminée.
Evitez l’ingestion de glaçons, de jus de fruits frais, de légumes crus et de fruits non pelés.
Evitez la consommation d’aliments (poisson, viande, volaille, lait) insuffisamment cuits.
Veillez à un lavage régulier et soigneux des mains avant chaque repas.
Prévalence non négligeable du VIH-Sida. Toute mesure de prévention est indispensable.
Eviter les baignades dans les eaux stagnantes (risque d’infection parasitaire) ;
Eviter de marcher pieds nus sur le sable et les sols humides ;
Ne pas caresser les animaux rencontrés ;
Veiller à votre sécurité routière (port de la ceinture de sécurité en automobile ou du casque en moto) ;
Ne jamais consommer de médicaments achetés dans la rue ;
Emporter dans ses bagages les médicaments nécessaires pendant la durée du séjour.
Il est fortement recommandé de rentrer en France pour tout incident sérieux de santé.
Ambulances : +229 21 301 760 / +229 21 300 656
Urgences CNHU : +229 21 304 652 / +229 21 077 945
SAMU : +229 21 307 336
Numéro d’urgence de l’ambassade : +229 90 90 52 88
CNHU : +229 21 300 155 / +229 21 300 556
Clinique Atinkanmey : +229 21 312 276 (polyvalente + cardiologie)
Polyclinique des Cocotiers : +229 21 301 420 (polyvalente + gynécologie)
Clinique Mahouna : +229 21 301 435 (polyvalente + orthopédie)
Clinique opthalmologique La Lumière : +229 21 310 444 / +229 21 310 345
Clinique ORL Avicennes : +229 21 310 097
Laboratoire d’analyses médicales Toxi Labo : +229 21 321 680
Centre de radiologie Sezo : +229 21 300 268
Pharmacie Camp Guezo : +229 21 315 552 / +229 21 313 555
Pharmacie Jonquet : +229 21 31 20 80
En bordure du parc naturel de la Pendjari, au nord du pays :
Hôpital St Jean de Dieu de Tanguieta : +229 21 83 00 11, +229 21 83 00 10, +229 21 83 00 36.
Institut Pasteur (fiche pays)
Institut de veille sanitaire
Organisation Mondiale de la Santé
Compléments
Le Bénin est un pays où cultures et traditions anciennes sont encore très présentes. Il est impératif de faire preuve de discrétion et de réserve en matière de religion et de ne pas photographier "à la sauvette" des manifestations ou des marchés traditionnels, comme aussi de respecter les différents cultes.
Taux d’alcoolémie toléré : 0,8 g/l.
L’usage de stupéfiants est interdit (répression de la conduite sous l’emprise de la drogue), notamment de cannabis et la répression est sévère.
Les délits de moeurs dans lesquels sont impliqués des Européens sont sévèrement réprimés. Une loi béninoise punit « les actes impudiques entre des personnes de même sexe ou avec un mineur de moins de 21 ans » (âge légal de la majorité sexuelle au Bénin).
Il est vivement conseillé aux voyageurs de faire preuve de vigilance lorsqu’ils effectuent des achats sur le réseau Internet. Certains individus proposent sur des sites d’annonces ou par courriels des biens et produits divers (motos, jet-skis, véhicules, camping-cars, téléphones portables, animaux exotiques, etc.) à des prix très attractifs. Voir aussi la rubrique sur la cybercriminalité à l’adresse suivante : http://ambafrance-bj.org/La-cybercriminalite-au-Benin,1828.
Il est recommandé avant tout achat de se renseigner sur l’existence au Bénin du fournisseur, société commerciale ou personne privée, soit auprès du ministère de l’Industrie et du Commerce extérieur BP 363 Cotonou BENIN Tél: +229 21 31 52 67, soit sur des annuaires internationaux en ligne. Des renseignements complémentaires peuvent être demandés par courriel au Consulat de France à Cotonou : consulat.cotonou-fslt@diplomatie.gouv.fr
Les baignades sont déconseillées toute l’année sur les plages du littoral en raison de la barre dangereuse et des courants violents qui font plusieurs victimes chaque année.
Zone sud : climat équatorial, forte humidité. Saison sèche de novembre à mars et de mi-juillet à mi-septembre. Saison des pluies : d’avril à mi-juillet et de mi-septembre à octobre.
Zone nord : climat tropical. Saison sèche : de novembre à mai. Saison des pluies : de juin à septembre.
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