La priorité accordée par la communauté internationale à la lutte contre la pauvreté et la recherche d’une meilleure efficacité de l’aide au développement a contribué à l’émergence de nouveaux instruments d’appui financier. Les résultats mitigés des plans d’ajustement structurels ont montré l’importance de mettre en œuvre des politiques prenant mieux en compte les spécificités nationales, réhabilitant le rôle de l’État, tout en renforçant les processus participatifs. Le triptyque « appropriation, alignement, harmonisation de l’aide » énoncé par la Déclaration de Paris en 2005 fait désormais l’objet d’un large consensus en vue de l’atteinte des Objectifs du Millénaire pour le Développement.
L’aide française est formalisée pour chaque pays partenaire dans un Document Cadre de Partenariat (DCP) établi sur la base des stratégies nationales, qui permet une meilleure prévisibilité et une harmonisation de l’action de l’ensemble des bailleurs publics français sur un horizon de 5 ans.
À travers les aides budgétaires globales ou sectorielles, notamment mises en œuvre dans le cadre des Contrats de Désendettement et de Développement (C2D), la coopération française recherche un alignement sur des stratégies nationales de développement définies et pilotées par les pays partenaires.
Cette mise en œuvre requiert un cadre macro-économique stable, ainsi qu’un dispositif de suivi permettant de renforcer la coordination de l’action des bailleurs de fonds dans une recherche de transparence. Cette dernière est favorisée par un renforcement des capacités statistiques et de gestion des pays partenaires visant à sécuriser les dépenses budgétaires. Enfin, la France appuie en complément de son aide publique au développement (APD), une meilleure mobilisation des ressources internes des pays partenaires dans la perspective d’un financement durable des politiques de réduction de la pauvreté.
Mise à jour : 15.10.09

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