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Action culturelle
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Action culturelle pointillés

La manifestation culturelle "Ulysse 2009" s’est déroulée dans le bassin méditerranéen sur les traces d’Ulysse du 7 au 23 octobre.

Ce voyage, qui s’est fait à bord du navire français "La Meuse", grâce au soutien de la Marine Nationale, a commencé à La Valette, fait escale à Tunis, Tripoli et Limassol avant d’accoster à Beyrouth à la veille de l’inauguration de la 16ème édition du Salon du livre de Beyrouth.

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Introduction


La politique artistique
Coopération culturelle et développement
Culture et diversité

La politique artistique

Dans le domaine des arts et de la culture, la DgCiD travaille de concert avec les services compétents du ministère de la Culture et de la Communication et bénéficie de l’expertise de CulturesFrance

Au cours de l’année 2005, le ministère des Affaires étrangères a organisé quelque 10 000 manifestations culturelles. Pour faire aboutir l’ensemble des missions qui lui sont confiées, la DgCiD s’appuie sur le réseau des établissements culturels français et des alliances françaises. Ensemble, ils tissent des liens privilégiés et répondent à un objectif clair : faire connaître à l’étranger les œuvres des artistes français.

Mais accueillir des cultures étrangères en France, construire des réseaux durables d’échanges créateurs entre artistes comme entre responsables des politiques culturelles comptent également parmi les priorités de la DgCiD. Elle met à cet effet en œuvre des programmes de formations, des stages, des résidences et organise des rencontres dans tous les secteurs de la culture. Soutenir des évènements pluridisciplinaires qui, dans tel ou tel pays, mettent la France à l’honneur et montrent la diversité de sa production culturelle, constitue l’un des nombreux aspects de cette politique. L’année de la France en Chine (2004-2005) a été l’occasion de co-organiser avec les autorités chinoises et des partenaires locaux plusieurs centaines de manifestations dans les domaines artistique, scientifique ou éducatif à Pékin, Shangaï, Hong Kong, Chengdu, Chongquing, Shenzhen, Vuhan et de nombreuses autres villes chinoises. D’autre part, les saisons étrangères en France permettent de diffuser, dans tous les domaines, la richesse créative du pays accueilli. Ainsi, la France, après l’année de la Chine en 2003-2004 suivie de l’année de la France en Chine, a accueilli en 2005 la saison culturelle du Brésil. Invité à présenter à Paris comme en province les différents aspects de sa culture, le pays se découvre et s’expose sous toutes ses coutures. Enfin en 2006 a eu lieu le festival francophone en France du 16 mars au 9 octobre (francofffonies).

Le succès public de ces opérations permet de valoriser, à l’international, l’image d’une France ouverte sur le monde. À l’échelle de l’Europe, le Traité de Maastricht (1992) a vu les compétences de l’Union s’étendre au domaine de la Culture par son devoir de contribuer « à une éducation et à une formation de qualité ainsi qu’à l’épanouissement des cultures des États membres ». L’action communautaire ne se substitue pas à celle des Etats, mais la complète afin d’encourager la coopération culturelle. Des programmes européens sont mis en place à cet effet dans les domaines de la création artistique, de la formation et du développement culturel (www.relais-culture-europe.org). L’Union européenne s’engage pour le respect et la promotion de la diversité de ses cultures. La France, elle, se fait l’écho de cette préoccupation en stimulant la diversité culturelle. Celle-ci renvoie aux différentes expressions culturelles, qu’il s’agisse du patrimoine ou de la création. Et jette des passerelles entre les cultures, favorisant ainsi leur compréhension mutuelle et la créativité, gages d’enrichissement commun. Elle recouvre le droit des États à soutenir à la fois la création nationale et l’accès du public à la pluralité des cultures du monde (cf. § « Culture et diversité »).

Le ministère des Affaires étrangères offre également à la création contemporaine le rayonnement qui lui revient. Et s’engage à la porter de toute sa conviction à travers des programmes thématiques mis en œuvre dans le domaine du théâtre et des musiques actuelles. « Act French » (une saison de théâtre à New-York) et « Générations Musique » (au Moyen-Orient et au Maghreb) sont, dans le même temps, l’opportunité de sceller des partenariats pérennes entre artistes et opérateurs culturels français et étrangers.

La DgCiD mène par ailleurs une politique de coopération et de développement en direction des pays de la Zone de Solidarité Prioritaire (ZSP) grâce, notamment, au programme Afrique en Créations. Ce programme, dont la gestion a été confiée en grande partie à CulturesFrance, participe au renforcement des capacités professionnelles des artistes et des opérateurs, en particulier dans le cadre de grandes manifestations pan-africaines. Parmi elles, figurent les Rencontres chorégraphiques de l’Afrique et l’Océan Indien, la Biennale d’Art contemporain de Dakar, la biennale de la Photographie de Bamako ou le Festival « Dialogues de corps » de Ouagadougou. La coopération française accompagne les artistes dans toutes les étapes de leurs parcours : depuis le début de leur processus créatif jusqu’à leur insertion dans les grands courants artistiques internationaux. Elle a ainsi contribué à l’organisation de la grande exposition d’art contemporain africain installée au centre Georges Pompidou, du mois de mai au mois d’août 2005, « Africa remix ». Puis, co-organise, avec la Comédie française, une opération de promotion des auteurs dramatiques africains contemporains.

Coopération culturelle et développement

Le « pilier culturel » du développement constitue une des priorités de la politique de coopération française. Dans le secteur artistique, le programme Afrique en Créations, conçu en 1990, a permis de mobiliser des fonds très significatifs auprès de nos partenaires bilatéraux, des ministères africains de la culture et de trois fondations privées situées aux États-Unis et aux Pays-Bas. Ces fonds démontrent ainsi la pertinence de l’engagement français dans ce secteur qui a contribué à l’émergence d’une économie de la culture génératrice d’emplois. Un nouveau programme d’« Appui aux expressions artistiques de la Zone de Solidarité Prioritaire (ZSP) » de 5,9 millions d’euros, confié en grande partie à l’Association française d’action artistique, a été lancé fin 2003.

La création contemporaine des pays du Sud relève désormais le défi de la concurrence internationale et impose sa modernité : de la passerelle des Arts à Paris qui a réuni plus d’un million de visiteurs autour des sculptures d’Ousmane Sow, aux biennales de Tananarive (danse), de Bamako (photo), de Cotonou (théâtre) et de Yaoundé (musiques urbaines), de Dakar ou de Johannesburg (arts plastiques). La présence des artistes africains s’affirme aussi dans les grands rendez-vous internationaux, à la Documenta de Kassel, comme lors des Biennales de Venise, Sao Paulo ou La Havane.

Toujours en Afrique, renforcer le rôle de la culture dans le développement humain et économique du territoire figurait parmi les grandes promesses des stratégies françaises de coopération. Aujourd’hui c’est un projet, nouveau-né, celui du fonds de solidarité prioritaire « Les musées au services du développement ». En collaboration étroite avec l’École du Patrimoine Africain de Porto-Novo au Bénin et le Musée du Quai Branly à Paris, son objectif principal est de mettre en œuvre une politique des musées africains à même de relancer leurs fréquentations.

Des actions spécifiques sont d’autre part menées en direction de la zone Caraïbe dans la perspective d’un programme « Caraïbes en Créations » (soutien à l’exposition « Latitudes Caraïbes » à Paris, ateliers de formation à Cuba avec le pianiste africain Ray Lema, diffusion des artistes des Caraïbes dans le cadre Rencontres de la Photographie de Bamako).

Les rencontres Nord-Sud « Territoires de la création » tenues à Lille en septembre 2000, celles des opérateurs culturels « Opérateurs culturels en réseau-OCRE » tenues à Bamako en octobre 2001, puis à Durban en septembre 2002, montrent toutefois qu’une action et une aide volontaristes demeurent nécessaires, dans des contextes économiques encore fragiles. Un nouveau bilan sera dressé à l’occasion des rencontres Afrique en créations prévues à Paris en 2006. Il permettra d’élaborer de nouvelles stratégies afin d’apporter un soutien renforcé aux opérateurs et entrepreneurs culturels de la ZSP.

Dans le domaine du livre et de l’écrit, les programmes d’aide mis en œuvre visent à lutter contre la pénurie chronique de livres et de documentation que connaissent les pays africains. D’un côté, il s’agit d’appuyer les bibliothèques, en les approvisionnant et en formant leurs personnels. De l’autre, d’aider à la constitution d’un secteur de l’édition en Afrique, en accordant une importance particulière aux publications pour la jeunesse, aux traductions, à la promotion des auteurs africains au Nord et au Sud.

L’engagement français en matière de développement culturel contribue également à renforcer les partenariats régionaux et à créer des passerelles entre pays anglophones, lusophones hispanophones et francophones.

Culture et diversité

La mondialisation et le développement rapide des industries culturelles au moyen des nouvelles technologies ont amené la communauté internationale à prendre conscience de la nécessité de préserver la diversité culturelle, c’est à dire de reconnaître le droit des États à mener des politiques de soutien aux activités culturelles comme de reconnaître le principe d’une égalité des cultures. Tels sont les objectifs de la Convention sur la protection et la promotion de la diversité des expressions culturelles adoptée par l’UNESCO en novembre 2005.

L’engagement de la France dans ce domaine prend des formes multiples. Parmi elles figurent les actions conduites sur le terrain dans différents pays au titre de la coopération internationale et du développement. Ces actions sont menées étroite liaison avec l’ensemble des partenaires professionnels et associatifs concernés. La promotion de la diversité culturelle dans les pays en développement participe des actions de coopération et de solidarité visant le développement durable et le dialogue des civilisations.

Une culture vivante évolue grâce à la solidité de ses racines et grâce à la richesse des dialogues et partages avec l’extérieur. La diversité culturelle présente deux aspects indissociables : la préservation des cultures, comme patrimoines spécifiques et la créativité, l’ouverture vers l’extérieur, l’échange.

Les pays en développement, en dépit de cultures riches et variées, éprouvent parfois des difficultés à développer les industries culturelles nécessaires à la production et à la diffusion de leur patrimoine culturel. Or, les biens et les services culturels sont porteurs de l’identité des peuples, de valeurs et de sens. À ce titre, ils ne peuvent être réduits à la seule dimension économique.

En réponse, la DgCiD met en œuvre différents programmes propices à l’épanouissement de la diversité culturelle. Ils assurent une plus grande liberté de création, l’accès du plus grand nombre aux biens culturels, une meilleure circulation de ces biens, la protection des droits des créateurs et auteurs dans le respect du multilinguisme.

Les instruments de cette politique sont bilatéraux et multilatéraux.

Des programmes sont mis en place dans le domaine audiovisuel comme par exemple le « Fonds Sud Cinéma » qui mobilisent près de 2,5 millions d’euros pour l’aide sélective à la production de longs métrages. Il est destiné aux pays d’Afrique, d’Amérique latine, du Maghreb, du Proche et Moyen-Orient, d’Asie à l’exception de la Corée, du japon, de Singapour et de Taiwan et des Caraïbes. Le secteur du livre et de l’écrit fait également l’objet de fonds de solidarité prioritaire (FSP) dont par exemple celui affecté à la « Lecture publique et la Documentation ». Depuis 2000 et jusqu’en 2006, celui-ci vise à mettre en place des réseaux de bibliothèques publiques et d’appui documentaire en Afrique, Asie et Moyen Orient. « Afrique en créations », l’un des programmes les plus ambitieux menés dans cette zone de solidarité prioritaire a pour mission de favoriser la présence de la création africaine contemporaine sur les marchés culturels français et européens. Il s’inscrit dans le programme plus général d’« Appui aux expressions artistiques » (2003-2006).

Par ailleurs l’organisation de saisons étrangères participent à la promotion de la diversité culturelle en permettant au pays invité de présenter les différentes facettes de sa culture, d’en approfondir ou d’en renouveler la perception auprès du public français. Le succès rencontré par les dernières saisons (Pologne en 2004, Brésil en 2005) témoigne de l’importance prise par ces manifestations.

Enfin, les instruments multilatéraux constituent une autre part importante de la politique de défense et de promotion de la diversité culturelle. La DgCID s’associe dans ce cadre avec différentes organisations. L’Organisation Internationale de la Francophonie est notamment un partenaire efficace et l’opérateur de nombreux projets pour le soutien à la production audiovisuelle, au spectacle vivant et à la littérature francophones ou des langues partenaires.

La France conduit avec l’UNESCO un programme d’expertise sur le patrimoine mondial et de formation au bénéfice des pays en développement. Le développement des réseaux de professionnels de la culture est en effet une priorité car il contribue à la déconcentration des secteurs de production et au développement des industries culturelles locales.

Modifié le 19/10/06

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