Accès rapide :

Bangladesh

Bangladesh

Dernière mise à jour le: 16 avril 2015 - Information toujours valide le: 5 mai 2015

Dernière minute

La situation politique est tendue entre le Gouvernement et l’opposition et la crise politique s’accompagne de tensions sécuritaires fortes, en particulier en province. Toutefois, le nombre d’incidents criminels tend à diminuer depuis la mi-mars 2015. A Dacca, la situation est redevenue normale, même si l’on ne peut pas exclure des actions criminelles ponctuelles. En province, les tensions sont plus fortes et les incidents sont plus fréquents. Le tourisme au Bangladesh reste déconseillé. Les déplacements professionnels impératifs doivent faire l’objet d’une préparation minutieuse, respecter des consignes claires (retrait immédiat en cas de rassemblement, pas de déplacement la nuit en périphérie de Dacca et hors de la capitale) et être portés à la connaissance de la section consulaire de l’ambassade.

Autorisation de séjour pour accéder à la partie frontalière avec la Birmanie

Les étrangers qui souhaitent accéder aux Chittagong Hill Tracts (partie frontière avec la Birmanie) doivent solliciter une autorisation ( très facilement délivrée en quelques minutes) auprès du bureau du divisional commissioner office de Chittagong (près de l’Alliance française de Chittagong). En revanche, les chercheurs étrangers doivent solliciter l’autorisation du ministère de l’Intérieur (Home Affairs), au moins vingt jours avant leur départ.

Sécurité

Le pays connaît des tensions politiques récurrentes et chacune de ces crises crée les conditions d’une augmentation des actes criminels. Cependant, le secteur diplomatique, constitué des quartiers de Gulshan 1 et (en partie) 2, de Baridhara et d’une partie de Banani est toujours sécurisé. Des checks points protègent la plupart des accès à ce secteur. Le reste de la ville de Dacca est moins sécurisé, mais il peut faire l’objet d’un quadrillage serré par les forces de police en cas de tensions politiques. C’est beaucoup moins le cas en province.

En cas de tensions politiques et sécuritaires, et en particulier lorsqu’une organisation politique appelle au « hartal » (mouvement de grève généralisé), il est recommandé d’éviter les voies et les quartiers les plus exposés aux manifestations. Ce sont, à Dacca :

  • Dans le quartier de Gulshan 2, les routes 79 et 86 où se situent le siège d’un parti politique et la résidence du chef du principal parti d’opposition ;
  • En centre-ville, les zones de Naya Paltan, de la mosquée nationale Baitul Mukarram, de Muktangan (zone bordée par la mosquée Baitul Mukarram à l’est, la poste centrale au sud, le Secrétariat à l’ouest, et la voie Topkhana au nord) ainsi que l’itinéraire Topkhana – Motijheel ;

D’une manière générale, il est recommandé d’éviter toute manifestation de rue et d’observer les mesures de prudence suivantes :

  • Eviter d’emprunter rickshaws, baby-taxis, tricycles motorisés et deux roues (motos, scooters, vélos) la nuit tombée ;
  • Redoubler de prudence lors des périodes de fêtes (Ramadan, Aïds) au cours desquelles la ville se vide de ses habitants. Les rues sont alors dégagées, facilitant l’action des malfaiteurs motorisés.
  • Eviter de déambuler à pied dès la tombée de la nuit, en particulier pour les femmes seules, quelle que soit la distance à parcourir.
  • En cas d’incident, rester calme et ne pas résister.
  • En cas de plainte déposée auprès d’un commissariat, il est fortement recommandé aux femmes de s’y rendre accompagnées.

Remarques concernant les chittagong Hill Tracts et les districts frontaliers de la Birmanie. La prudence est recommandée en cas de déplacement dans les Chittagong Hill Tracts (districts de Khagrachari, Rangamati et de Bandarban), espace peuplé de populations autochtones et bengalies en conflit récurrent. Les étrangers qui voyagent dans cette région doivent solliciter une autorisation auprès des autorités locales (divisional commissioner office, à côté de l’Alliance française de Chittagong) dont l’obtention ne présente pas de difficulté. Les chercheurs étrangers doivent en revanche solliciter une autorisation auprès du ministère de l’intérieur (Home Affairs), au moins vingt jours avant leur départ. Il est également formellement déconseillé de se rendre dans les régions proches de la frontière birmane, qui sont des lieux de trafics en tous genres où se sont réfugiées des populations Rohingya fuyant la Birmanie. Ces populations sont en partie rassemblées dans des camps illégaux dans les environs de Teknaf, Kutupalong et Ukhia (région de Cox’s Bazar). La même prudence est requise s’agissant de l’ïle de Saint-Martin.

D’une manière générale, en cas de tensions, les voyageurs sont invités à se tenir informés de la situation intérieure dans les médias locaux (plusieurs journaux en anglais disponibles) et à se renseigner auprès de notre ambassade (numéro d’urgence consulaire : [+88] 0171 309 04 50), afin d’éviter les lieux de manifestations.

Recommandations vestimentaires. Il convient d’adopter une tenue vestimentaire stricte et discrète, respectueuse des coutumes locales, en particulier dans certaines régions (plage de Cox’s Bazar où le bikini n’est pas toléré et où même le maillot de bain une pièce est mal accepté). Il est vivement recommandé aux femmes de porter, notamment lorsqu’elles sont seules dans la rue, des vêtements longs couvrant les épaules. Mini-jupes et décolletés sont à proscrire.

Moussons / intempéries. Durant la mousson (début juillet à fin septembre) le niveau des eaux monte, y compris à Dacca : les flaques temporaires peuvent atteindre près d’un mètre de profondeur et elles constituent donc un danger. Les inondations sont habituelles durant la mousson, avec parfois des préavis très courts. Il est alors fréquent que les routes soient coupées. Les déplacements par voie terrestre durant la mousson doivent être entrepris avec précaution, avec des véhicules appropriés et en tenant compte des dernières informations météorologiques. Durant la saison des orages (imprévisibles, soudains et d’une rare violence) de la mi-avril à la fin du mois de mai, il est formellement déconseillé d’emprunter les bateaux ou les ferries sur les voies fluviales comme dans la baie du Bengale. Lors de la saison de mousson, les conditions sanitaires se détériorent sensiblement. Il est indispensable de prêter une attention particulière à la potabilité de l’eau et de s’abstenir de consommer tout aliment peu ou pas cuit. Consultez la fiche "Risques climatiques".

Divers. Ne rien accepter, même sous emballage scellé, de la part d’inconnus et ne consommer que ce que vous aurez vous-mêmes acheté. Signaler à l’Ambassade de France à Dacca (tél : [+88] 0171 309 04 50) tout incident dont vous seriez témoins ou victimes.

Transports

Infrastructure routière
  • Compte tenu des conditions de circulation particulièrement périlleuses (mousson, non respect du code de la route, conduite inappropriée notamment des conducteurs de poids-lourd) dans ce pays, il est fortement déconseillé de circuler la nuit.
  • En cas d’accident, même bénin, il faut rallier le plus proche commissariat de police avant la formation d’attroupements qui peuvent dégénérer rapidement, a fortiori quand il y a des victimes.
  • Veiller à utiliser des véhicules en bon état, notamment si vous sortez de Dacca.
Réseau ferroviaire
  • Les collisions et les déraillements ne sont pas rares. Les trains, toujours bondés, ne présentent aucune garantie de sécurité. Ils sont de plus lents et ne respectent que rarement les horaires.
Transport aérien
  • Les retards ou les annulations de vols, tant au plan national qu’international, des compagnies aériennes locales (notamment "Biman") sont fréquents. Ils peuvent être causés par des incidents techniques ou par les mauvaises conditions météorologiques (en particulier le brouillard, fréquent pendant la saison hivernale, de décembre à février).
Transports fluviaux
  • Le Bangladesh comporte une des plus importantes flottes fluviales du monde. Les bâtiments qui naviguent sur les voies d’eau n’offrent pas toutes les normes de sécurité requises. La plupart du temps en surcharge, ces navires sont souvent dépourvus des équipements de sauvetage et de sécurité adaptés au nombre de passagers. Les naufrages ne sont pas rares et entraînent des pertes humaines élevées.
  • Il est prudent, si on doit emprunter ce type de navire, de s’informer sur la fiabilité du navire sur lequel vous envisagez de voyager et plus généralement sur les embarcations à éviter.
  • Ne pas emprunter les bateaux ou les ferries fluviaux pendant la saison des orages (imprévisibles, soudains et violents) de la mi-avril à la fin du mois de mai.

Entrée / Séjour

Visa

Les Français sont soumis aux visas. Les visas touristiques, de travail et d’affaires doivent être demandés auprès de l’Ambassade du Bangladesh à Paris :

39 rue Erlanger
75016 PARIS
01 46 51 90 33
www.banglaemb-paris.org

  • Les ressortissants français peuvent se voir délivrer à l’arrivée au Bangladesh un visa d’une durée d’un mois maximum non renouvelable.

Santé

Recommandations avant le départ
  • Il est indispensable de souscrire une assurance de rapatriement sanitaire et de consulter le médecin traitant avant le départ.
  • Vaccinations : si aucune vaccination n’est exigée en provenance d’Europe, certaines vaccinations sont vivement conseillées : diphtérie-tétanos-poliomyélite (coqueluche, éventuellement), hépatite A et B, fièvre typhoïde. Selon le type de séjour, la vaccination préventive contre la rage et l’encéphalite japonaise est également souhaitable.
Risques alimentaires

L’absence d’hygiène alimentaire (eau et aliments) et d’hygiène des mains peut être responsable de diarrhées aiguës.

Il s’agit en conséquence :
- de ne consommer que de l’eau minérale en bouteille scellée ou de l’eau du robinet bouillie et filtrée;
- d’exiger, dans les restaurants, que le sceau de la bouteille soit ouvert devant vous;
- de se méfier des buffets des grands hôtels qui sont souvent re-servis d’un jour à l’autre. Eviter les mayonnaises, les sauces et les sucreries;
- d’assurer une bonne cuisson des aliments et de laver les fruits et crudités (du permanganate est disponible en pharmacie);
- d’éviter de consommer des produits alimentaires crus ou peu cuits, en particulier les viandes et les œufs;
- de se laver fréquemment les mains avec de l’eau et du savon ou un soluté hydro-alcoolique (disponible en pharmacie).

Risques liés aux moustiques
  • Dengue

La dengue est une maladie virale propagée par les moustiques, y compris durant la journée. Elle se manifeste par un syndrome grippal, avec douleurs musculaires et articulaires généralisées, et parfois une éruption cutanée. Elle peut revêtir plusieurs formes, dont une forme hémorragique de pronostic grave. La prise d’aspirine est déconseillée. Il est recommandé de consulter un médecin dès les premiers symptômes (en cas de fièvre notamment). Les moustiques vecteurs de la dengue se reproduisent en eau propre. Il convient de vider quotidiennement tout récipient petit ou grand contenant de l’eau à l’intérieur et à l’extérieur de l’habitation.

Au cours des mois d’octobre et de janvier, on constate une résurgence des cas de dengue dans différentes régions. Des infections hors de ces périodes sont toutefois possibles. Il convient, de façon générale, de respecter les mesures élémentaires de protection contre les moustiques (vêtements longs, utilisation de produits répulsifs, recours aux moustiquaires, etc.). Il n’existe pas de traitement médicamenteux préventif contre la dengue.

  • Paludisme

Cette maladie parasitaire (dont le nom en anglais est malaria) transmise par les piqûres de moustiques impose le recours à des mesures de protection individuelle (sprays, crèmes, diffuseurs électriques, moustiquaires…). A ces mesures, doit s’ajouter un traitement médicamenteux préventif adapté à chaque individu : il convient de s’adresser à votre médecin habituel ou à un centre médical de conseils aux voyageurs. Le traitement préventif devra être poursuivi après le retour en zone non impaludée durant une durée variant, selon le produit utilisé, de une à quatre semaines.

Le Bangladesh est classé en zone 3 par l’OMS. La quasi totalité des cas de paludisme se concentre dans le nord-est du pays et dans la région des Chittagong Hill Tracts (80% des cas), Dacca étant épargnée par la maladie.

En cas de symptômes de type « grippal » (fièvre, frissons, douleurs aux muscles, maux de tête, etc.) si vous êtes dans les Chittagong Hill Tracts consultez immédiatement un dispensaire de BRAC ou de l’UNDP et demandez un test rapide (une goutte de sang et trois minutes d’attente). En cas de test positif ou en l’absence de test, il est préférable de prendre un traitement préventif. Signalez à votre médecin que vous vous êtes rendu dans une zone impaludée. Le paludisme continue de tuer.

Pour plus d’informations, vous pouvez consulter également un site spécialisé tel que celui des réseaux Perinat.

Risques liés aux virus grippaux
  • Grippe aviaire (H5N1)

Quelques cas de transmission à l’homme ont été relevés au cours des deux dernières années. Au début de l’année 2012, des nouveaux cas de grippe aviaire ont été observés entraînant l’abattage de milliers de volailles, la fermeture d’exploitations avicoles et de 6 des 16 marchés à la volaille de Dacca. Six personnes sont décédées des suites d’une grippe aviaire contractée au contact d’animaux contaminés.

Il est recommandé aux voyageurs d’éviter tout contact avec les volatiles et donc de ne pas se rendre dans des élevages et sur les marchés aux volailles et aux oiseaux.

  • Grippe A H1N1

Le nombre de cas augmente modérément au Bangladesh. Une vigilance accrue doit être observée depuis la recrudescence récente de cette infection. En cas de symptômes grippaux, il conviendra de se rendre dans un centre de santé compétent.

  • Virus Nipah

En raison de la propagation saisonnière du virus Nipah, transmis par la salive et les déjections de chauve-souris, il est recommandé d’éviter de consommer des fruits susceptibles d’avoir été contaminés par ces mammifères, notamment les dattes, ainsi que de boire du jus de dattes frais ou fermenté.

Des informations détaillées sont disponibles sur le site de l’OMS : http://www.who.int/mediacentre/fact….

Adresses utiles sur place
  • L’infrastructure médicale est insuffisante. A Dacca, quelques établissements, dont l’ambassade de France pourra fournir une liste à jour, offrent des services médicaux acceptables.

Cependant, les problèmes médicaux sérieux nécessitent une évacuation sanitaire vers les hôpitaux de Bangkok ou de Singapour. En province, l’offre médicale est très déficiente, voire inexistante. Les établissements auxquels il est possible d’avoir recours à Dacca en cas d’urgence sont la clinique Wahab, Apollo Hospital, ainsi que le Centre international de recherche des maladies diarrhéiques, Bangladesh (ICDDR,B), « Clinique des voyageurs », spécialisée dans les troubles gastro-intestinaux des touristes et des expatriés (cf. Numéros utiles). Vous pouvez également consulter le site internet de l’ambassade de France à Dacca : www.ambafrance-bd.org.

Pour de plus amples renseignements, consultez les sites Internet suivants :

Infos utiles

Législation locale

L’homosexualité n’est pas reconnue et peut entraîner une peine de prison pouvant aller jusqu’à la perpétuité. Le trafic et l’usage de stupéfiants sont punis de la même manière.

L’importation de revues, cassettes vidéo ou DVD à caractère pornographique est formellement interdite et punie par la loi, ainsi que l’usage de drogue.

Divers

Aucune limite d’importation de devises n’est imposée. Cependant, la déclaration des sommes supérieures à 5 000 dollars US est obligatoire à l’arrivée.

Les paiements se font en général en dollars ou en takas (monnaie locale). Les cartes de crédit (American Express, Visa) sont acceptées par les hôtels et les restaurants de standing à Dacca et dans quelques autres grandes villes telles que Chittagong. Des distributeurs de billets (Visa et Mastercard) sont disponibles à Dacca et à Chittagong. Il convient de privilégier ceux qui sont situés dans des espaces clos, à l’abri des regards.

PLAN DU SITE



MENTIONS LÉGALES & INFOS PRATIQUES

Tous droits réservés - Ministère des Affaires étrangères et du Développement international - 2015
x
Que pensez-vous du site "Conseils aux Voyageurs" ?
Ce questionnaire ne vous prendra que quelques minutes et nous aidera à améliorer la qualité de notre service !
Répondre au questionnaire
Répondre au questionnaire de satisfaction sur l'utilisation du site Conseils aux Voyageurs - 2015