Sécurité
La situation sécuritaire s’est stabilisée, le calme règne sur l’ensemble du territoire de la Bosnie-Herzégovine. Dans ce contexte, la présence internationale dans le pays a vocation à diminuer peu à peu.
Le pays étant caractérisé par la coexistence de trois communautés (bosniaque musulmane, croate catholique, serbe orthodoxe) et par la persistance d’antagonismes hérités de la guerre de 1992-95, les voyageurs sont invités à s’informer du contexte local et à faire preuve de la plus grande retenue dans leurs éventuelles prises de position concernant les développements politiques dans la région.
Certaines zones minées demeurant sur l’ensemble du territoire sans que cela soit toujours correctement indiqué, les voyageurs sont invités à ne pas quitter les routes goudronnées ou les chemins régulièrement fréquentés et, en tout état de cause, à ne pas les emprunter seuls.
Si le pays demeure sûr, on constate une légère progression du nombre d’actes relevant de la petite délinquance, en particulier dans les zones les plus touristiques : dans la ville de Mostar, le vol de portefeuille pendant que l’on regarde les plongeurs sauter du haut du Stari most est désormais un classique. Une certaine prudence est également de mise lors des pélerinages à Medugorje. Enfin, on soulignera la recrudescence des vols et effractions de véhicules dans les grandes villes. Les voyageurs sont invités à la plus grande vigilance dans les transports en commun (éviter le sac à dos) et sur les parkings non surveillés.
Il convient, ici comme ailleurs, de respecter les règles élémentaires de prudence.
Les bords des rivières ne sont pas stabilisés, en particulier le long de la Neretva. Les cavités souterraines sont nombreuses et extrêmement dangereuses. Les activités nautiques « sauvages » sont formellement déconseillées : les noyades sont fréquentes, même chez des professionnels aguerris.
Le massif montagneux de la Zelengora abrite l’une des dernières forêts primaires d’Europe (réserve de Perućica), peuplée d’ours, de loups et de serpents. La plus extrême prudence y est de mise et les visites ne sont autorisées que jusqu’à un certain point. Il est formellement déconseillé de tenter de s’écarter du parcours autorisé.
Certaines activités sportives comme le parapente sont à pratiquer avec la plus grande prudence en raison de la présence de zones minées. En octobre 2011, un parapentiste a perdu ses deux jambes dans un champ dont il ne pouvait voir, depuis le ciel, qu’il était miné.
L’attention des randonneurs et des cyclistes est appelée sur la présence de meutes de chiens à l’état sauvage en dehors des grands axes routiers.
Carte
ATTENTION : PRESENCE DE MINES SUR LE TERRITOIRE

BH
Transports
Il est formellement déconseillé de s’écarter des routes goudronnées ou des chemins régulièrement fréquentés en raison de la présence de mines sur le territoire.
La plus grande prudence est requise car l’état des routes n’est pas entièrement satisfaisant : nids de poule, tronçons non goudronnés, absence de marquage au sol, revêtement vite glissant. Le respect du code de la route est, par ailleurs, aléatoire (dépassements dangereux en particulier). La présence d’animaux sur les routes n’est pas rare.
Le relief extrêmement montagneux du pays rend les conditions de circulation souvent difficiles en hiver, les routes n’étant pas forcément dégagées, et de nombreux cols restant fermés.
Il convient de respecter scrupuleusement les règles du code de la route : les forces de police sont extrêmement présentes en milieu rural et urbain et équipées de systèmes radars très performants. Les limitations sont de 50km/h en ville, de 80 km/h sur routes, de 100 km/h sur les routes 2 x 2 voies et 130 km/h sur les autoroutes. Les amendes ne doivent pas êtres payées directement à l’agent "verbalisateur" mais sous 8 jours, à la poste ou à la banque. La possession d’un triangle, d’une trousse de secours, d’ampoules de réserve est obligatoire dans les véhicules. En cas d’accident, il convient de ne déplacer en aucun cas le véhicule.
La carte verte internationale est exigée à l’entrée du pays.
Le réseau ferré est satisfaisant. Les villes de Banja Luka, Sarajevo et Mostar sont correctement desservies.
L’essentiel du trafic international passe par l’aéroport de Sarajevo, qui ne dessert directement aucune ville française. Les vols les plus fréquents se font à destination de Vienne, Ljubljana, Zagreb, Munich et Belgrade. Les conditions climatiques empêchent parfois les avions d’atterrir à Sarajevo pendant le long hiver bosnien (brouillard, neige…).
Entrée / Séjour
Pour un séjour inférieur à 3 mois, il convient d’être muni d’un passeport ou d’une carte nationale d’identité en cours de validité suffisante pour la durée du séjour (NB : si vous êtes en possession d’un document d’identité périmé, il vous sera impossible de quitter le territoire).
Il convient de s’assurer, en particulier lors d’un passage frontalier par la route, que le passeport a été correctement visé par les autorités et qu’il comporte bien la date d’entrée sur le territoire bosnien. A défaut, une amende, payable sur le champ, pourra être exigée lors de la sortie du territoire.
Santé
Consulter le médecin traitant avant le départ et contracter une assurance de rapatriement sanitaire.
La Bosnie-Herzégovine n’étant pas à l’abri du risque d’épidémie de grippe aviaire, les recommandations générales d’hygiène sont préconisées en cas d’épidémie.
Il est conseillé de mettre à jour ses vaccinations diphtérie-tétanos-poliomyélite.
L’eau du robinet est potable mais on peut lui préférer l’eau en bouteille.
Hôpital d’Etat de Sarajevo ("Kosevo bolnica")
Adresse : Bolnicka 25, Sarajevo
Tél. : +387 33666620 / +387 33444800
Urgences hospitalières ("Hitna Pomoc", équivalent du SAMU) : 124
Numéro d’urgence des pompiers : 123
Hôpital de Banja Luka
Adresse : Zdrave Korde 1, Banja Luka
Tél. : +387 51216725 / +387 51308111
Hôpital de Mostar ("Sveučilišna klinička bolnica")
Adresse : Kralja Tvrtka bb, Mostar
Tél. : + 387 36336500
Compléments
Respecter en toutes circonstances les différentes communautés ethniques.
Tous les biens (même les dons humanitaires) en provenance d’une association non immatriculée en Bosnie-Herzégovine et n’ayant de ce fait, pas de numéro d’enregistrement douanier, sont soumis à des droits de douane à l’entrée du territoire bosnien. En cas de refus de s’acquitter de ces droits, le convoi est bloqué par les services des douanes. En revanche, les organisations non immatriculées en Bosnie-Herzégovine peuvent faire une donation de biens humanitaires à un organisme humanitaire local, par exemple la Croix-Rouge bosnienne, qui se charge des transactions administratives et de l’acheminement des biens.
En outre, l’introduction de produits alimentaires et médicaux fait l’objet de restrictions d’ordre vétérinaire et sanitaire. Leur importation est de ce fait vivement déconseillée.
A la lumière de plusieurs affaires de trafic d’armes et de stupéfiants dans la région des Balkans, il convient de garder à l’esprit que les autorités de Bosnie-Herzégovine peuvent faire preuve d’une grande sévérité envers les ressortissants étrangers accusés de se livrer à ce type d’activité : les peines prononcées à leur encontre peuvent aller jusqu’à 10 ans d’emprisonnement, assortis d’une interdiction du territoire et d’une forte amende. En outre, les conditions d’incarcération, variables d’une prison à une autre, peuvent se révéler particulièrement pénibles, dans un environnement linguistique strictement bosnophone. Il est à souligner notamment que le mode de détention est indépendant de la nature de la condamnation et que des voleurs à la tire peuvent être amenés à partager leur cellule avec des criminels de guerre.
La monnaie de Bosnie-Herzégovine est le mark convertible (BAM ou KM à parité fixe à 0,5€). Les distributeurs de billets sont très répandus dans les villes principales de Bosnie-Herzégovine. Le paiement par carte de crédit est de plus en plus développé. En revanche, depuis août 2010, une loi interdit aux commerçants d’accepter les euros.
Taux d’alcoolémie autorisé : 0,3g/l.
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