Déclaration de la Présidence au nom de l’Union européenne
L’Union européenne demeure profondément préoccupée par les graves violations des droits de l’Homme que le gouvernement de l’Etat d’Erythrée continue de perpétrer au mépris des obligations qui lui incombent en vertu du droit national et international. En particulier, l’Union européenne demande le gouvernement de l’Etat d’Erythrée à libérer sans condition tous les prisonniers politiques.
Il y a huit ans, le 18 septembre 2001, onze personnalités membres du Parlement et du Front populaire pour la démocratie et la justice, le seul parti politique d’Erythrée, ont été arrêtées. Cinq jours plus tard, le 23 septembre 2001, dix journalistes indépendants ont également été appréhendés. Depuis lors, d’autres personnes ont été arrêtées et mises au secret, sans pouvoir exercer leur droit à un procès en bonne et due forme.
En dépit des appels lancés à maintes reprises par la communauté internationale, y compris l’Union européenne, ainsi que par plusieurs instances gouvernementales et non gouvernementales s’occupant des droits de l’Homme, ces prisonniers sont toujours détenus. Aucun d’eux n’a jamais été officiellement inculpé, comme l’exige la loi érythréenne, et leur sort demeure inconnu. Les familles, les avocats et les médecins se sont vu refuser le droit de rendre visite aux prisonniers.
Cette attitude constitue une violation manifeste des obligations prévues dans le Pacte international des Nations unies relatif aux droits civils et politiques, que l’Erythrée a ratifié, au nombre desquelles figurent l’interdiction de la détention arbitraire et le droit de toute personne privée de liberté à être traitée avec humanité et dignité.
La Turquie, la Croatie* et l’Ancienne République yougoslave de Macédoine*, pays candidats, l’Albanie, le Monténégro et la Serbie, pays du processus de stabilisation et d’association et candidats potentiels, l’Islande, le Liechtenstein et la Norvège, pays de l’AELE membres de l’Espace économique européen, ainsi que l’Ukraine, la République de Moldavie, l’Arménie et la Géorgie se rallient à la présente déclaration.
* La Croatie et l’Ancienne République yougoslave de Macédoine continuent à participer au processus de stabilisation et d’association.