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Pérou

Organisation de l’enseignement supérieur

L’enseignement supérieur au Pérou se décline en 4 catégories d’établissements, pouvant être publics ou privés.

- Les Universités

Le Pérou compte 140 universités en 2013 dont 51 publiques et 89 privées.

En 2010, date du dernier recensement national opéré par l’Assemblée Nationale des Recteurs (ANR), la population étudiante atteint 782970 étudiants en 1er cycle et 56.358 en 2ème et 3ème cycles soit un total de 839 328 étudiants, pour une population nationale de l’ordre de 30 millions d’habitants.

Il est à noter qu’entre 1996 et 2010, le nombre d’étudiants de 2ème et 3ème cycle a été multiplié par 5.2 passant de 10.818 à 56.358 étudiants.

Aussi, sur la même période, le personnel enseignant a plus que doublé en passant de 25.795 à 59.085.

Les universités publiques accueillent 333 766 étudiants (soit 39,5%) encadrés par 21 434 enseignants et les universités privées reçoivent, quant à elles, 505 562 étudiants (soit 60,5%) et emploient 37 651 enseignants.

En 2013, on estime à 1000, le nombre d’étudiants péruviens en France. Pour l’année 2012, le consulat a délivré 310 visas d’étude à des ressortissants péruviens.

L’enseignement universitaire est régi par la Loi universitaire n°23733 du 9 décembre 1983, qui détermine la finalité et le statut des universités. Cette loi leur confère une autonomie importante en matière d’organisation de leurs cursus et de fonctionnement interne ainsi qu’en termes de gestion de leurs ressources. Elles ne sont pas placées sous la tutelle directe du Ministère de l’Education. Néanmoins, les universités publiques continuent de dépendre, partiellement, des subventions ministérielles.

En 2013, un projet de loi universitaire est en discussion : il vise entre autre, à créer une entité autonome au sein du Ministère de l’Education pouvant régir le fonctionnement des universités, accréditer la qualité des universités en se substituant en partie à l’Assemblée Nationale des Recteurs (ANR). L’opposition du monde universitaire est forte et cette loi ne devrait pas être adoptée avant la prochaine législature.

Le décret législatif n°882 de Promotion de l’Investissement privé dans l’Education du 9 novembre 1996, a conduit à la création d’universités à but lucratif, soumises, par conséquent, aux règles du marché privé.

Il en résulte la coexistence, au sein du système universitaire péruvien actuel, d’universités publiques, d’universités privées sans but lucratif, sous forme associative, et d’universités privées à but lucratif, qualifiées « d’universités-entreprises ». Ces dernières ne sont pas gouvernées par la recherche de l’excellence du niveau académique, ni par une volonté de reconnaissance de la part de la communauté universitaire, mais se plient aux exigences mercantiles du jeu de l’offre et de la demande.Cette libéralisation s’est instantanément traduite par une forte augmentation du nombre d’Universités privées, passant ainsi de 33 en 1996 (pour 28 publiques) à 56 en 2009 (pour 36 publiques). 60 universités (65%) relèvent aujourd’hui de la Loi universitaire n°23733 et sont donc non lucratives, tandis que 32 universités (35%) sont des entreprises à but lucratif régies par le Décret-loi n°882.

Bien que l’entrée dans le système universitaire soit régulé par le CONAFU, organe indépendant de l’ANR, créé par la loi n°26439 du 20 janvier 1995 afin d’évaluer et accréditer les nouvelles universités publiques et privées, une forte hétérogénéité caractérise l’université péruvienne actuelle. De nombreuses disparités sont ainsi à souligner en termes de qualité, de taille, de droits d’inscription, de salaires des enseignants, de moyens dédiés à la recherche ou encore de priorités d’enseignement.

Les inégalités se cristallisent notamment entre Universités publiques et privées, en raison d’un désengagement constant de l’Etat péruvien du financement des universités publiques. Celles-ci sont dès lors contraintes d’imaginer de nouvelles sources d’autofinancement, en multipliant notamment les formations de niveau Master (postgrados), dont l’accès est soumis à des droits d’inscription plus élevés (665 Maestrias publiques et 323 Maestrias privées).

L’extrême centralisme du Pérou dessert, par ailleurs, le développement des universités de province, à l’exception des villes d’Arequipa et de Trujillo, au profit de celles de la capitale Lima, privilégiées par les étudiants. En dépit des réformes décentralisatrices en cours, certaines universités, parfois véritablement démunies, peinent à maintenir la qualité de leurs formations.

- Les Instituts Supérieurs Technologiques (IST) : Formation technique

Ces instituts, indépendants des universités, dispensent des formations courtes et professionnalisantes de 3 ans dans les domaines de la santé, de la mécanique, de la construction, de la comptabilité, du secrétariat, du tourisme, de la gastronomie ou encore du secteur tertiaire en général. Ils dépendent du Ministère de l’Education. 906 Instituts technologiques sont actuellement répertoriés et accueillent 228 657 élèves, dans environ 250 spécialités.

Parmi ces IST, TECSUP est à mentionner, notamment dans le secteur minier et de la sous-traitance. Depuis 25 ans, TECSUP, propose ainsi une mission d’accompagnement des entreprises dans leur recherche de compétitivité et se positionne sur la formation, initiale et continue, des techniciens supérieurs. TECSUP est implanté dans les trois principales villes du pays.

Le SENATI, financé en partie par le secteur privé péruvien a pris de l’ampleur ces dernières années : il est présent sur tout le territoire national et a récemment signé un accord avec le ministère de l’éducation afin de former des techniciens bénéficiaires de bourses d’inclusion sociale (« beca 18). Selon le SENATI, le Pérou a besoin de 300.000 techniciens en 2013 afin de soutenir la croissance et l’activité économique d’un pays dont l’exploitation des ressources naturelles constitue un pan important de la croissance.

La qualité de ces Instituts est inégale mais certains d’entre eux sont de très bon niveau et forment efficacement des techniciens dédiés aux secteurs dits intermédiaires, dont le Pérou a particulièrement besoin.

- Les Instituts Supérieurs Pédagogiques (ISP) : Formation pédagogique

Ces instituts forment en 5 ans les futurs maîtres de collège et sont aussi placés sous la tutelle du Ministère de l’Education (399 en 2004, 150 publics et 249 privés).

La formation des enseignants au Pérou est assurée, en 5 ans, au sein des Facultés d’Education des universités ainsi qu’au sein des Instituts supérieurs Pédagogiques (ISP). Au cours des 10 dernières années, les ISP privés ont été multiplié par 4. Le Pérou compte ainsi actuellement près de 416 ISP (179 publics et 237 privés) et 54 Facultés d’éducation (29 publiques et 25 privées), lesquels forment, chaque année, environ 30 000 nouveaux enseignants.

Si les Facultés d’Education bénéficient de l’autonomie universitaire et peuvent élaborer leurs propres contenus de formation, les ISP publics, pour leur part, relèvent du Ministère de l’Education et doivent respecter un programme national déterminé par le Ministère.

- Les Instituts de Spécialisation et de Recherche : "Escuelas de Postgrado"

Il s’agit d’Instituts de formation supérieure et de spécialisation, liés aux Universités publiques ou privées, accessibles aux étudiants titulaires d’un « Bachiller » (5 années d’études supérieures après la fin de la classe de Seconde, équivalent à une Licence dans le système L-M-D), pour y suivre des études de Maestria (Master), puis de Doctorado (Doctorat).

Les formations de « Postgrado », qu’elles se déroulent au sein d’un établissement public ou privé, sont toutes soumises à des droits d’inscription élevés.

Il y a 163 formations doctorales au Pérou en 2013. Les formations doctorales sont principalement accessibles dans les Universités privées.

Mise à jour : 19.11.13


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