La France était présente au "Sommet de Cartagène pour un monde sans mines", seconde conférence d’examen de la Convention sur les mines antipersonnel, avec une importante délégation du ministère des Affaires étrangères et européennes et du ministère de la Défense, afin de témoigner de son engagement dans la lutte contre les mines antipersonnel en participant activement à ces travaux.
La France continue à soutenir sans relâche l’universalisation de cette convention signée à Ottawa en 1997. Aujourd’hui, 156 États sont parties à cette convention. Nous appelons instamment ceux qui ne l’ont pas signée, en particulier les principaux producteurs et utilisateurs, à en devenir partie. Ce texte a marqué une avancée considérable du droit international humanitaire et a eu de effets bénéfiques pour les populations civiles victimes des mines. Il faut rappeler que la France est à jour de toutes ses obligations au titre de cette convention. Elle a achevé la destruction de ses stocks de mines antipersonnel avant l’expiration de la période de 4 ans fixée par la Convention, en 1999. A la fin du mois de mai 2008, 10 mois avant l’expiration du délai de 10 ans qui lui était imparti, elle a achevé le déminage de la seule zone sous son contrôle contenant des mines antipersonnel, l’emprise militaire de La Doudah, sur le territoire de Djibouti.
La France a également ratifié, dès le 25 septembre 2009, la Convention d’Oslo d’interdiction des armes à sous-munitions, qui relève de la même démarche.
En cette occasion, nous soulignons et saluons le professionnalisme de nos démineurs militaires, dont l’un a encore été blessé la semaine dernière au sud du Liban au cours d’une opération de déminage menée dans le cadre de la FINUL.