Sécurité
En raison de l’existence d’une petite délinquance dans le pays, les voyageurs se rendant au Chili doivent veiller à se conformer aux règles élémentaires de sécurité suivantes :
Faire preuve de vigilance et de discrétion dans les principaux sites touristiques en particulier dans certains quartiers de Santiago, San Pedro de Atacama et Pucon le jour. Faire preuve de vigilance de jour comme de nuit (quartiers de Suecia, Bellavista, Providencia à Santiago).
Valparaiso (notamment la ville basse, port et points de vue), et dans une moindre mesure la ville voisine de Viña del Mar sont spécialement sensibles en la matière, les vols y sont fréquents et parfois violents.
Ne pas faire de tourisme dans les quartiers défavorisés.
Éviter les signes extérieurs de richesse tels que bijoux, tenues vestimentaires de valeur ou appareils photographiques qui attirent l’attention et la convoitise.
En cas d’agression, ne pas résister à l’agresseur qui pourrait faire usage d’une arme.
Déposer dans le coffre de l’hôtel carte de crédit, liquidités et pièces d’identité ainsi que titres de transport. Dans la mesure du possible, répartir argent et copies des documents d’identité dans différentes poches.
Ne jamais laisser sans surveillance bagages et effets personnels, notamment dans les restaurants, aux terrasses des cafés ainsi que dans les transports en commun, particulièrement dans les gares routières.
Faire preuve de vigilance à la sortie des bureaux de change ou des distributeurs de billets.
Éviter de perdre de vue sa carte bancaire lors des paiements dans les restaurants et chez les petits commerçants (risque de clonage de la carte).
De façon générale, il serait souhaitable avant le départ de France, de mettre dans une messagerie consultable de l’étranger toutes les références des pièces d’identité et titres de voyage, de préférence sous forme de copies scannées des documents. Cela permet aux services consulaires de l’ambassade de France de disposer d’une photographie à l’appui d’une simple demande de laissez-passer d’urgence et facilite les recherches dans l’hypothèse d’une disparition (accès à la messagerie grâce au code donné par la famille depuis la France ou par les amis sur place).
A défaut, déposer à l’arrivée auprès du consulat à Santiago, la photocopie des documents de voyage (passeport et billet d’avion) et remplir "la fiche de renseignements pour ressortissants de passage au Chili", qui permettra d’assurer plus efficacement une protection et d’effectuer les liaisons avec les familles, en cas d’incident ou d’accident.
Garder sur soi le numéro du consulat ou de la personne à prévenir en cas d’urgence, et sa carte d’assurance "assistance".
Dans certaines régions du sud (8ème, 9ème et 10ème), et dans une moindre mesure sur l’île de Pâques, existent des tensions entre forces de l’ordre et communautés indigènes. Il est vivement recommandé aux voyageurs d’éviter de prendre part à des manifestations ou revendications ethniques dans ces régions.
Un tremblement de terre d’une magnitude de 8.8 (échelle de Richter) a eu lieu le 27 février 2010. Plusieurs régions ont été très touchées notamment dans les régions du Maule (9ème région, Talca) et du Bio Bio (10ème région, Concepcion) et dans une moindre mesure dans la région Métropolitaine (Capitale) et à Valparaiso. Dans ces régions le réseau routier est en général rétabli, même si on constate certains ralentissements dus aux travaux de remise en états des infrastructures routières.
Lors de vos déplacements, les recommandations en cas de séisme sont donc d’usage.
L’alpinisme pratiqué durant l’été austral est épuisant et, selon les experts, la latitude augmente les difficultés (les 6962 m de l’Aconcagua en Argentine par exemple équivalent à un 8000 m). Pour cette raison, les accidents pulmonaires ou cérébraux sont fréquents et s’ajoutent aux problèmes classiques de déshydratation et de déminéralisation. Il est donc recommandé d’observer des périodes d’acclimatation à l’altitude.
Un autre danger provient des changements climatiques particulièrement rapides dans la Cordillère et de nombreux grimpeurs se perdent momentanément en raison de brouillards soudains. Il est donc vivement recommandé de prendre les services d’un guide professionnel, de se signaler aux autorités à l’entrée des parcs et de respecter l’itinéraire obligatoire, les secouristes chiliens ne pouvant guère étendre les recherches en cas de disparition, ces régions étant au demeurant isolées. Par ailleurs, les frais de recherches, de secours et d’assistance hospitalière sont à la charge du visiteur ou d’une police d’assurance spécifique à laquelle il est conseillé de souscrire (type club Alpin). Enfin, le voyageur circulant par la route en altitude n’est pas à l’abri du mal aigu des montagnes pouvant entraîner une perte de contrôle soudaine du véhicule. Il est nécessaire de prévoir un temps d’acclimatation sur place.
Il est rappelé aux amateurs de sports de montagne et de randonnée que des précautions strictes doivent être observées dans la pratique de ce type d’activités. Cela vaut pour l’équipement notamment pour les zones de glace (crampons, piolets, vêtements, etc.), les moyens de communication ainsi que l’entraînement ou l’accompagnement (recours nécessaires à des guides chevronnés connaissant bien le terrain).
Ces précautions traditionnelles s’imposent particulièrement dans les ascensions des volcans qui apparaissent comme relativement faciles mais peuvent receler des risques graves même pour des alpinistes expérimentés.
Les plaisanciers sont mis en garde sur les conditions météorologiques particulièrement changeantes du Pacifique qui peuvent très vite devenir dangereuses. Deux sites Internet peuvent être consultés en vue d’obtenir divers renseignements (navigation, accès aux ports, etc). Il s’agit de : www.shoa.cl et de www.directemar.cl.
Les autorités chiliennes sont très sensibles au respect des sites touristiques, en particulier sur l’île de Pâques où toute inscription sur les monuments est sévèrement sanctionnée.
L’attention des voyageurs est appelée sur la présence de mines aux abords des frontières avec le Pérou, la Bolivie et l’Argentine, dans les quatre régions suivantes :
1ère région (Arica - Putre - General Lagos - Colchane - Pica - Pisagua)
2ème région (Calama - Ollague - San Pedro de Atacama - Sierra Gorda - Antofagasta - Chacabuco)
5ème région (Puchuncavi - Colliguay)
12ème région (Puerto Natales - Torres del Paine - Laguna Blanca - San
Gregorio - Porvenir - Primavera - Timalcahuel - Isla Dawson).
Les champs de mines sont généralement balisés. Toutefois, il existe des champs très anciens ou sans schéma d’installation, et, dans les régions alluvionnaires, les mines peuvent se déplacer jusqu’à 50 kilomètres de leur lieu d’implantation originel. Leur structure (matière plastique) et leur sophistication les rendent pratiquement indécelables. Des accidents surviennent de manière sporadique mais les autorités chiliennes ont engagé des opérations de déminage qui demanderont du temps.
Il est donc conseillé aux touristes voyageant dans les régions les moins fréquentées et/ou en dehors des circuits organisés de se renseigner auprès des carabiniers sur les zones à éviter ou les risques éventuels.
Il est conseillé de prendre garde à l’usage délictueux de la scopolamine, drogue qui, mélangée à une boisson, des aliments ou inhalée (par exemple sur un mouchoir), cause une perte de volonté, de conscience et une amnésie temporaire.

Transports
Etat satisfaisant : routes bien asphaltées et pistes en bon état. Eviter toutefois de quitter les grands axes avec un véhicule de tourisme normal et emporter des réserves de carburant lors de longs trajets (espacement important des stations services).
Si les feux tricolores sont respectés, l’usage du clignotant est pratiquement inconnu et le dépassement par la droite systématique.
La priorité à droite n’existe pas et la signalisation directionnelle est généralement positionnée sur le carrefour même, bien souvent sans préavis.
En outre, dans la capitale, le sens de circulation de certains boulevards peut changer jusqu’à 3 fois dans la journée en fonction des heures, afin de correspondre aux horaires de sortie des bureaux. Enfin, il est fortement recommandé de respecter les limitations de vitesse sur autoroute.
Transports publics de Santiago : instauration début mars 2007 du "Transantiago", nouveau dispositif de fonctionnement des transports publics de la capitale, incluant bus et métro, qui occasionne de grosses perturbations de circulation à Santiago.
Le métro de la capitale est fiable et propre.
Dans tout le pays : réseau très dense et efficace d’autobus sur l’ensemble du territoire. Le réseau ferroviaire est peu dense. Il est cependant fortement recommandé de ne pas utiliser les bus propriétés de transporteurs occasionnels ou non agréés qui sollicitent les passagers aux quais d’embarquement des gares routières en proposant des tarifs attractifs. Leurs véhicules, ne répondent majoritairement pas aux normes de sécurités, ne sont pas homologués et plusieurs accidents dramatiques ont récemment appelés l’attention sur leur situation.
En cas d’accident matériel de la circulation, se rendre au commissariat le plus proche pour obtenir un constat pour la compagnie d’assurance ou demandez l’intervention des carabiniers si le véhicule est immobilisé. Dans tous les cas, relever le numéro du véhicule adverse et le numéro d’identité chilien du conducteur (R.U.T).
En cas d’accident corporel de la circulation ou autre survenu sur la voie publique, le blessé est automatiquement conduit dans un service d’urgence d’un hôpital public pour les premiers soins. Il lui appartient ensuite, en accord avec sa compagnie d’assurance, de se faire transférer dans une clinique privée qui exigera un paiement anticipé, soit par chèque de caution, soit par carte de crédit. En cas d’accident grave corporel, la mise en détention provisoire du responsable présumé est immédiate en attendant son passage devant le juge.
Aussi est-il vivement recommandé de manière générale aux touristes de souscrire à une assurance avant leur départ couvrant les soins médicaux ainsi que les frais de rapatriement et, point important, une assistance juridique.
L’adhésion à l’Automobile Club du Chili permet de bénéficier d’une assistance technique et médicale totale sur tout le territoire (à condition d’être adhérent de l’association en France).
Le transport ferroviaire de passager est pour sa part très peu développé.
Entrée / Séjour
Court séjour
Pour un séjour inférieur à trois mois le visa n’est pas exigé et seule la présentation d’un passeport en cours de validité suffisante est exigée.
Long séjour
Les démarches relatives au long séjour (séjour de plus de trois mois) sont consultables sur le site de l’ambassade.
Multinationaux chiliens
Les autorités chiliennes demandent à tous leurs ressortissants ayant une autre nationalité, d’effectuer leurs formalités d’entrée et de sortie du territoire national munis d’un document de voyage chilien. Il est vivement recommandé aux personnes concernées d’en tenir compte, car elles ne pourront pas se prévaloir, vis-à-vis des autorités chiliennes, de leur autre nationalité.
Sortie du Chili des mineurs
La police aux frontières chilienne exige pour laisser sortir tout enfant non-accompagné par ses parents ou accompagné d’un seul de ses parents, quels que soient la nationalité et le type de passeport de celui-ci, la production d’un acte notarié établi au Chili (ou autorisation établie auprès d’un Consulat du Chili en France) attestant que le ou les parent(s) non accompagnant(s) (père ou mère) autorise(nt) expressément le voyage de l’enfant.
Santé
Il est recommandé de consulter son médecin éventuellement son dentiste et de souscrire une assurance.
Le virus des Andes, responsable de l’hanta particulièrement présent au Chili et en Argentine, est à l’origine d’une fièvre hémorragique avec syndrome rénal aux conséquences fréquemment létales (315 infectés et 122 morts ont été dénombrés depuis 1995).
Le virus Hanta existe à l’état endémique, particulièrement (mais pas uniquement) dans les provinces situés au sud de Santiago (régions administratives du Bio Bio, de la Auracania, de los Rios, de Los Lagos, Region Aysen). Sa transmission se fait par voie respiratoire (inhalation de particules virales contenues dans les urines, la salive et les selles du rongeur) ou plus rarement par morsure.
Il convient de souligner que les régions infestées sont propices au tourisme de nature (randonnées, camping) dont la pratique expose ses amateurs au virus. Des précautions simples en matière sanitaire sont conseillées, pour minimiser les risques de contamination, il s’agit :
de laisser s’aérer toute enceinte close ou abandonnée pendant au moins une demi-heure avant d’y entrer ;
de fermer hermétiquement les réserves de nourritures et les réceptacles de détritus ;
de fermer sa tente la nuit ;
de se laver fréquemment les mains ;
d’éviter tout contact et toute proximité avec des rongeurs, leurs nids et leurs déjections ;
de mettre un pansement sur toute écorchure ou petite plaie lors d’une activité pouvant être exposée au virus ;
de nettoyer les endroits et les objets souillés par les rongeurs avec de l’eau de Javel à 10% ;
de se laver les mains fréquemment, de préférence avec une solution antiseptique appropriée ;
En cas de syndrome grippal dans les zones exposées, contacter en urgence un médecin.
En raison de la pollution à Santiago et du pollen de certaines plantes, les personnes fragiles développent des allergies "asthmatiformes".
D’excellents centres hospitaliers privés avec des infrastructures de pointe et un personnel médical très qualifié sont présents à Santiago. Les frais médicaux y sont toutefois très élevés et des garanties de paiement sont exigées à l’admission. Il est donc recommandé d’être muni d’une carte de crédit et si possible d’une assurance prenant en charge les soins à l’étranger.
Services médicaux : consulter la liste
Médecins : consulter la liste
Institut Pasteur (fiche pays)
Institut de veille sanitaire
Organisation Mondiale de la Santé
Compléments
Contrôles du taux d’alcoolémie au volant de plus en plus fréquents. En cas d’accident grave en état d’ébriété, la mise en détention préventive est immédiate.
Contrôles systématiques des véhicules et des personnes surtout dans le nord (zone frontalière avec le Pérou et la Bolivie).
Restriction à l’entrée sur le territoire chilien de produits frais (plantes, graines, fruits, fromages, viandes), en application de la législation locale.
La fabrication, le transport, la détention et le commerce de stupéfiants constituent des délits sévèrement réprimés par une amende conséquente et une peine afflictive d’au moins six à dix ans, aggravée en cas de récidive.
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