Sécurité
Le Burundi a fait l’objet de menaces terroristes, qui restent d’actualité. il est donc recommandé de faire preuve de la plus grande vigilance et d’éviter les lieux publics à forte affluence, comme les gares routières, les marchés et les cabarets (débits de boissons) très fréquentés.
Il est conseillé à tout ressortissant français de passage au Burundi de se présenter à l’Ambassade de France pour, d’une part, se faire connaître et informer l’Ambassade sur les itinéraires qu’il souhaite emprunter, et d’autre part, recueillir des informations utiles sur la situation du pays.
La situation sécuritaire est bonne pendant la journée dans la plus grande partie du pays, ce qui autorise des déplacements libres à l’intérieur du pays pendant les heures diurnes, à l’exception de certaines zones spécifiques (cf infra).
La situation est différente pendant la nuit, où les risques sont accrus, notamment en zone rurale. Il est en conséquence formellement déconseillé de circuler la nuit hors de la capitale. Après 18h00, les routes ne sont en effet la plupart du temps plus contrôlées par les agents de la force publique. Sur l’ensemble du territoire, des délinquants, parfois armés, peuvent en profiter pour intercepter les voyageurs imprudents.
Il n’y a plus de restrictions de circulation sur les routes hors de la capitale. Toutes les provinces connaissent toutefois, tout particulièrement la nuit, des problèmes récurrents de banditisme (liés à la pauvreté, à la présence de nombreux démobilisés sans travail et à la circulation d’un grand nombre d’armes au sein de la population suite à la guerre civile) malgré les importantes actions de désarmement entreprises.
En pratique, après 18h, il est impératif d’être à Bujumbura ou dans un chef-lieu de province.
Zones à vigilance renforcée en province :
De petits groupes armés non identifiés sévissent dans les provinces de Bubanza et de Cibitoke, situées au nord-ouest du pays, à proximité de la frontière avec la RDC. Les déplacements non essentiels dans ces provinces sont donc à éviter. Il est formellement déconseillé de se déplacer de nuit (après 18h).
Plus particulièrement, il est strictement déconseillé :
d’emprunter la RN10 entre Rwegura et Mabayi,
d’emprunter la RN9 au nord de Bubanza (la RN9 longe alors le parc de la Kibira),
de passer la nuit en dehors des chefs-lieux de province,
d’une manière générale, de se rendre dans la réserve de la Rukoko et le parc de la Kibira.
En raison de l’attaque survenue le 18 septembre 2011 à Gatumba (14 km de Bujumbura, près de la frontière avec la RDC) qui a causé la mort de 39 personnes dans un cabaret, il est vivement déconseillé de circuler sur la Chaussée d’Uvira (route qui mène vers Gatumba et la frontière avec la RDC) après 18h00, au delà de l’hôtel club du Lac Tanganyika. Dans cette zone (commune de Gatumba), il convient en particulier d’éviter dans toute la mesure du possible les lieux publics où se concentrent un grand nombre de personnes (gares routières, marchés, cabarets). La RN5 (route la plus directe pour aller de Bujumbura à Bukavu, en RDC) et la RN9 (de Bujumbura jusqu’à Bubanza) peuvent être empruntées à condition de faire preuve de la plus grande prudence et de voyager entre 7h et 17h30.
Comme ailleurs dans le pays, si la situation sécuritaire est bonne en journée, il convient d’adopter un comportement prudent et de ne pas tenter les malfrats éventuels une fois la nuit tombée, en particulier dans les quartiers périphériques, où les risques sont liés à la criminalité ordinaire. Il est également conseillé aux résidents, surtout lorsqu’ils habitent dans lesdits quartiers, de ne pas stationner longtemps devant leur portail d’entrée lorsqu’ils rentrent le soir. D’une façon générale, du fait de l’absence d’éclairage public et de l’importante consommation d’alcool les soirs et les week-ends, les déplacements à pied après la nuit tombée sont formellement déconseillés, même en centre ville.
On observe, en raison de la paupérisation entraînée par l’incendie du Marché Central de Bujumbura et des nombreux commerces qu’il abritait, le 27 janvier 2013, une nette recrudescence des vols, parfois avec violence, de véhicules ou commis dans les véhicules en stationnement, en particulier la nuit au centre ville. Il convient donc d’être très vigilant et de ne se garer que dans des endroits éclairés, si possible dans ou près de parkings dont le gardiennage est assuré par une société de sécurité.
En outre, dans les agglomérations, il convient de verrouiller les portières de son véhicule en permanence étant donné que, dans les embouteillages ou au niveau de certains carrefours, de jeunes délinquants peuvent vouloir tenter des intrusions de force et des vols à l’arraché.
Zones à vigilance renforcée dans la capitale et alentours :
Les déplacements sont formellement déconseillés après 18h dans les quartiers de Bujumbura-Mairie suivants : Gatoke, Kinindo, Kanyosha, Musaga, Kamenge et dans l’ensemble de Bujumbura-rural (périphérie de la ville). Il est en particulier formellement déconseillé aux habitants de Gatoke, où sévit une bande de malfaiteurs responsable de plusieurs attaques et tentatives de cambriolage en 2011, de rentrer après 20h.
De manière générale, que ce soit en zone urbaine ou en zone rurale, il convient de conduire avec la plus grande prudence en raison du mauvais entretien du réseau routier à certains endroits, de l’inexistence de signalisation, du faible nombre d’éclairage public et du non respect fréquent du code de la route par les automobilistes. Les accidents de la circulation représentent une des causes majeures de mortalité au Burundi.
Il convient de faire garder son domicile de jour comme de nuit (il existe plusieurs compagnies privées de gardiennage) et d’être discret, y compris vis-à-vis du personnel, sur les biens ou valeurs que l’on pourrait détenir chez soi.
Il convient en outre d’être extrêmement vigilant lors des retraits d’argent à la banque: la police burundaise est en effet à la recherche d’un groupe de malfaiteurs qui travaillerait avec certains agents d’établissements bancaires pour dépouiller certains clients de l’argent qu’ils viennent de retirer.
Enfin, il est très vivement recommandé de faire preuve d’une très grande vigilance lors d’éventuelles baignades sur les rives du lac Tanganyika, le nombre d’attaques de crocodiles et d’hippopotames étant élevé : se renseigner, choisir des lieux de baignade dégagés, connus, fréquentés, ne pas s’y rendre seul et en tout état de cause, rester très prudent.

Transports
Le réseau routier est assez satisfaisant. Les routes asphaltées sont d’assez bonne qualité mais relativement étroites. La route Nationale 1, notamment dans sa portion Bujumbura-Bugarama, est particulièrement dangereuse (virages étroits, convois officiels rapides, transport d’essence, nombreux camions, revêtement déformé et interrompu en de nombreux endroits, beaucoup de cyclistes très chargés).
D’une manière générale, les routes au Burundi sont dangereuses pour le conducteur peu habitué aux conditions de conduite en Afrique : nombreux obstacles humains, animaux et matériels; brusques ruptures de la continuité du revêtement; pluies fréquentes et soudaines, rendant la chaussée glissante; mauvaise conduite fréquente des autres véhicules, nombreux cas de conduite en état d’ivresse. Insuffisance ou inexistence des moyens de secours d’urgence. La vitesse doit être adaptée en conséquence.
En cas d’accident de la route, aucun secours ne peut être assuré en dehors de la capitale.
Les conducteurs doivent en outre suivre strictement les règles de sécurité routière applicables en France : limitations de vitesse, port de la ceinture de sécurité, siège enfant, ne pas téléphoner en conduisant.
Les transports collectifs (minibus, voiture et motos) sont formellement déconseillés (véhicules bondés, surchargés et mal entretenus, conducteurs n’ayant que des notions approximatives du code de la route, etc.). L’attention des voyageurs est attirée sur le danger réel qu’il y a à emprunter ces moyens de transport, et en particulier les moto-taxis, qui causent de nombreux accidents, souvent mortels, à Bujumbura. La location d’un 4x4 avec chauffeur est recommandée pour les déplacements à l’intérieur du pays.
Téléphone à appeler en cas d’accident de la circulation (police de la sécurité et de roulage): +257 22 22 51 24. Prévenir également l’ambassade.
Les excursions sur le lac doivent être faites via les cadres touristiques organisés.
La compagnie Kenya Airways assure des liaisons journalières vers Paris via Kigali, Nairobi et Amsterdam.
SN Brussels assure trois rotations par semaine vers Bruxelles (correspondance pour Paris) : mercredi, vendredi et dimanche soir.
Ethiopian Airlines assure quatre liaisons par semaine pour Paris via Addis-Abeba et Kigali ou Nairobi. On ne trouve plus d’avions à louer au Burundi.
Il n’existe pas de transport ferroviaire au Burundi.
Entrée / Séjour
Visa obligatoire (durée maximale d’un mois, dont la demande de prolongement avec un nouveau visa se fait au Burundi même). Passeport dont la validité est d’au moins six mois supérieure à la date de sortie du territoire. Depuis janvier 2010, il n’est plus possible d’obtenir un visa d’entrée aux frontières du territoire burundais. Toute personne étrangère est désormais tenue de solliciter au préalable le visa d’entrée auprès de l’ambassade du Burundi la plus proche. La délivrance de visas à l’aéroport international de Bujumbura n’est officiellement plus autorisée.
Pour de plus amples informations, prendre l’attache de l’ambassade du Burundi à Paris, adresses des missions étrangères en France (sur le site de la Maison des Français de l’étranger).
Santé
Consulter son médecin et son dentiste et souscrire à une compagnie d’assistance couvrant les frais médicaux et le rapatriement sanitaire (fortement conseillé).
A noter que AMREF-Flying Doctors, basée à Nairobi, est la seule société pouvant assurer, moyennant un abonnement annuel, une évacuation médicalisée par avion depuis Bujumbura vers Nairobi.
Prévention du paludisme : maladie parasitaire transmise par les piqûres de moustiques qui impose le recours à des mesures de protection individuelle (sprays, crèmes, diffuseurs électriques, moustiquaires, etc.). A ces mesures, doit s’ajouter un traitement médicamenteux adapté à chaque individu : il convient de s’adresser à son médecin habituel ou à un centre de conseils aux voyageurs. Le traitement devra être poursuivi après le retour en France durant une durée variable selon le produit utilisé. Classification : zone 3.
Durant le séjour, et durant les deux mois qui suivent le retour, en cas de fièvre, un avis médical doit être pris rapidement. Pour information, l’association atovaquone-Paludrine (Malarone) n’est pas disponible sur place. Les voyageurs désireux de suivre ce traitement doivent donc l’emporter avec eux.
Les moustiques peuvent transmettre des maladies virales parfois sévères, il est donc recommandé de respecter les mesures habituelles de protection (vêtements longs, produits anti-moustiques à utiliser sur la peau et sur les vêtements, diffuseurs électriques) et ce, de jour comme de nuit.
La vaccination contre la fièvre jaune est obligatoire (à pratiquer dans un centre agréé). La mise à jour de toutes les vaccinations, notamment diphtérie-tétanos-poliomyélite est recommandée (épidémies fréquentes de poliomyélite). Il est par ailleurs conseillé d’apporter ses vaccins si l’on souhaite les faire sur place. Autres vaccinations conseillées : fièvre typhoïde, hépatites virales A et B, méningite à méningocoque, la rage (voir ci-dessous).
Le Burundi est régulièrement touché par d’importantes épidémies de méningite à méningocoque. La vaccination anti-méningococcique (A+C) reste fortement recommandée.
Prévention de la diarrhée du voyageur et du choléra :
Les épidémies de choléra sont très fréquentes.
Il est conseillé de :
ne pas boire l’eau du robinet. Préférer les eaux en bouteilles capsulées. A défaut, consommer de l’eau filtrée, bouillie et décontaminée.
éviter l’ingestion de glaçons, de jus de fruits frais, de légumes crus et de fruits non pelés.
éviter la consommation d’aliments (poisson, viande, volaille, lait) insuffisamment cuits.
veiller à un lavage régulier et soigneux des mains avant chaque repas (hygiène très stricte des mains notamment au sortir des toilettes).
Prévalence non négligeable du VIH - sida. Toute mesure de prévention est indispensable. En cas d’exposition au risque, les tests doivent être réalisés rapidement, dans les 24 heures. Ils sont disponibles dans la plupart des centres privés et publics de la capitale.
Quelques règles simples :
Éviter les baignades dans les eaux stagnantes (risque d’infection parasitaire).
Éviter de marcher pieds nus sur le sable et les sols humides.
Ne pas caresser les animaux rencontrés.
Veiller à votre sécurité routière (port de la ceinture de sécurité en automobile ou du casque en moto).
Ne jamais consommer de médicaments achetés dans la rue.
En cas d’hospitalisation durable, les structures hospitalières locales ne peuvent être conseillées. Le médecin conseil de l’Ambassade de France, le Dr. Jacob Alaa Zaki, est joignable H24 aux numéros suivants : + 257 78 88 38 02 et + 257 79 91 33 45. En cas d’urgence, il est également possible de joindre l’Ambassade de France en appelant le téléphone de permanence (réponse H24) : + 257 22 20 30 01.
Institut Pasteur (fiche pays)
Institut de veille sanitaire
Organisation mondiale de la santé
Compléments
La présence, notamment sur les berges du lac Tanganyika, aux abords mêmes de Bujumbura, de crocodiles et d’hippopotames (animaux protégés), doit inciter à la plus grande prudence dans la fréquentation de ces lieux. La baignade dans le lac n’est jamais parfaitement sécurisée (présence toujours possible de ces animaux) et il est donc préférable de l’éviter. Il est recommandé en tout cas de prendre conseil avant de se baigner.PLAN DU SITE
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