Défense et sécurité

L’Irak dans les relations internationales de 1990 à 2004

De "pétrole contre nourriture" à la résolution 1441

Le 14 avril 1995, le Conseil de sécurité de l’ONU adopte la résolution 986, qui permet à la communauté internationale de commercer avec l’Irak sous certaines conditions. C’est la résolution " Pétrole contre nourriture " qui permet à l’Irak, pour des raisons humanitaires, de procéder à des ventes limitées de pétrole lui permettant d’acquérir des produits de première nécessité. Elle sera prorogée tous les 6 mois.

Le 7 juillet 1995, Riyad al-Qaissy effectue sa 4ème visite en France, en tant que vice-ministre irakien des affaires étrangères.

Le 10 août 1995, les gendres du président irakien Saddam Hussein, le général Hussein Kamel Hassan, ministre de l’industrie et des mines et chef de la commission militaire d’industrialisation, et Izzedine Mohamed Hassan, lieutenant-colonel commandant la garde du chef de l’Etat, se réfugient en Jordanie.

Le 15 octobre 1995, à l’issue d’un référendum-plébiscite sur le mandat présidentiel, Saddam Hussein obtient 99,96 % des suffrages.

Les 7 et 8 décembre 1995, le ministre irakien des affaires étrangères, Muhammad Said Kadhim Al-Sahhaf, séjourne en France.

Les 18 et 20 décembre 1995, le Vice-Premier ministre irakien, Tarek Aziz, effectue une visite en France.

Du 15 au 22 janvier 1996, une délégation parlementaire française conduite par l’ancien ministre des affaires étrangères, Jean-Bernard Raimond, se rend en Irak.

Du 23 au 28 février 1996, le ministre irakien de l’agriculture, Abdel Ilah Hamid Mohammad Saleh, effectue une visite en France.
Le 24 mars 1996, les premières élections législatives depuis la guerre du Golfe ont lieu en Irak.

Le 27 mars 1996, l’Onu adopte larésolution 1051, qui approuve les modalités et les principes généraux du mécanisme de contrôle des exportations et des importations dans le plan de contrôle à long terme.

Du 15 au 17 avril 1996, une délégation économique française conduite par l’ancien chef d’état-major des armées, le général Jeannou Lacaze, se rend en Irak.

Du 8 au 11 juin 1996, le ministre irakien du pétrole, le général Amer Rachid, effectue une visite en France.

Le 12 juin 1996, le Conseil de sécurité de l’ONU adopte la résolution 1060 qui exige de l’Irak qu’il coopère pleinement avec l’UNSCOM.

Le 31 août 1996, l’armée irakienne pénètre dans la partie occidentale du Kurdistan, placée depuis 1991 sous contrôle international, à l’appel du parti démocratique du Kurdistan.

Le 3 septembre 1996, suite à l’incursion au Kurdistan, les Etats-Unis déclenchent les frappes aériennes contre des objectifs militaires irakiens.

Le 19 septembre 1996, le vice-ministre irakien des Affaires étrangères, Riyad Al-Qaysi, effectue une visite en France.

Les 13 et 14 janvier 1997, le vice-Premier ministre irakien, Tarek Aziz, effectue une visite en France.

Le 6 février 1997, l’ONU autorise la France à exporter 100 000 tonnes de blé vers l’Irak.

Le 21 juin 1997, le Conseil de sécurité des Nations Unies condamne dans la résolution 1115 le refus répété des autorités irakiennes d’autoriser l’accès de l’UNSCOM aux sites qu’elle désigne.

Le 23 juin 1997, le ministre français des Affaires étrangères, Hubert Védrine, et le premier vice-Premier ministre irakien, Tarek Aziz, ont un entretien à New-York.

Le 13 novembre 1997, six Américains, membres de l’UNSCOM sont expulsés d’Irak. En riposte, les Etats-Unis envoient un porte-avion dans le Golfe.

Du 10 au 14 novembre 1997, le vice-Premier ministre irakien, Tarek Aziz, effectue une visite en France.

Le 20 novembre 1997, grâce à la médiation russe, l’Irak accepte le retour des inspecteurs de l’UNSCOM.

Du 16 au 20 décembre 1997, le ministre irakien de la Santé, Umaid Midhat Moubarak, effectue une visite en France.

Le 13 janvier 1998, Bagdad interdit l’accès de ses sites stratégiques à une équipe de l’UNSCOM.

Le 5 février 1997, les Etats-Unis dépêchent des troupes dans le Golfe, les efforts diplomatiques ne produisant aucun résultat.

Le 13 février, Kofi Annan, secrétaire général de l’ONU, dépêche une mission à Bagdad chargée de faire le relevé des sites présidentiels.

Les 16 et 17 février 1998, le ministre irakien des Affaires étrangères, Muhammad Said Kadhim Al-Sahhaf, effectue une visite en France.

Le 20 février 1998, le Conseil de sécurité des Nations unies vote la résolution 1153, qui prolonge la résolution 986 dite " pétrole contre nourriture " en permettant à l’Irak d’exporter tous les 6 mois l’équivalent de 5,2 milliards de dollars de pétrole.

Le 2 mars 1998, le Conseil de sécurité des Nations unies vote la résolution 1154, qui fait sien le texte signé le 23 février 1998, par Kofi Annan, secrétaire général des Nations unies, et Tarek Aziz, vice-premier-ministre irakien et garantissant l’accès des inspecteurs aux sites présidentiels. Les Etats-Unis se réservent le droit unilatéral de frapper l’Irak en cas de non respect des engagements irakiens.

Le 25 mars 1998, le Conseil de sécurité des Nations unies vote la résolution 1158, fixant le volume des exportations de pétrole irakien.

Le 26 mars 1998, l’UNSCOM mène ses premières inspections sur les sites présidentiels.

Du 11 au 16 mai 1998, le vice-Premier ministre irakien, Tarek Aziz, effectue une visite en France.

Le 19 juin 1998, la résolution 1175 fixe de nouvelles modalités d’application du programme " pétrole contre nourriture ".

Du 25 au 26 septembre 1998, le vice-Premier ministre irakien, Tarek Aziz, effectue une visite en France.

Les 26 et 27 octobre 1998, le ministre irakien du Commerce, Muhammad Mahdi Saleh, effectue une visite en France.

Le 31 octobre 1998, l’Irak décide de rompre totalement la coopération avec l’Unscom, affirmant qu’il n’a plus aucun espoir de voir l’ONU recommander une levée des sanctions.

Le 5 novembre 1998, le Conseil de sécurité des Nations Unies adopte la résolution 1205, exigeant que l’Irak reprenne sa coopération avec l’UNSCOM. 

Le 14 novembre 1998, les inspecteurs de l’Unscom reprennent leurs travaux.

Le 16 décembre 1998, alors que le Conseil de sécurité des Nations unies étudie les rapports remis par M. Richard Butler, le président australien de la Commission spéciale des nations unies (Unscom), et par l’Agence internationale de l’Énergie atomique (AIEA), l’opération Renard du désert, menée par les Etats-Unis et le Royaume Uni pour contraindre l’Irak à coopérer avec l’UNSCOM, commence.

Le 19 décembre 1998, William Clinton annonce la fin de l’opération " Renard du désert ".

Le 31 mai 1999, le vice-ministre irakien des Affaires étrangères, Riyad Al-Qaissy, effectue une visite en France.

Le 4 octobre 1999, le Conseil de sécurité des Nations unies adopte la résolution 1266 qui autorise l’Irak à exporter 3 milliards de dollars supplémentaires de pétrole jusqu’à la fin de la sixième phase, soit novembre 1999. L’Irak est donc autorisé pour la période juin à novembre 1999 à exporter plus de 8 milliards de dollars de pétrole.

Du 31 octobre au 8 novembre 1999, le ministre irakien de la Culture et de l’Information, Humam Abdulkhaleq Abdulghafour, effectue une visite en France.

Le 19 novembre 1999, le Conseil de sécurité adopte la résolution 1275 qui reconduit pour 15 jours seulement le programme " pétrole contre nourriture ", le but étant de parvenir à un accord entre ses membres sur les modalités d’une suspension des sanctions imposées à l’Irak.

Le 10 décembre 1999, le Conseil de sécurité adopte la résolution 1281, faute d’être parvenu à un accord sur la levée des sanctions et reconduit pour une période de six mois le programme " pétrole contre nourriture ", le limitant à 5, 26 milliards de dollars la vente de pétrole irakien par semestre.

Le 17 décembre 1999, le Conseil de sécurité adopte larésolution 1284 qui prévoit l’instauration d’un nouveau régime d’inspection de l’industrie d’armement en Irak, en échange de la suspension des sanctions pour une période de 120 jours renouvelable. La Commission de surveillance, de vérification et d’inspection des Nations unies (Unmovic) doit remplacer l’Unscom. La France, la Chine et la Russie s’abstiennent. La France considère que le désarmement de l’Irak doit entraîner une levée et non une suspension des sanctions. La Russie considère la résolution que la viabilité de la résolution passe par l’arrêt des bombardements américains et britanniques. La Chine met également en garde les deux pays " contre le recours arbitraire à la force ". L’Irak rejette la résolution. Les frappes aériennes se poursuivent.

Le 26 janvier 2000, Hans Blix est nommé président de la Commission de surveillance, de vérification et d’inspection des Nations unies (Cocovinu).


Le 31 mars 2000, le Conseil de sécurité de l’ONU, par la résolution 1293, porte à 600 millions de dollars par semestre la somme allouée à l’Irak pour acheter du matériel afin de rétablir ses infrastructures pétrolières.

Du 16 au 19 mai 2000, le président du parlement irakien, Saadoun Hammadi, effectue une visite en France.

Le 16 février 2001, les aviations américaine et britannique attaquent cinq bases de missiles sol-air SAM et de batteries anti-aériennes irakiennes, situées au sud de Bagdad et hors des deux zones d’exclusion aériennes au nord du 26e parallèle et au sud du 23e.

Du 19 au 22 février 2001, le vice-ministre irakien des Affaires étrangères, Nizar Hamdoun, effectue une visite en France.

Le 1er juin 2001, le Conseil de sécurité de l’ONU adopte la résolution 1352 qui envisage un allégement substantiel des sanctions civiles et une redéfinition des contrôles, pendant un mois.

Le 21 juin 2001, le conseil d’administration de la commission d’indemnisation des Nations unies, réuni à Genève, approuve le versement de 842 millions de dollars pour préjudices subis par des particuliers, des sociétés privées et des gouvernements, du fait des suites de l’invasion du Koweït par l’Irak en 1990. Au total, la commission a approuvé plus de 45,4 milliards de dollars d’indemnisation.

Le 3 juillet 2001, le programme " Pétrole contre nourriture " est prorogé. Le projet de " sanctions intelligentes " proposé par le Royaume-Uni est abandonné.

En janvier 2002, à l’invitation de l’Irak, un expert des droits humains visite le pays.

Le 29 janvier 2002, lors du discours sur l’état de l’Union, le président américain présente l’Irak, l’Iran et la Corée du nord comme les 3 parties d’un " axe du mal ".

Le 8 avril 2002, l’Irak suspend ses exportations de pétrole pendant un mois pour protester contre l’offensive israélienne dans les territoires palestiniens.

Le 14 mai 2002, le Conseil de sécurité adopte la résolution 1409, qui prolonge le programme " pétrole contre nourriture " pour 6 mois et met en place un système renforcé de contrôle des produits pouvant avoir une utilisation militaire sous l’égide de la Cocovinu et de l’AIEA.

Le 1er juillet 2002, le ministre irakien du Commerce, Mohamed Mehdi Saleh, effectue une visite en France.

Le 12 septembre 2002, devant l’Assemblée générale de l’ONU, le président Bush met en demeure président Saddam Hussein de " retirer ou détruire immédiatement et sans conditions toutes ses armes de destruction massive " et appelle l’ONU à formuler une nouvelle résolution afin d’obtenir le désarmement de l’Irak.

Le 17 septembre 2002, l’Irak annonce qu’il accepte un retour inconditionnel des experts en désarmement des Nations unies.

Le 11 octobre 2002, le Congrès américain autorise le recours unilatéral à la force contre l’Irak.

Le 16 octobre 2002, le président Saddam Hussein est réélu pour sept ans, avec un taux de participation de 100 % et 100 % des voix lors d’un référendum présidentiel.

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