DUTILLEUX Henry (1916)
Biographie
Angers, 22 janvier (1916)
C’est en 1933 qu’il rentre au Conservatoire de Paris, où il a pour maîtres Noël Gallon (contrepoint et fugue), Philippe Gaubert (direction d’orchestre) et Henri Busser (composition). Il en sort avec un premier prix d’harmonie, puis de contrepoint et de fugue, avant d’obtenir le Grand Prix de Rome de composition en 1938. Ses premières œuvres seront créées pendant la guerre (Quatre mélodies pour chant et piano, en 1943, Gêole pour chant et orchestre, en 1944).
Nommé en 1945 Directeur du Service des illustrations musicales de la Radiodiffusion française (poste qu’il occupera jusqu’en 1963), il est en contact avec des musiciens de toutes les tendances, ce qui contribue énormément à enrichir sa propre expérience de compositeur : sa première symphonie est créee en 1951 par Roger Désormière et l’orchestre National, le ballet Le Loup en 1953 par la compagnie Roland Petit... La Deuxième Symphonie (1959), créée par Charles Münch à Boston, puis Les Métaboles (1965), une de ses œuvres les plus fréquemment jouées, enfin le Concerto pour violoncelle et orchestre, « Tout un monde lointain », commandé par M. Rostropovitch, lui assurent un sucès qui ne démérite pas. Son quatuor à cordes « Ainsi la nuit » est bissé lors de sa première audition à Paris, fait exceptionnel pour une œuvre de musique contemporaine.
Grand prix national de la musique en 1967 pour l’ensemble de son œuvre, il est nommé en 1970 professeur de composition au Conservatoire de Paris.
Peu abondante, mais d’une exceptionnelle qualité, l’œuvre de Dutilleux a toujours fait l’unanimité. Refusant tout systématisme, son langage, très personnel, se caractérise par une grande souplesse rythmique et mélodique, qui s’appuie sur une instrumentation raffinée et subtile. Reflet d’une profonde vérité intérieure, elle allie poésie et imagination à une recherche d’écriture dense et complexe.
Œuvres
| Orchestre | |
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| Première symphonie (1951) |
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| Deuxième symphonie, « Le Double » (1959), Métaboles (1964), « Tout un monde lointain », concerto pour violoncelle et orchestre (1970), « Timbres, Espace, Mouvement », ou « La nuit étoilée » (1977) |
| Musique vocale | |
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| Quatre mélodies pour chant et orchestre (1942-43), « La Geôle », sur un poème de J. Cassou, pour chant et orchestre. (1944) |
| Musique de chambre | |
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| Sonate pour flûte et piano (1943), Sonate pour hautbois et piano (1947) |
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| Sonate pour piano (1948), Quatuor à cordes « Ainsi la nuit » (1977) |
Discographie
Symphonies 1 et 2 « Le Double »
Orchestre de Paris, dir. Barenboïm. CD Erato, réf 2292-45287-2.
Métaboles
Orchestre National de l’ORTF, dir. Ch. Münch (enr. 1967). CD Erato, réf. 2292-456989-2. (avec : Honegger : Symphonie N° 4).
Timbres, Espace, Mouvement
Orchestre de Paris, dir. S. Bychkov. CD Philips, réf. 438 008-2. (avec : Métaboles, Symphonie N° 2).
« Tout un monde lointain », concerto pour violoncelle et orchestre
M. Rostropovitch, violoncelle, orchestre de Paris, dir. S. Baudo. CD EMI, réf. 7493042.
Sonate pour piano
Marie-Catherine Girod, piano. CD Solstice, réf. SOCD 18. (avec : Sonate pour piano de G. Auric et de Jolivet).
« Ainsi la nuit », quatuor à cordes
Quatuor Arditti. CD Sony, réf. SK 25554. (avec : Dusapin : quatuors N° 2 et N° 3, « Times zones »).
Bibliographie
Humbert, Daniel, Henri Dutilleux, l’oeuvre et le style musical - Champion-Slatkine - Paris : Genève, 1985.




