BINCHOIS, Gilles ou de Binche 1400 - 1460
Biographie
Mons (Belgique), vers 1400/Mons, septembre 1460
Fils d’un bourgeois de Mons, il fut ordonné prêtre, peut-être après avoir été soldat. Si l’on ignore tout de sa formation musicale, il est cité pour la première fois en 1419, comme organiste de la collégiale de Mons. Installé à Lille vers 1423, il est alors, pour un temps, au service du Duc de Suffolk, dont les armées anglaises occupent le Nord de la France, mais dès 1426, on le retrouve en Hainaut, à la cour du Duc Philippe le Bon, où il va faire l’essentiel de sa carrière : il semblerait notamment que son seul motet connu, Nove cantum melodie, ait été composé à l’occasion du baptême du prince de Bourgogne, Antoine, en 1431, et que Binchois fut associé aux réjouissances du « Vœu du faisan », à Lille, où a été exécutée la célèbre chanson « Je ne vis oncques la pareille » (attribuée par d’autres sources à Dufay, mais les deux musiciens furent en contact étroit). Retiré, à la fin de sa vie (1452), à Soignies (près de Mons), où il devient prévôt de la collégiale Saint-Vincent, il meurt en 1460.
Œuvres
Bien que souvent cité comme un compositeur de musique religieuse dans les textes de l’époque, ce sont surtout les œuvres profanes qui nous sont parvenues, dont certaines connurent une grande popularité.
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| 54 chansons, presque toutes à trois voix (47 rondeaux et 7 ballades) |
Toutes chantent l’amour courtois, sur des poèmes d’auteurs souvent inconnus, parfois célèbres, comme Christine de Pisan, Alain Chartier ou Charles d’Orléans. Leur beauté mélodique et la mélancolie qui s’en dégage, qui en font le prototype de l’art de cour au XVème s., permettent de classer Binchois parmi les grands compositeurs de l’époque, bien qu’il reste par ailleurs assez traditionnel.
Discographie
Chansons (anthologie)
Clemencic Consort. CD Harmonia Mundi, réf. HMC 40-069.(avec : Messe et Motet Magnificat).
Chansons. Anthologie.
Ens. Gilles Binchois, dir. D.Vellard. CD Harmonic Records, réf. H/CD 8.719. (avec Dufay : Chansons, motets).




