Le ministère des Affaires étrangères et européennes participera pour la première fois au Salon européen de l’Education, organisé par la Ligue de l’Enseignement, qui se tient du 19 au 22 novembre 2009 à Paris, au Parc des expositions de la Porte de Versailles. Cette 11ème édition accueille la Turquie comme invitée d’honneur.
LireLe ministère des Affaires étrangères et européennes accorde une importance croissante, au sein de la coopération internationale, à la recherche et à l’enseignement supérieur dans un monde où la production des savoirs est désormais le moteur du développement économique mais aussi le creuset de nouvelles inégalités.
Le ministère a pour mission essentielle, dans ces deux domaines, de conforter la compétitivité de la France sur la scène internationale et d’affirmer sa vocation traditionnelle de partenaire du développement du Sud.
Fédérateur de volontés et créateur de synergies par vocation, il inscrit aussi sa stratégie dans un cadre interministériel en étroite collaboration avec le ministère de l’Immigration, de l’Intégration, de l’Identité nationale et du Codéveloppement, le ministère de l’enseignement supérieur et de la Recherche, les institutions universitaires et de recherche et les acteurs privés avec le triple souci d’assurer la coordination à l’international d’initiatives parfois dispersées, de veiller à l’adéquation de l’offre française avec les besoins exprimés par les partenaires étrangers et de stimuler l’émergence de projets novateurs.
Dans son action internationale au service de la recherche et de l’enseignement supérieur, le ministère des Affaires étrangères et européennes s’appuie plus particulièrement sur le réseau des conseillers et attachés pour la science et la technologie et la coopération universitaire dont le périmètre autrefois limité aux grands pays industrialisés s’étend progressivement aux pays émergents.
Cette action s’organise autour de 3 axes stratégiques :
La formation des jeunes élites en France comme à l’étranger.
La construction de réseaux et partenariats scientifiques.
L’attention portée aux problèmes spécifiques du Sud, dans le cadre des enjeux du développement durable.
En matière de coopération universitaire, l’accent est mis sur la formation des jeunes élites en France et à l’étranger. Attirer les futurs décideurs des autres pays vers des sources françaises de diffusion du savoir est un objectif majeur. Cette volonté repose notamment sur :
une politique active de promotion de l’enseignement supérieur et de facilitation de l’accueil, conduite par l’agence CampusFrance en liaison avec les postes diplomatiques et les établissements,
la création des Centres pour les Études en France (CEF), dispositif qui a pour objet d’aider les établissements d’enseignement supérieur français dans leur décision de pré-inscription des étudiants étrangers, de faciliter les procédures de délivrance de visa et d’améliorer l’accueil des étudiants étrangers souhaitant venir étudier en France. Les espaces CampusFrance à travers le monde et les pays disposant d’un CEF ont désormais fusionné au sein d’un même site nommé espace CampusFrance à procédure CEF, guichet unique pour l’étudiant étranger désireux de venir étudier dans notre pays,
la mise en œuvre depuis la rentrée universitaire 2006 d’une Charte de qualité pour l’accueil des boursiers du gouvernement français qui doit être un guide pour l’action des postes diplomatiques. Elle s’applique à la totalité de la chaîne d’accueil du boursier : de sa préparation à une mobilité jusqu’au retour dans son pays d’origine,
les efforts faits en matière de bourses d’étude, notamment grâce au programme des bourses d’excellence EIFFEL ouvert dans les trois filières des sciences, économie-gestion, droit et sciences politiques, au programme MAJOR qui vise à assurer un continuum de formation en France pour les élèves les plus brillants des lycées français de l’étranger, et au programme DUO, monté avec des pays asiatiques qui accompagnent des échanges croisés entre étudiants, enseignants, chercheurs, et grâce aux bourses allouées par les postes diplomatiques,
la formation sur place des jeunes élites grâce à la création de plus de 200 filières francophones, principalement en Europe centrale et orientale, mais aussi en Asie, au Proche Orient et en Afrique,
la mise en place de l’espace européen du savoir, en incitant les universités à mieux s’insérer dans les réseaux européens en train de se mettre en place (harmonisation des diplômes, mobilité des enseignants et des étudiants dans l’espace européen).
En ce qui concerne la recherche, le ministère des Affaires étrangères et européennes mène une politique de coopération scientifique qui favorise la mobilité des chercheurs, le développement des échanges et le montage de partenariats qui vise, d’une part, la mise en place de plate-formes scientifiques régionales et, d’autre part, des programmes de recherche en réseau.
La stratégie française est bâtie autour de trois axes :
L’approfondissement du partenariat avec les grands pays industrialisés, notamment dans le cadre de l’espace européen de la recherche sans oublier le renforcement des programmes scientifiques avec les pays candidats.
Le développement des coopérations avec les grands pays émergents d’Asie et d’Amérique Latine. Certains pays cibles - Chine, Inde, Mexique, Brésil - font l’objet de nouveaux programmes scientifiques et d’appuis significatifs pour la formation des jeunes doctorants.
Le soutien à la recherche au Sud dans le cadre de la zone de solidarité prioritaire avec des projets visant à la structuration des organismes de recherche et au renforcement des capacités scientifiques du Sud.
Au-delà de ces priorités géographiques, la France accorde, de longue date, une attention particulière à la recherche en sciences sociales et archéologie à travers les 27 centres de recherche (plus une antenne) et les 155 missions archéologiques qu’elle soutient à travers le monde.
Mis à jour le 16/10/07