L’Irak dans les relations internationales de 1990 à 2004
La guerre du Golfe
Le 16 janvier 1991, l’Assemblée nationale et le Sénat approuvent la déclaration de Michel Rocard, premier ministre, prévoyant le recours à la force pour libérer le Koweït.
Le 17 janvier 1991, premier jour de l’opération " Tempête du désert ", l’aviation française participe aux premiers bombardements.
Le 18 janvier, l’Irak tire ses premiers missiles SCUD sur Israël.
Le 29 janvier 1991, Jean-Pierre Chevènement, ministre de la Défense, démissionne "en estimant que la logique de la guerre risque de nous éloigner chaque jour des objectifs fixés par les Nations unies".
Le 21 janvier 1991,12 membres de l’ambassade d’Irak à Paris sont priés de quitter la France.
Le 1er février 1991, la France autorise le survol de son territoire par des bombardiers américains B-52 basés en Grande-Bretagne, à condition que ces appareils ne transportent que des armes conventionnelles et n’attaquent pas des objectifs civils.
Le 6 février 1991, l’Irak annonce la rupture de ses relations diplomatiques avec les Etats-Unis, la Grande-Bretagne, la France, l’Italie, l’Egypte et l’Arabie Saoudite.
Le 7 février 1991, le président Mitterrand exclut l’utilisation par la France d’armes chimiques, bactériologiques ou nucléaires.
Le 10 février 1991, l’Irak rejette tout cessez-le-feu et insiste sur un "règlement arabe" du conflit.
Dans la nuit du 12 au 13 février, un bombardement allié sur un abri de Bagdad fait plusieurs centaines de victimes dont de nombreux civils.
Le 15 février 1991, l’Irak annonce accepter un retrait conditionnel du Koweït, dont l’émir du Koweït rejette les conditions.
Le 24 février 1991, 1er jour des opérations terrestres, la division Daguet entre dans l’Irak sans combat, capturant un millier de prisonniers. Le président Mitterrand rappelle que le seul objectif de cette guerre est "la libération du Koweit".
Le 28 février, les combats cessent.
Le 3 mars 1991, les commandements alliés et irakien signent à Safwan (Irak) un accord de cessez-le-feu temporaire, en présence d’observateurs français et britanniques.
Le 8 mars 1991, 38 journalistes, dont 17 Français, détenus par l’Irak depuis une semaine à Bassorah sont libérés.
Le 10 mars 1991, l’opposition irakienne (le Comité à l’action commune) demande l’aide "matérielle et morale" des cinq pays membres du conseil de sécurité de l’ONU, et de plusieurs autres pays, notamment ceux frontaliers de l’Irak.
Le 22 mars 1991, le président Saddam Hussein charge Taha Yassine Ramadan, nouveau vice-président de la république, de la formation d’un nouveau gouvernement chargé de "reconstruire" le pays dont la situation économique, alimentaire et sanitaire est inquiétante : la distribution de nourriture, d’eau potable et d’électricité est désorganisée.
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