Conférence "Libérons les enfants de la guerre"

Action et engagement de la France

L’action de la France au plan normatif

La France est partie prenante aux instruments juridiques internationaux qui permettent de lutter contre le phénomène des enfants dans les conflits armés. Elle a fait de ce sujet une priorité de son action au Conseil de sécurité des Nations unies. Elle préside, depuis sa création en novembre 2005, le groupe de travail du Conseil de sécurité qui y est consacré.

Une réunion publique du Conseil de sécurité s’est tenue sur ce thème à New York, sous présidence française, le lundi 24 juillet 2006. A l’issue du débat, les États membres ont réaffirmé leur soutien au Groupe de travail et renouvelé leur engagement à coopérer très fortement sur ce sujet.

A l’occasion de cette réunion, la France a annoncé qu’elle verserait une nouvelle contribution de 5 millions d’euros à l’UNICEF. Au total, la subvention française à l’UNICEF est passée en 2006 à 13,8 millions d’euros, soit une augmentation en deux ans de près de 35 %. La France soutient notamment le Centre Innocenti de l’UNICEF à Florence, qui effectue des recherches sur la réinsertion des ex-enfants associés aux groupes et forces armés, et également la coalition d’ONG « Stop the use of child soldiers » et la coalition française créée en 2004.

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République démocratique du Congo.
Un enfant soldat armé dans les hautes herbes.
©UNICEF/ HQ03-0554/Roger LeMoyne

La France est à l’origine de plusieurs résolutions adoptées par le Conseil de sécurité des Nations unies, notamment les résolutions 1379, 1539 et 1612. De nombreux efforts doivent cependant encore être accomplis a. n d’assurer le respect de ces résolutions par l’ensemble des parties aux conflits armés. Dans ce cadre, la France estime que le Conseil de sécurité doit être prêt à adopter des mesures concrètes et ciblées à l’encontre des parties qui refuseraient de coopérer avec les Nations unies en vue de la libération de tous les enfants soldats.

L’engagement de la France sur le terrain

Le ministre des Affaires étrangères, M. Philippe Douste-Blazy, s’est rendu en Ouganda et au Burundi, en février 2006, avec Mme Rima Salah directrice adjointe de l’UNICEF, pour marquer l’importance que la France attache à la lutte contre l’implication des enfants dans les con. its armés.

La France intervient sur le terrain. En collaboration avec l’UNICEF, elle a ainsi contribué à un programme de coopération échelonné sur trois années et consacré essentiellement aux enfants dans les conflits armés (éducation, sensibilisation des médias, appui à une meilleure coordination régionale).

Ce programme, d’un montant de 2,3 millions d’euros, s’est achevé en janvier 2006. Il a été réalisé au Congo, en Guinée-Bissau, au Libéria, en République démocratique du Congo et au Sierra Leone. Des résultats ont déjà été constatés, alors que le programme est en cours d’évaluation.

Au Congo, 8000 enfants en ont bénéficié. En Guinée Bissau, environ 1930 personnes ont suivi des activités de formation, de plaidoyer et de sensibilisation dans le cadre de la démobilisation et de la réinsertion des ex-enfants soldats. En Sierra Leone, le programme a permis à l’UNICEF de lutter contre l’exploitation sexuelle et les violences domestiques à l’encontre des enfants.

D’autres projets devraient bientôt être lancés, en particulier en République Démocratique du Congo, toujours en collaboration avec l’UNICEF, et en Ouganda, où plusieurs projets sont à l’étude pour une mise en œuvre courant 2007.

De nouvelles mesures destinées à financer des projets tenant compte de la priorité que la France accorde à la problématique essentielle de la réinsertion sont en cours d’adoption. La conférence « Libérons les enfants de la guerre » donnera l’occasion à la France d’annoncer ces engagements.

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