Défense et sécurité

L’Irak dans les relations internationales de 1990 à 2004

De l’invasion du Koweït à l’opération "Tempête du désert"

Le 2 août 1990 au matin, l’Irak envahit le Koweït, dans la journée, le Conseil de sécurité des Nations unies (ONU) adopte la résolution 660, condamnant l’invasion. La France condamne "l’agression" irakienne au Koweït, et gèle les avoirs koweïtiens et irakiens en France.

Le 6 août 1990, le Conseil de sécurité de l’ONU adopte larésolution 661 qui impose des sanctions économiques à l’Irak : la France met en place un embargo commercial total sur toutes les livraisons irakiennes et koweïtiennes et suspend toute coopération militaire avec l’Irak.

Le 7 août 1990, les Etats-Unis lancent l’opération " Bouclier du désert ". Leurs troupes sont stationnées en Arabie saoudite.

Le 9 août 1990, le président français Mitterrand demande que soit rétabli "le droit international" violé par l’Irak et annonce l’envoi vers le Golfe de forces navales chargées de contrôler l’embargo.

10 août 1990  : Lors d’un sommet extraordinaire de la Ligue arabe réuni au Caire, une faible majorité d’Etats condamne l’agression et décide l’envoi d’une force panarabe (troupes syriennes, égyptiennes et marocaines) pour protéger l’Arabie Saoudite.

Le 18 août 1990, l’Irak annonce la prise en otage des " ressortissants des nations agressives ". Le Conseil de sécurité de l’ONU adopte la résolution 664, exigeant de l’Irak qu’il permette aux étrangers de quitter le pays et ne porte pas atteinte à leur sécurité.

Le 21 août 1990, le président français Mitterrand juge " intolérable " la prise en otages par l’Irak de ressortissants étrangers, dont 560 Français.

Le 25 août 1990, le Conseil de sécurité de l’ONU adopte la résolution 665, demandant aux Etats membres de participer à l’inspection des navires marchands croisant dans le Golfe persique, afin de faire respecter l’embargo.

Le 2 septembre, une première vague de femmes et d’enfants français retenus en otages est autorisée à quitter l’Irak.

Le 13 septembre 1990, le Conseil de sécurité de l’ONU adopte la résolution 666, confiant pour mission au Secrétaire général des Nations unies de veiller à la situation humanitaire en Irak et au Koweït, notamment en matière de ressources alimentaires.

Le 14 septembre 1990, des soldats irakiens saccagent la résidence de l’ambassadeur de France à Koweït et enlèvent 4 Français.

Le 15 septembre 1990, en réponse à cette agression, la France lance l’opération Daguet - 4000 hommes, des chars, des hélicoptères et des avions de combat sont déployés en Arabie saoudite - et saisit le Conseil de sécurité de l’ONU.

Le 16 septembre 1990, le Conseil de sécurité de l’ONU adopte la résolution 667, condamnant la violation des locaux diplomatiques français et appelant à la protection des personnels diplomatiques.

Le 24 septembre 1990, l’Irak présente ses excuses. Le même jour, devant l’assemblée générale de l’ONU, le président français Mitterrand expose les grandes lignes d’un plan de paix.

Le 1er octobre 1990, 9 otages français sont libérés.

Le 17 octobre 1990, la France décide de porter le dispositif militaire français Daguet en Arabie Saoudite à 6400 hommes.

Le 23 octobre 1990, le parlement irakien approuve la proposition du président irakien, Saddam Hussein, de libérer les ressortissants français retenus en Irak et au Koweït et souligne ’ le désir ’ de l’Irak de sauvegarder ses relations avec la France - les autorités françaises se félicitent de cette ’ décision unilatérale ’ mais réaffirment leur fermeté et leur solidarité avec la communauté internationale dans la crise du Golfe.

Le 29 octobre 1990, 3 militaires français en mission de reconnaissance sont capturés par une patrouille irakienne et conduits à Bagdad où ils sont remis au chargé d’affaires de l’ambassade de France. Le même jour, le Conseil de sécurité de l’ONU réitère dans la résolution 674, sa condamnation des prises d’otages d’étrangers par l’Irak.

Le 30 octobre 1990, 262 " otages " français arrivent à Paris, parmi lesquels les 7 diplomates assiégés dans l’ambassade de France à Koweït depuis le 24 août .

Le 8 novembre, le président Bush porte à 300 000 les forces américaines stationnées dans le Golfe.

Le 29 novembre 1990, en adoptant la résolution 678, le Conseil de sécurité de l’ONU réaffirme les principes de la résolution 660.

Le 4 janvier 1991, Roland Dumas, ministre des Affaires étrangères, présente devant les ministres de la CEE un plan en 7 points qui envisage une solution diplomatique à la crise.

Le 9 janvier 1991, la rencontre à Genève entre James Baker, secrétaire d’Etat américain et Tarek Aziz, ministre irakien des Affaires étrangères échoue.

Le 12 janvier 1991, plus de 200 000 personnes manifestent contre la guerre dans différentes villes françaises, à l’appel du parti communiste français, de l’extrême gauche, des Verts et d’organisations pacifistes.

Le 14 janvier 1991, la France propose au conseil de sécurité de l’ONU un projet de plan pour éviter la guerre, soutenu par l’URSS et l’Italie mais rejeté par les Etats-Unis et la Grande-Bretagne.

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