Le ministère des Affaires étrangères et européennes continue sa mobilisation dans la lutte contre la grippe aviaire avec les autres administrations compétentes. La mission du ministère concerne plus particulièrement la sécurité des Français de passage ou résidant à l’étranger. 14 millions de touristes français se rendent chaque année à l’étranger et plus de deux millions de nos ressortissants y résident de façon permanente.
Lire1) Information des voyageurs et des communautés françaises vivant à l’étranger
2) Préparation des ambassades
3) Protection des communautés françaises
4) Coopération internationale
5) Organisation du ministère des Affaires étrangères
6) Pour en savoir plus
Depuis 4 ans, une cinquantaine de pays sont confrontés à des cas d’influenza aviaire, dite grippe aviaire, touchant principalement des élevages de volailles. Plusieurs cas isolés de transmission du virus aviaire (H5N1) du volatile à l’homme ont été enregistrés Face aux risques potentiels d’une mutation du virus responsable de la grippe aviaire, le virus H5N1, en un virus transmissible de l’homme à l’homme, pouvant déboucher sur une pandémie à l’échelle mondiale comparable à celle de la grippe espagnole des années 1918/1919, les autorités sanitaires mondiales et les gouvernements nationaux se mobilisent.

©IRD
En prévision d’une possible pandémie de la grippe aviaire, le ministère des Affaires étrangères a pris les dispositions suivantes :
A l’heure actuelle, les déplacements dans les pays touchés ne sont pas limités mais le ministère des affaires étrangères, en liaison avec le ministère de la Santé, émet sur son site des conseils de prudence et d’hygiène.
Chaque ambassade dans les zones affectées a désigné un médecin référent, point de contact médical du ministère des Affaires étrangères, dans l’hypothèse du déclenchement d’une pandémie. A l’heure actuelle, le réseau des médecins référents est opérationnel pour l’ensemble de nos ambassades.
Chaque ambassade met à jour régulièrement « plan d’urgence grippe aviaire », identifiant notamment les possibilités de recours au système hospitalier local.
Les ambassades réunissent sur une base régulière les « comités de sécurité » mis en place dans chaque pays pour partager l’information disponible sur le risque pandémique local ; il a été demandé à nos ambassades dans les pays touchés d’assurer une étroite coordination avec les filiales d’entreprises françaises présentes dans la zone.
Le gouvernement a doté nos ambassades et consulats (hors UE) de médicaments anti-viraux type Tamiflu et de masques de protection, de sorte que 30% des Français de l’étranger puissent être pris en charge (c’est le même ratio que celui retenu par le ministère de la santé pour le territoire national).
Compte tenu du risque notamment en Asie et par mesure de précaution, les communautés françaises seront prises en charge en totalité (100% de doses de Tamiflu mises en place).
La France est le seul pays du monde à assurer une telle protection à ses ressortissants à l’étranger.
Le ministère des Affaires étrangères coordonne la réponse apportée par la France aux demandes d’aide bilatérale d’ores et déjà exprimée par plusieurs pays (envoi de vétérinaires, surveillance épidémiologique,...) et par les organisations internationales, dont l’Organisation mondiale de la Santé (OMS), l’Organisation pour l’alimentation et l’agriculture (OAA/FAO) et l’Organisation mondiale de la santé animale (OIE).
La France a annoncé lors de la conférence des donateurs sur la grippe aviaire qui s’est réunie à Pékin les 17 et 18 janvier 2006, une contribution de 26,4 millions d’euros aux efforts internationaux de lutte contre l’épizootie et de prévention d’une possible pandémie.
La contribution française se répartit entre un volant multilatéral et un volant bilatéral :
pour le premier volant, il s’agit d’une contribution de 10 millions d’euros aux programmes de l’Organisation des Nations unies pour l’Agriculture et l’Alimentation (FAO/OAA), de l’Office International des Epizooties (OIE), et de l’Organisation Mondiale de la Santé (OMS), ainsi que du financement de dix postes d’assistance technique sur trois ans pour un montant de 4,2 millions d’euros .,
s’agissant du volant bilatéral, il recouvre, d’une part, une contribution de 9,2 millions d’euros, dont 6,6 millions via l’Agence Française de Développement (AFD) et 2,6 millions du ministère de la Santé, pour financer des actions de coopération et d’appui aux Instituts Pasteur et, d’autre part, une contribution de 3 millions d’euros pour le financement d’actions bilatérales consacrées à l’AFD au Laos (2 millions) et au Cambodge (1 million).
De nouveaux engagements ont été pris à Bamako (6-8 décembre 2006) pour un montant de 8 millions d’euros, consacrés entre autres au renforcement des capacités des laboratoires africains.
Sur instruction du Ministre, une cellule « grippe aviaire » a été mise en place auprès de la direction des Français de l’étranger, avec un Ambassadeur chargé de la coordination de la lutte et un médecin.
Site interministériel spécial grippe aviaire
Lire le dossier complet de l’AFSSA sur la grippe aviaire
| Tableau récapitulatif des mesures prises au niveau communautaire pour lutter contre la grippe aviaire (PDF, 79.3 ko) |
Mise à jour : 06.02.07