L’établissement centralisé de réparation et de reconstruction automobile (ECCRA)
Situé sur le plateau d’Ekounoum à Yaoundé, ce projet maintenance et logistique obtient des résultats déjà significatifs après trois ans d’existence seulement.
En janvier 2005, le projet ECRRA est créé au sein du Centre de Formation technique des Armées et le COMECRRA est désigné dès le mois d’avril de la même année. Il appuie les achats important de VLRA effectués par le pays du fait que le Cameroun a été un des plus grands acheteurs africains de VLRA.

Ce projet dépend de la Direction des Matériels Interarmées (DIRMATIA), subordonnée à l’EMA, et placée sous l’autorité du colonel Amadou ALI, assisté par le colonel Jamen Emmanuel. L’ECRRA est commandé par le chef de bataillon Wendjel, issu de l’EMIA, ingénieur de formation, qui dispose d’un riche parcours professionnel dans la maintenance et d’une formation reçue à Bourges. Au total, l’ECRRA se compose de trois officiers, 33 sous-officiers et 7 militaires du rang. Au sein de cette équipe, est intégré un coopérant militaire français qui apporte une expertise technique au COM ECRRA : le chef de bataillon Monge.

L’ECRRA a plusieurs missions très complémentaires :
réhabiliter un parc de 400 Véhicules de Liaison de Reconnaissance et d’Appui dont 250 seraient réparables ;
améliorer la disponibilité technique opérationnelle ;
renforcer la mobilité des Forces de Défense Camerounaises pour les opérations de maintien de la paix ;
former les techniciens VLRA.
Moyens mis à disposition
Pour la remise en condition des engins, l’ECRRA peut s’appuyer à la fois sur un matériel adapté et sur une organisation du travail cohérente avec 3 “pôles” techniques : tôlerie, moteur et électricité. L’établissement bénéficie d’équipements variés tels qu’un banc d’essai moteur, d’une salle de confection faisceaux, d’une cabine de peinture ou d’un hangar de stockage. L’ECRRA dispose également d’un magasin d’approvisionnement, sous la responsabilité du major, qui stocke des pièces neuves ou de récupération qui serviront au moment de la réparation. Un pick-up, un VLRA dépannage et un VLRA transport de troupe viennent compléter ces moyens.


Le point déterminant de ce projet est la phase initiale de récupération des épaves, en plus ou moins bon état, à partir desquelles pourra s’opérer “la magie” de l’ECRRA. Les difficultés rencontrées ne manquent pas. Elles sont souvent liées à la forte dépendance de la disponibilité des moyens de levage et de transport, de la localisation et de l’état des “VLRA” répartis sur l’ensemble du pays.
Le bilan de cette année ( mai 2007 à mai 2008) est très enthousiasmant : 8 VLRA reconstruits et 9 réparés. Au total, pas moins de 30 VLRA ont déjà été livrés depuis 2005. Très sollicité compte tenu des compétences de ses personnels, l’ECRRA l’est aussi pour réparer d’autres véhicules ( un Wrecker grue par exemple).
L’objectif fixé pour les prochaines années sera de produire au moins 10 VLRA par an. Toutefois, l’ECRRA ne peut pas à lui seul assurer la maintenance et la survie des VLRA. C’est pourquoi devrait être créée une équipe légère d’intervention spécialisée VLRA pour mener des actions préventives dans les unités, en étroite coordination avec l’ECRRA. Par ailleurs, une formation théorique et pratique sur VLRA devrait être initiée dès décembre 2008 au profit des stagiaires du CFTA issus du BS1 et BS2, les futurs spécialistes du VLRA.


L’ECRRA est un organisme jeune qui n’a pas encore atteint son rythme de croisière ; le démarrage des activités effectives remonte seulement à 4 ans. Son fonctionnement demeure un défi permanent dans tous les domaines. Il dépend de la volonté et de la détermination de toute l’équipe du chef de bataillon Wendjel. Il faut souligner que ce projet s’appuie sur le marché local et il n’est pas rare, pour assurer la mission, quelles que soient les contraintes, que des pièces soient achetées sur place.
Pour reprendre une expression constructive du chef de bataillon Monge “Tout nous satisfait, un rien aussi...”



