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Azerbaïdjan

Azerbaïdjan

Certification ISO
Dernière mise à jour le: 18 septembre 2013 - Information toujours valide le: 1er octobre 2014

Sécurité

D’une manière générale, la délinquance de droit commun reste très modérée en Azerbaïdjan. On note néanmoins une hausse des incidents à Bakou (vols avec effraction dans les véhicules, vols avec agression la nuit), notamment dans le centre ville qui concentre la plupart des bars fréquentés par les expatriés. Il est conseillé, notamment aux femmes, d’éviter de se promener seul la nuit.

Des tentatives d’escroquerie opérées par des démarcheurs à domicile se présentant comme des représentants de la société nationale de gaz ou d’électricité ont également été rapportées : il est donc recommandé de ne pas laisser entrer ces individus dans votre domicile.

A Bakou, des individus se présentant comme des policiers azerbaïdjanais, parfois en civil, harcèlent les étrangers occidentaux afin de vérifier leur situation à l’égard des règles de séjour sur le territoire et utilisent la moindre infraction pour soutirer des sommes importantes contre la libération des intéressés.

Il est conseillé également de conserver en lieu sûr une photocopie de son passeport et de son visa.

Il est vivement recommandé d’être prudent dans l’utilisation de sa carte bancaire à Bakou et de vérifier son compte bancaire au jour le jour afin de pouvoir faire opposition le cas échéant.

Zones déconseillées sauf raison impérative

En raison de l’existence de trafics, et de l’absence de signalisation claire de la ligne de démarcation à la frontière entre l’Azerbaïdjan et l’Iran, il est déconseillé aux voyageurs, sauf raison impérative, de se rendre dans cette zone.

Zones formellement déconseillées

Les zones frontalières avec l’Arménie (territoires occupés) et les abords de la ligne de cessez-le-feu doivent être absolument évités, des incidents se produisant à intervalles réguliers. De même, les zones frontalières entre le Nakhitchevan et l’Arménie d’une part, et avec le Daghestan (au nord) d’autre part, doivent être exclues de tout circuit dans le pays.

Le conflit du Haut-Karabagh (territoire à majorité arménienne au coeur de l’Azerbaïdjan) qui oppose l’Azerbaïdjan à l’Arménie n’est toujours pas réglé. Environ 20 pour cent du territoire azerbaïdjanais est occupé. Il convient donc de faire preuve de réserve dans ses propos relatifs à la politique intérieure, la question du Haut-Karabagh et le conflit avec l’Arménie.

Risque sismique

L’Azerbaïdjan est situé dans une région d’activité sismique. En cas de séisme, il est donc conseillé de respecter les recommandations de base.

Transports

Infrastructure routière

La circulation est libre sauf dans les régions avoisinant la ligne de front. La frontière internationale avec la Géorgie est ouverte (via les deux postes frontière de Lagodekhi - route du Nord - ou via le poste frontière du Pont Rouge - route du Sud M27 -). L’entrée sur le territoire azerbaïdjanais d’un véhicule étranger n’est soumise à aucune taxe dans la mesure où le séjour de ce dernier en Azerbaïdjan n’excède pas 30 jours et correspond à la durée de validité du visa de son propriétaire. Malgré des améliorations significatives sur les grands axes (Bakou-Tbilissi, Bakou-Guba), le réseau routier reste de qualité médiocre (nids de poule, faible éclairage, signalisation déficiente).

Les risques d’accident de la route sont permanents, notamment à Bakou (sept fois plus qu’en France, avec 40% des accidents impliquant des piétons). Les règles de conduite de base sont rarement respectées, y compris par les étrangers. En cas d’accident de la route, un constat est dressé par la police (formalité qui peut prendre plusieurs jours). Le coût de l’assurance obligatoire étant modique, les dommages matériels sont à la charge du propriétaire du véhicule concerné ou fautif. Lorsqu’il y a des victimes, il est impératif de contacter la police et d’informer l’Ambassade de France.

Taxis

A Bakou, il est recommandé de recourir aux taxis officiels (couleur aubergine) récemment mis en service, dotés d’un compteur, moins chers et plus fiables que les taxis sauvages. Les bus urbains, nombreux, restent surchargés et impliqués dans de nombreux accidents.

Réseau ferroviaire

Il est ancien mais très utilisé et le confort y est relatif. Les horaires des trains sont respectés, mais les trains sont lents et circulent souvent la nuit. Les principales destinations sont desservies à partir de Bakou (vers la Géorgie via Gandja et Gazakh ; vers la Russie via Khachmaz, vers les villes iraniennes de Tabriz et Téhéran). Pendant le voyage, il est recommandé de fermer sa cabine de l’intérieur la nuit et de ne pas laisser ses affaires sans surveillance.

Transport aérien

L’aéroport international Heydar Aliyev (www.airport.az), en cours de rénovation, est situé à 25 kilomètres du centre ville. Il dessert la plupart des destinations européennes et internationales, ainsi que les villes azerbaïdjanaises de Cheki, Ganka, Gabala, Lenkoran, Nakhitchevan et Zagatala. A l’exception de l’Arménie, l’ensemble des pays voisins sont desservis par liaisons aériennes.

Entrée / Séjour

Visa

Les voyageurs se rendant en Azerbaïdjan doivent être obligatoirement munis, préalablement à leur départ, d’un visa valable pour toute la durée de leur séjour. Ce visa ne pourra être obtenu qu’auprès de l’Ambassade d’Azerbaïdjan compétente. Il n’est donc plus possible, comme c’était le cas auparavant, de solliciter en cas d’urgence un visa à l’arrivée à l’aéroport de Bakou ou à tout autre poste d’une frontière terrestre.

Avant tout séjour et déplacement à Bakou et dans le reste du pays, il convient donc de s’assurer, avant son départ, de la validité des documents administratifs (visas, carte de résident le cas échéant) en fonction de la nature du séjour. En raison de problèmes récurrents, il est demandé aux voyageurs de vérifier, dès la délivrance, trois éléments essentiels du visa qui leur est accordé :

  • la durée autorisée de séjour,
  • les dates de validité du visa (date d’entrée, avant laquelle il n’est pas possible de pénétrer sur le territoire azerbaïdjanais et date de sortie, au-delà de laquelle le voyageur se trouvera en situation irrégulière). Un visa valide est requis pour quitter le territoire azerbaïdjanais : en cas d’expiration du visa ou au cas où le séjour aurait excédé la durée de validité de visa, le paiement d’une amende sera exigé avant la délivrance d’un permis de sortie. Ce dernier est valable 48 heures après sa délivrance. Seul le Service d’Etat des Migrations est compétent pour délivrer ce document, qui ne peut donc en aucun cas être obtenu à l’aéroport international de Bakou ou à aucun poste frontière du pays,
  • le nombre d’entrées autorisées.

Les voyageurs étrangers peuvent, dans la limite de la durée autorisée de leur séjour en Azerbaïdjan, séjourner dans le pays selon des règles modifiées par une loi entrée en vigueur le 1er avril 2013.

Pour un séjour de 3 à 90 jours : Désormais, tout étranger arrivant en Azerbaïdjan et désirant y séjourner pendant plus de trois jours doit s’enregistrer dans les trois jours suivant son arrivée. La structure d’accueil de l’étranger (hôtel, agence immobilière ou propriétaire d’un appartement privé) devra adresser au Service d’Etat des Migrations, par courrier postal ou électronique (qeydiyyat@migration.gov.az) ou en dépêchant un représentant au Service d’Etat des Migrations (202 autoroute de Binagadi - 3123 Block - Binagadi district - Bakou), un formulaire d’enregistrement (téléchargeable sur leur site officiel) assorti de la copie du passeport du visiteur étranger souhaitant s’enregistrer. Un certificat d’enregistrement doit ensuite être adressé à la structure d’accueil par le Service d’Etat des Migrations dans les 48 heures. La durée d’enregistrement est égale à la durée du visa. Le départ de l’étranger doit, en sens inverse, être notifié par la structure d’accueil au Service d’Etat des Migrations. Tout changement de lieu de résidence de l’étranger au cours de son séjour en Azerbaïdjan devra également être notifié au Service d’Etat des Migrations. Cet enregistrement ne donne lieu à l’émission d’aucune carte d’enregistrement. A défaut de structure d’accueil, c’est à l’étranger qu’il incombe, à titre personnel, de s’acquitter de l’ensemble de ces formalités. Tout défaut d’enregistrement est passible d’une amende. Cette amende devra être payée au Service d’Etat des Migrations et ne peut en aucun cas l’être à l’aéroport international de Bakou ou à aucun autre poste-frontière.

Pour un séjour de plus de 90 jours :

Pour un séjour de plus de 90 jours dûment motivé (travail, mariage, investissements…) un permis de résidence doit être sollicité auprès du Service d’Etat des Migrations, 22 jours au moins avant l’expiration du visa d’entrée.

Les durées de séjour étant appréciées selon les cachets apposés obligatoirement sur le passeport par la police aux frontières azerbaïdjanaises, il est recommandé de s’assurer lors du passage de la frontière que cette formalité a bien été accomplie.

Les problèmes de visa sont fréquents pour les voyageurs en provenance ou à destination de Turkmenbachi, arrivant au port de Bakou par ferry. Compte tenu de l’irrégularité des liaisons, il est recommandé de disposer d’un visa valide quelques jours supplémentaires pour les deux pays (Azerbaïdjan et Turkménistan).

L’entrée en Azerbaïdjan est formellement interdite aux personnes détentrices d’un visa délivré par les autorités de facto du Haut-Karabakh ou d’un tampon signalant un séjour au Haut-Karabakh ou dans l’une des sept régions occupées d’Azerbaïdjan. Ces personnes s’exposent au risque d’arrestation immédiate pour entrée illicite dans le pays.

Santé

Avant le départ
  • Consulter votre médecin, le cas échéant votre dentiste
  • Contracter une assurance
Epidémie de grippe aviaire

La Direction Générale de la Santé recommande aux voyageurs d’éviter tout contact avec les volailles et les oiseaux, c’est-à-dire de ne pas se rendre dans des élevages ni sur les marchés aux volatiles. Les recommandations générales d’hygiène lors des voyages dans les pays en développement, qui visent à se protéger des infections microbiennes, sont préconisées.

Paludisme

Le pays connaît des cas sporadiques de transmission de paludisme : il est possible de ne pas prendre de traitement préventif, mais il est nécessaire de consulter un médecin en cas de fièvre

Divers

Les MST et le VIH connaissent une forte recrudescence.

La tuberculose, notamment dans sa forme multirésistante, demeure un enjeu de santé publique.

Recommandations

En cas de traitement médical particulier (asthme, diabète, etc.), il est recommandé de se munir, avant son départ, des médicaments nécessaires.

L’eau n’étant pas potable en Azerbaïdjan, la consommation d’eau en bouteille non décapsulée est impérative, y compris pour la toilette des bébés, le brossage des dents, le nettoyage des fruits et légumes, la cuisine et le thé. Si les grands hôtels internationaux disposent de systèmes de filtration, la consommation d’eau au robinet reste néanmoins déconseillée.

De nombreux cas de gastro-entérites ont été signalés chez les étrangers de passage imprudents. Il est donc recommandé de laver et de peler soigneusement les fruits et les légumes avant de les consommer.

La fiabilité des contrôles sanitaires sur les viandes et les produits frais importés (de Turquie, de Russie ou de Dubaï) est aléatoire. La chaîne du froid n’est pas toujours respectée, surtout en période estivale. Il est donc recommandé de vérifier les dates de péremption de ces produits et de ne pas les consommer en cas de doute.

Hôpitaux

Les services hospitaliers publics, en principe gratuits, sont mal équipés et leurs personnels souvent peu formés.

Les centres médicaux étrangers sont relativement bien équipés à Bakou et disposent de la plupart des traitements nécessaires, mais les consultations y sont très chères (de 50 à 250 USD).

Coordonnées de centres médicaux et hôpitaux.

Pour de plus amples renseignements, consultez les sites Internet suivants :

Infos utiles

Us et coutumes

L’Azerbaïdjan est un pays à islam modéré. Il est recommandé d’observer une certaine réserve dans l’habillement, dans l’expression publique des marques d’affection et de respecter les usages dans les lieux de culte musulman. De même, l’homosexualité, dépénalisée depuis 2001, reste mal perçue.

Législation locale

La consommation d’alcool est très répandue, mais les abus sont sévèrement réprimés par la police (tolérance zéro pour les conducteurs de véhicule).

La consommation, la détention, le commerce et le transport de drogues sont passibles de lourdes peines de prison.

Communications

Depuis le 1er mai 2013, la réglementation oblige les usagers utilisant en Azerbaïdjan un téléphone mobile acheté à l’étranger et doté d’une carte SIM locale à s’enregistrer auprès de l’une des agences de l’un des opérateurs téléphoniques locaux (Bakcell, Azercell ou Nar), dans un délai de 30 jours à compter de l’achat de la carte SIM, ou de l’entrée sur le territoire azerbaïdjanais si l’usager détenait une carte SIM azerbaïdjanaise avant le 1er mai. Faute de cet enregistrement, il ne sera pas possible d’accéder au réseau téléphonique local. Aucune sanction financière n’est prévue. En cas d’oubli, le téléphone pourra être débloqué dans un délai de trois jours. Le centre d’appels du Ministère des communications répond, en anglais, à toutes les demandes de précisions (1677).

Douanes

L’importation des devises est contrôlée à l’entrée dans le pays (un formulaire doit être rempli et conservé car il est réclamé à la sortie).

L’exportation de tout objet lié directement à l’héritage culturel national (c’est-à-dire non renouvelable), même dénué de valeur artistique, est soumise à autorisation préalable sous peine de confiscation ou du paiement d’une amende lors du départ. C’est le cas notamment des tapis, dont l’exportation est soumise à la présentation d’un permis délivré par le Musée d’Etat des Tapis, et que peut se procurer le vendeur moyennant le paiement d’une commission.

La réglementation azerbaïdjanaise limite à 125 grammes l’exportation de caviar à titre privé.

Climat

Le climat, de type méditerranéen en bordure de la Caspienne, est humide et venteux. Les hivers sont relativement doux mais les vents peuvent être violents (jusqu’à 130 km/h). Les étés sont caniculaires à Bakou (40° en juin et juillet). En montagne, les saisons sont plus tranchées et les hivers plus rigoureux.

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