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Le « Groupe de soutien à l’action contre les mines » se réunit plusieurs fois par an depuis la signature fin 1997 de la convention d’Ottawa. La France assure sa présidence au 1er trimestre 2008, après les Etats-Unis, la Suisse, l’Allemagne, etc. La date du 4 avril a été choisie afin de coïncider avec la journée mondiale de sensibilisation à l’action contre les mines, décidée par les Nations Unis. Moins d’un an avant la 1ère échéance fixée par la convention d’Ottawa pour l’accomplissement du déminage auquel se sont engagés ses signataires, ce rendez-vous est l’occasion de faire le point sur les progrès accomplis. Si ces derniers sont impressionnants, beaucoup reste à faire, surtout si l’on se place dans une optique de reconstruction et de développement dans les pays affectés.
Ce groupe informel de pays donateurs permet aux principaux pays pourvoyeurs d’assistance à l’action contre les mines de confronter leurs analyses, leurs difficultés, leurs projets dans ce domaine. L’absence de référence explicite à la convention d’Ottawa permet d’y associer quelques non signataires actifs dans ce domaine, en premier lieu les Etats-Unis. Les principales agences internationales sont associées à ses travaux, notamment en présentant les informations les plus récentes sur leur stratégie, leur coordination, leurs expériences :
le Service de l’action antimines des Nations Unies (UNMAS) qui dépend du Département des opérations de maintien de la paix ;
l’Unité de Lutte anti-mines du Bureau de Prévention des Crises et du Relèvement du PNUD ;
l’UNICEF ;
le Centre international de Déminage Humanitaire de Genève, unité de soutien à l’application de la convention d’Ottawa.
Les échanges de vues portent aussi sur un certain nombre de pays, souvent en raison des difficultés qu’ils rencontrent pour accomplir leurs obligations (destruction de leurs stocks, déminage des zones affectées, assistance aux victimes, sensibilisation préventive des populations), mais aussi par la réussite de leurs projets.
La présidence française du GSAM/MASG offre l’occasion de deux communications pour lesquelles Paris est particulièrement bien choisie :
de la part de Handicap International, l’une des ONG les plus actives au monde dans l’action contre les mines, dont le directeur général, le Dr Jean-Baptiste Richardier, présentera au GSAM les points les plus marquants ;
de la part du Comité d’Aide au Développement de l’OCDE qui conduit des travaux sur le thème connexe de la violence après les conflits, alors que les exigences du développement sont particulièrement fortes.(intervention à confirmer)
Cette rencontre permettra aussi à la France d’exposer les derniers développements intervenus depuis un an sous l’égide de la Commission nationale pour l’élimination des mines antipersonnel (CNEMA) :
élaboration d’une stratégie d’action durable contre les mines ;
formation d’un comité de liaison pour l’action antimines (CLAM) bénéficiant du soutien de France coopération international (FCI), GIP promouvant l’expertise française à l’international, afin d’améliorer la capacité des opérateurs français (ONG et entreprises) à répondre aux appels d’offre internationaux ;
recherches de nouvelles synergies en faveur de la lutte antimines, notamment grâce à la coopération décentralisée ;
soutien au développement de l’école de formation au déminage humanitaire de Ouida au Bénin, qui fait partie des capacités africaines de maintien de la paix.
Soucieux de rester en prise avec les réalités, le GSAM/MASG effectue chaque année une visite de terrain. Le choix du projet pour 2008 devrait être arrêté le 4 avril à Paris.
Le Groupe de Soutien à l’Action contre les Mines (GSAM), ou Mine Action Support Group (MASG) créé en 1998, immédiatement après la signature de la convention d’Ottawa, a comme ambition de :
fédérer les programmes humanitaires de lutte antimine développés par les grands Etats donateurs du monde,
d’harmoniser la définition des priorités données à leur programmes respectifs de lutte antimine,
d’augmenter le soutien financier des grands donateurs dans les situations et les pays où cela est particulièrement nécessaire.
A l’heure actuelle, le GSAM comprend en théorie 27 donateurs : L’Allemagne, l’Australie, l’Autriche, la Belgique, le Canada, la Chine, la Commission Européenne, le Danemark, l’Espagne, les Etats Unis, la Finlande, la France, la Grèce, l’Ireland, l’Italie, le Japon, la Lituanie, le Luxembourg, les Pays-bas, la Nouvelle Zélande, le Portugal, la République de Corée du Sud, la Slovénie, la Suède, la Suisse et le Royaume Uni (soulignés : pays attendus à Paris le 4 avril 2008).
Le GSAM s’est réuni initialement soit à New York soit à Genève, ces sites villes facilitant la participation active des agences compétentes des Nations Unies, notamment de l’UNMAS (United Nation Mine Action Service), du PNUD, de l’UNICEF, du Centre international de déminage humanitaire de Genève (CIDHG). La Belgique, l’Allemagne, la Suisse, les Pays-bas et les Etats-Unis (2006-2007) ont jusqu’à présent présidé le GSAM. A partir de 2008, la présidence du GSAM est assurée par les Etats participants sur la base d’une rotation tous les trois mois.