Communiqué de Bernard Kouchner et de Nathalie Kosciusko-Morizet
"La France considère essentiel le maintien de l’unité du réseau Internet et a toujours soutenu que la responsabilité de garantir sa sécurité et sa stabilité ne pouvait échoir à un seul gouvernement ou à une seule organisation privée. C’est pourquoi elle appelle, depuis plusieurs années, à une prise en compte des intérêts et des recommandations des gouvernements du monde entier dans la gestion de cette infrastructure vitale et désormais partagée par tous qu’est devenu Internet. Le ministre des Affaires étrangères et la Secrétaire d’Etat à la Prospective et au Développement de l’économie numérique saluent en conséquence les réels progrès contenus dans le nouvel accord (Affirmation of Commitments) signé entre le Département du Commerce américain et l’ICANN, le 30 septembre dernier."
LireLe rayonnement de la France dans le monde passe obligatoirement, aujourd’hui, par une utilisation intensive des technologies de l’information et de la communication. Qu’il s’agisse de la promotion des sons, des images et des idées françaises ou de celle de la filière française du multimédia dans son ensemble, tous les médias numériques sont sollicités : la radio et la télévision par satellite, l’Internet ainsi que les médias plus tradtionnels qui continuent à être utilisés.
L’offre française en matière de contenus numérique est riche et diversifiée. Sa visibilité et sa promotion à l’international, particulièrement pour ce qui concerne la filière française du jeu vidéo, représentent un enjeu à la hauteur de l’importance des nouveaux marchés de cette filière, comparables à ceux de l’industrie cinématographique.
L’utilisation accrue des technologies de l’Information, si elle représente pour la France un moyen puissant de rayonnement à la fois culturel et économique, signifie également, pour les pays du Sud, une opportunité de développement. En permettant un accès plus démocratique aux savoirs et à l’information, en facilitant une production locale de contenus et d’applications générant localement des revenus, en permettant une baisse drastique des coûts des télécommunications dans ces pays, en appuyant leurs efforts en matière d’éducation, d’environnement, de bonne gouvernance pour ne citer que quelques exemples, la progression de l’accès à Internet en Afrique peut avoir aujourd’hui un impact sur le développement, comme en témoignent notamment les recommandations de la communauté internationale en matière de lutte contre la fracture numérique Nord/Sud.
En permettant une mondialisation et une accélération de l’échange d’informations et de produits, cette économie nouvelle portée par les technologies de l’Information pose également des questions cruciales en matière d’harmonisation du droit et de coopération internationale pour lutter contre la cybercriminalité.
Pour ces raisons, l’action du Ministère des affaires étrangères dans le domaine des TIC à l’international s’articule autour de trois axes principaux :
l’utilisation des TIC au service du rayonnement de notre pays
l’appui aux stratégies de réduction de la fracture numérique Nord/Sud et aux actions de développement utilisant les TIC
la participation aux négociations internationales portant sur la gouvernance de l’Internet et la lutte contre la cybercriminalité.