Le 3 avril 1991, le Conseil de sécurité de l’ONU adopte la
résolution 687, fixant un cessez-le-feu définitif demandant à l’Irak de neutraliser ses armes biologiques et chimiques. Cette résolution crée la Commission spéciale des Nations Unies, chargée d’inspecter les sites irakiens de production chimique, biologique et balistique.
Le 5 avril 1991, le Conseil de sécurité de l’ONU adopte la
résolution 688, condamnant la répression des populations kurdes dans le nord de l’Irak et demandant à l’Irak de faciliter l’accès immédiat des organisations humanitaires internationales à tous ceux qui ont besoin d’assistance dans toutes les parties de l’Irak. Le président américain, G. Bush, sous la pression de la Turquie, de la France, de la Grande-Bretagne et de la presse américaine, lance l’opération "Provide Comfort" pour apporter une aide humanitaire aux réfugiés kurdes irakiens. A partir du 7 avril 1991, des vivres et des tentes sont parachutés au-dessus du Kurdistan irakien par des avions américains, britanniques et français.
Le 20 avril 1991, trois journalistes de la chaîne de télévision Antenne 2, arrêtés le 9 avril dans la région de Nassiriya (au sud de Bagdad), sont libérés.
Le 20 mai 1991, le Conseil de sécurité de l’ONU adopte la résolution 692, créant un fonds d’indemnisation pour les victimes de l’occupation du Koweït.
Le 9 juin 1991, des experts de la commission spéciale de l’ONU pour le contrôle des industries chimique et nucléaire visitent l’Irak.
Le 14 septembre 1991, Saddam Hussein est réélu à la tête du parti Baas.
Le 11 octobre 1991, le Conseil de sécurité de l’ONU adopte la
résolution 715, instaurant des mesures de précaution autour de l’armement nucléaire irakien.
Le 20 décembre, l’ONU décide de maintenir l’embargo total contre l’Irak, en vigueur depuis le 2 août 1990. Elle prorogera régulièrement cette décision.
Le 26 août 1992, le Conseil de sécurité de l’ONU adopte la
résolution 773, relative à la démarcation de la frontière entre l ’Irak et le Koweït.
Le 2 octobre 1992, le Conseil de sécurité de l’ONU adopte la
résolution 778, renforçant les mesures de rétorsion économique contre l’Irak.
Le 17 janvier 1993, les navires américains bombardent le complexe industriel al-Zaafaniya, soupçonné d’être un site nucléaire.
Le 27 mai 1993, le Conseil de sécurité de l’ONU adopte la
résolution 833, exigeant de l’Irak et du Koweït qu’ils respectent l’inviolabilité de la frontière qui les sépare.
Du 2 au 4 juillet 1993, le sous-secrétaire d’Etat irakien aux affaires étrangères, Riyadh al-Qayssi, effectue une visite privée en France.
Le 11 juillet 1994, le vice-ministre irakien des affaires étrangères, Ryad Al-Qayssi, conduit une nouvelle visite en France.
Les 19 et 20 septembre 1994, le général Jeannou Lacaze, élu au Parlement européen, rencontre le président Saddam Hussein.
Le 27 septembre 1994, Alain Juppé, ministre des Affaires étrangères, rencontre son homologue irakien, Tarek Aziz, à New-York.
Le 10 novembre 1994, le Parlement irakien et le Conseil de commandement de la révolution, présidé par Saddam Hussein, reconnaissent l’indépendance du Koweït dans les frontières telles qu’elles ont été délimitées par l’ONU par la résolution 833. Le nouveau tracé, dénoncé comme une "injustice " par les Irakiens, déplace de 600 mètres en faveur du Koweït la partie orientale de la frontière, redonnant à l’émirat sept puits de pétrole du champ de Ratqa et réduit une partie de la facade maritime irakienne.
Le 27 novembre 1994, le président Saddam Hussein prend en charge personnellement la politique étrangère de l’Irak, à la place de Tarek Aziz.
Le 18 décembre 1994, le sous-secrétaire irakien des affaires étrangères, Riyad Al-Qayssi, effectue une visite privée en France.
Le 6 janvier 1995, lors de la visite de Tarek Aziz, vice-premier ministre irakien, l’ouverture d’une section d’intérêts français à Bagdad est annoncée. L’ouverture effective a lieu le 1er mars 1995.
Du 12 au 16 mars 1995, le ministre irakien des transports et des communications, Ahmad Murtadha Ahmad Khalil est en visite en France.