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Bangladesh

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Dernière mise à jour le: 5 mai 2014 - Information toujours valide le: 22 juillet 2014

Dernière minute

Tensions politiques

Après les élections générales du 5 janvier 2014, le climat politique s’est considérablement apaisé. Cependant, les divers scrutins locaux qui devraient s’échelonner jusqu’à l’été occasionnent une agitation sporadique et limitée aux lieux des scrutins. Des affrontements entre partisans du parti au pouvoir et opposants continuent de défrayer la chronique. Ces incidents prennent une tournure nouvelle sous la forme d’une recrudescence des enlèvements de personnalités impliquées dans la vie politique.

Jusqu’à présent, aucun étranger n’a été inquiété par ces incidents. La vigilance habituelle doit s’appliquer néanmoins.

Les voyageurs et les résidents sont invités à se tenir informés de la situation locale et à se renseigner auprès de notre ambassade (numéro d’urgence consulaire : +880 171 309 04 50).

Sécurité

Alors que l’enclave diplomatique de Banani, Baridhara, et Gulshan à Dacca est généralement sans danger, la violence politique pourrait se propager jusque dans cette zone.

Il est recommandé, lors des périodes de manifestations, de grèves nationales ou d’élections à venir, d’éviter les routes 79 et 86 dans le quartier de Gulshan 2 à Dacca où se situent le siège d’un parti politique et la résidence du chef du principal parti d’opposition. Des événements imprévus de grande ampleur s’y produisent fréquemment et débordent sur ces routes, les rendant impraticables et potentiellement dangereuses.

En outre, dans le centre-ville de Dacca, les zones de Naya Paltan, de la mosquée nationale Baitul Mukarram, de Muktangan (zone bordée par la mosquée Baitul Mukarram à l’Est, de la poste centrale -GPO- au Sud, le Secrétariat à l’Ouest, et la voie Topkhana au Nord) ainsi que l’itinéraire Topkhana - Motijheel doivent être évités en raison des nombreux rassemblements politiques à ces endroits.

Il est, en règle générale, recommandé d’éviter toute manifestation de rue et tout rassemblement politique. Les voyageurs sont invités à se tenir informés (plusieurs journaux en anglais disponibles) et à se renseigner auprès de notre ambassade (numéro d’urgence consulaire : +88 0171 309 04 50) afin d’éviter de se déplacer dans les quartiers concernés par les manifestations.

Les agressions violentes, un temps éradiquées, ont repris sporadiquement. Il reste en conséquence pertinent d’observer les mesures de prudence suivantes :

• éviter d’emprunter rickshaws, baby-taxis, tricycles motorisés et deux roues (motos, scooters, vélos) la nuit tombée ;

• redoubler de prudence lors des périodes de fêtes (Ramadan, Aïds) au cours desquelles la ville se vide de ses habitants. Les rues sont alors dégagées, facilitant l’action des malfaiteurs motorisés.

• éviter de déambuler à pied dès la tombée de la nuit, en particulier pour les femmes seules, quelle que soit la distance à parcourir.

En cas d’incident, il est impératif de rester calme et de ne pas résister. En cas de plainte déposée auprès d’un commissariat, il est fortement recommandé aux femmes de s’y rendre accompagnées.

• Adopter une tenue vestimentaire stricte et discrète, respectueuse des coutumes locales, en particulier dans certaines régions (plage de Cox’s Bazar où le bikini n’est pas toléré et où même le maillot de bain une pièce est mal accepté). Il est vivement recommandé aux femmes de porter, notamment lorsqu’elles sont seules dans la rue, des vêtements longs couvrant particulièrement les épaules. Les mini-jupes et les décolletés sont à proscrire absolument.

• Ne rien accepter, même sous emballage scellé, de la part d’inconnus et ne consommer que ce que vous aurez vous-mêmes acheté.

Les ressortissants français sont fortement incités à ne pas voyager dans les districts de Khagrachari, Rangamati et de Bandarban (collectivement appelés les Chittagong Hill Tracts) en raison d’enlèvements et d’autres incidents de sécurité.

Les étrangers qui voyagent dans la région des Chittagong Hill Tracts sont tenus de s’enregistrer auprès des autorités locales.

Il est recommandé d’éviter tout voyage dans ces régions. Des cas d’enlèvements, de trafics d’armes et de stupéfiants ont été signalés ainsi que des affrontements entre Bangladais et réfugiés Rohingya dans les zones à proximité des camps de réfugiés dans les environs de Teknaf, Kutupalong et Ukhia, région de Cox’s Bazar. Une extrême prudence est à exercer dans ces lieux ainsi que sur l’île de Saint Martin.

Grève générale ("Hartal") :

Durant les grèves générales, il est impératif de respecter les consignes suivantes :

• S’éloigner de toute manifestation de rue et se tenir à l’écart de tout rassemblement politique.

• La situation étant susceptible d’évoluer avec des préavis très courts, il est recommandé de se renseigner auprès de l’Ambassade de France au Bangladesh, ainsi que sur les sites bangladais d’information en continu (tels que http://www.bdnews24.com/), afin d’éviter les déplacements dans les quartiers concernés par les manifestations.

• Enfin, tout incident, même mineur, étant susceptible de dégénérer de façon imprévisible, il convient de se tenir éloigné de tout rassemblement de foules, y compris en dehors des périodes de trouble.

Moussons / intempéries
  • Durant la mousson (début juillet à fin septembre) le niveau des eaux monte, y compris à Dacca : les flaques temporaires peuvent y atteindre près d’un mètre de profondeur et occasionner de forts encombrements.
  • De fortes inondations sont habituelles durant la mousson, avec parfois des préavis très courts, en fonction des pluies non seulement au Bangladesh mais aussi en amont, en Inde et au Népal. Il est alors fréquent que les routes soient coupées. Les déplacements par voie terrestre durant la mousson doivent être entrepris avec précaution, avec des véhicules appropriés et en tenant compte des dernières informations météorologiques.
  • Durant la saison des orages (imprévisibles, soudains et d’une rare violence) de la mi-avril à la fin du mois de mai, il est formellement déconseillé d’emprunter les bateaux ou les ferries sur les voies fluviales et encore moins dans la baie du Bengale.
  • Lors de la saison de mousson les conditions sanitaires se détériorent sensiblement. Il est indispensable de prêter une attention particulière à la potabilité de l’eau et de s’abstenir de consommer tout aliment peu ou pas cuit. Consultez la fiche "Risques climatiques".
  • Signaler à l’Ambassade de France à Dacca (tél : +880 881 38 11 ou 12 ou 13 ou 14) tout incident dont vous seriez témoins ou victimes.

Transports

Infrastructure routière
  • Compte tenu des conditions de circulation particulièrement périlleuses (mousson, non respect du code de la route, conduite inappropriée notamment des conducteurs de poids-lourd) dans ce pays, il est fortement déconseillé de circuler la nuit.
  • En cas d’accident, même bénin, il faut rallier le plus proche commissariat de police avant la formation d’attroupements qui peuvent dégénérer rapidement, a fortiori quand il y a des victimes.
  • Veiller à utiliser des véhicules en bon état, notamment si vous sortez de Dacca.
Réseau ferroviaire
  • Les collisions et les déraillements ne sont pas rares. Les trains, toujours bondés, ne présentent aucune garantie de sécurité. Ils sont de plus lents et ne respectent que rarement les horaires.
Transport aérien
  • Les retards ou les annulations de vols, tant au plan national qu’international, des compagnies aériennes locales (notamment "Biman") sont fréquents. Ils peuvent être causés par des incidents techniques ou par les mauvaises conditions météorologiques (en particulier le brouillard, fréquent pendant la saison hivernale, de décembre à février).
Transports fluviaux
  • Le Bangladesh comporte une des plus importantes flottes fluviales du monde. Les bâtiments qui naviguent sur les voies d’eau n’offrent pas tous les normes de sécurité requises. La plupart du temps en surcharge, ces navires sont souvent dépourvus des équipements de sauvetage et de sécurité adaptés au nombre de passagers. Les naufrages ne sont pas rares et entraînent des pertes humaines élevées.
  • Il est prudent, si on doit emprunter ce type de navire, de s’informer sur la fiabilité du navire sur lequel vous envisagez de voyager et plus généralement sur les embarcations à éviter.
  • Ne pas emprunter les bateaux ou les ferries fluviaux pendant la saison des orages (imprévisibles, soudains et violents) de la mi-avril à la fin du mois de mai.

Entrée / Séjour

Visa

Les Français sont soumis aux visas. Les visas touristiques, de travail et d’affaires doivent être demandés auprès de l’Ambassade du Bangladesh à Paris :

39 rue Erlanger
75016 PARIS
01 46 51 90 33
www.banglaemb-paris.org

  • Les ressortissants français peuvent se voir délivrer à l’arrivée au Bangladesh un visa d’une durée d’un mois maximum non renouvelable.

Santé

Recommandations avant le départ
  • Il est indispensable de souscrire une assurance de rapatriement sanitaire et de consulter le médecin traitant avant le départ.
  • Vaccinations : si aucune vaccination n’est exigée en provenance d’Europe, certaines vaccinations sont vivement conseillées : diphtérie-tétanos-poliomyélite (coqueluche, éventuellement), hépatite A et B, fièvre typhoïde. Selon le type de séjour, la vaccination préventive contre la rage et l’encéphalite japonaise est également souhaitable.
Risques alimentaires

L’absence d’hygiène alimentaire (eau et aliments) et d’hygiène des mains peut être responsable de diarrhées aiguës.

Il s’agit en conséquence :
- de ne consommer que de l’eau minérale en bouteille scellée ou de l’eau du robinet bouillie et filtrée;
- d’exiger, dans les restaurants, que le sceau de la bouteille soit ouvert devant vous;
- de se méfier des buffets des grands hôtels qui sont souvent re-servis d’un jour à l’autre. Eviter les mayonnaises, les sauces et les sucreries;
- d’assurer une bonne cuisson des aliments et de laver les fruits et crudités (du permanganate est disponible en pharmacie);
- d’éviter de consommer des produits alimentaires crus ou peu cuits, en particulier les viandes et les œufs;
- de se laver fréquemment les mains avec de l’eau et du savon ou un soluté hydro-alcoolique (disponible en pharmacie).

Risques liés aux moustiques
  • Dengue

La dengue est une maladie virale propagée par les moustiques, y compris durant la journée. Elle se manifeste par un syndrome grippal, avec douleurs musculaires et articulaires généralisées, et parfois une éruption cutanée. Elle peut revêtir plusieurs formes, dont une forme hémorragique de pronostic grave. La prise d’aspirine est déconseillée. Il est recommandé de consulter un médecin dès les premiers symptômes (en cas de fièvre notamment). Les moustiques vecteurs de la dengue se reproduisent en eau propre. Il convient de vider quotidiennement tout récipient petit ou grand contenant de l’eau à l’intérieur et à l’extérieur de l’habitation.

Au cours des mois d’octobre et de janvier, on constate une résurgence des cas de dengue dans différentes régions. Des infections hors de ces périodes sont toutefois possibles. Il convient, de façon générale, de respecter les mesures élémentaires de protection contre les moustiques (vêtements longs, utilisation de produits répulsifs, recours aux moustiquaires, etc.). Il n’existe pas de traitement médicamenteux préventif contre la dengue.

  • Paludisme

Cette maladie parasitaire (dont le nom en anglais est malaria) transmise par les piqûres de moustiques impose le recours à des mesures de protection individuelle (sprays, crèmes, diffuseurs électriques, moustiquaires…). A ces mesures, doit s’ajouter un traitement médicamenteux préventif adapté à chaque individu : il convient de s’adresser à votre médecin habituel ou à un centre médical de conseils aux voyageurs. Le traitement préventif devra être poursuivi après le retour en zone non impaludée durant une durée variant, selon le produit utilisé, de une à quatre semaines.

Le Bangladesh est classé en zone 3 par l’OMS. La quasi totalité des cas de paludisme se concentre dans le nord-est du pays et dans la région des Chittagong Hill Tracts (80% des cas), Dacca étant épargnée par la maladie.

En cas de symptômes de type « grippal » (fièvre, frissons, douleurs aux muscles, maux de tête, etc.) si vous êtes dans les Chittagong Hill Tracts consultez immédiatement un dispensaire de BRAC ou de l’UNDP et demandez un test rapide (une goutte de sang et trois minutes d’attente). En cas de test positif ou en l’absence de test, il est préférable de prendre un traitement préventif. Signalez à votre médecin que vous vous êtes rendu dans une zone impaludée. Le paludisme continue de tuer.

Pour plus d’informations, vous pouvez consulter également un site spécialisé tel que celui des réseaux Perinat.

Risques liés aux virus grippaux
  • Grippe aviaire (H5N1)

Quelques cas de transmission à l’homme ont été relevés au cours des deux dernières années. Au début de l’année 2012, des nouveaux cas de grippe aviaire ont été observés entraînant l’abattage de milliers de volailles, la fermeture d’exploitations avicoles et de 6 des 16 marchés à la volaille de Dacca. Six personnes sont décédées des suites d’une grippe aviaire contractée au contact d’animaux contaminés.

Il est recommandé aux voyageurs d’éviter tout contact avec les volatiles et donc de ne pas se rendre dans des élevages et sur les marchés aux volailles et aux oiseaux.

  • Grippe A H1N1

Le nombre de cas augmente modérément au Bangladesh. Une vigilance accrue doit être observée depuis la recrudescence récente de cette infection. En cas de symptômes grippaux, il conviendra de se rendre dans un centre de santé compétent.

  • Virus Nipah

En raison de la propagation saisonnière du virus Nipah, transmis par la salive et les déjections de chauve-souris, il est recommandé d’éviter de consommer des fruits susceptibles d’avoir été contaminés par ces mammifères, notamment les dattes, ainsi que de boire du jus de dattes frais ou fermenté.

Des informations détaillées sont disponibles sur le site de l’OMS : http://www.who.int/mediacentre/fact….

Adresses utiles sur place
  • L’infrastructure médicale est insuffisante. A Dacca, quelques établissements, dont l’ambassade de France pourra fournir une liste à jour, offrent des services médicaux acceptables.

Cependant, les problèmes médicaux sérieux nécessitent une évacuation sanitaire vers les hôpitaux de Bangkok ou de Singapour. En province, l’offre médicale est très déficiente, voire inexistante. Les établissements auxquels il est possible d’avoir recours à Dacca en cas d’urgence sont la clinique Wahab, Apollo Hospital, ainsi que le Centre international de recherche des maladies diarrhéiques, Bangladesh (ICDDR,B), « Clinique des voyageurs », spécialisée dans les troubles gastro-intestinaux des touristes et des expatriés (cf. Numéros utiles). Vous pouvez également consulter le site internet de l’ambassade de France à Dacca : www.ambafrance-bd.org.

Pour de plus amples renseignements, consultez les sites Internet suivants :

Infos utiles

Législation locale

L’homosexualité n’est pas reconnue et peut entraîner une peine de prison pouvant aller jusqu’à la perpétuité. Le trafic et l’usage de stupéfiants sont punis de la même manière.

L’importation de revues, cassettes vidéo ou DVD à caractère pornographique est formellement interdite et punie par la loi, ainsi que l’usage de drogue.

Divers

Aucune limite d’importation de devises n’est imposée. Cependant, la déclaration des sommes supérieures à 5 000 dollars US est obligatoire à l’arrivée.

Les paiements se font en général en dollars ou en takas (monnaie locale). Les cartes de crédit (American Express, Visa) sont acceptées par les hôtels et les restaurants de standing à Dacca et dans quelques autres grandes villes telles que Chittagong. Des distributeurs de billets (Visa et Mastercard) sont disponibles à Dacca et à Chittagong. Il convient de privilégier ceux qui sont situés dans des espaces clos, à l’abri des regards.

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