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Darfour

Réunion ministérielle du groupe de contact international élargi sur le Darfour (Paris, 25 juin 2007)

En vue de renforcer la mobilisation internationale autour des efforts de l’Union Africaine, de l’Union européenne et de l’ONU au Darfour et dans la région, la France a organisé, le 25 juin, une réunion ministérielle du groupe de contact élargi sur le Darfour.

A l’Elysée
Au centre de conférence internationale
Principales conclusions
Pour en savoir plus


 


A l’Elysée

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Le président de la République, M. Nicolas Sarkozy, a reçu les chefs de délégation pour un entretien au Palais de l’Elysée. 

Lire la déclaration du porte-parole de l’Elysée

"Le président de la République et ses partenaires sont déterminés à régler la crise au Darfour pour soulager les populations. Il faut agir tout de suite, et sur tous les fronts : le processus politique, le volet sécuritaire, et l’aide humanitaire d’urgence. L’objectif de la réunion est de consolider l’unité de la communauté internationale et de coordonner ses efforts. Chaque acteur impliqué dans la crise devra pouvoir agir concrètement pour mettre fin à cette situation inacceptable."

Lire l’allocution du président de la République, M. Nicolas Sarkozy

(...)"Deux axes nous guident.

Le premier,(...) est de consolider le rôle moteur des Nations unies et de l’Union africaine dans la conduite du processus politique. Si l’on fait cette réunion du Groupe de contact, c’est parce que l’on a le sentiment qu’il y a un besoin de notre aide.(...)
Deuxième axe, il me semble qu’il nous faut agir en urgence pour répondre aux besoins sécuritaires et humanitaires sur le terrain."


 


Au centre de conférence internationale

 Les travaux se sont déroulés ensuite au Centre de conférences internationales sous la présidence de M. Bernard Kouchner. Les participants ont examiné la relance du processus politique, la situation humanitaire et sécuritaire au Darfour, la reconstruction et le développement des zones affectées par la crise et ses répercussions régionales.


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- Lire l’allocution de bienvenue de M. Bernard Kouchner

"Pour la première fois (...) nous pouvons nous appuyer sur un accord de facilitation humanitaire, un accord sécuritaire sur le déploiement de la force hybride, des accords sur la normalisation des relations entre le Soudan et le Tchad et un accord pour la relance du processus politique. Tous les éléments du conflit sont donc couverts. C’est un tournant qu’il nous faut mettre à profit."

 
 
 
 

 

Les travaux se sont achevés par une conférence de presse vers 17 heures.

- Conférence de presse à l’issue de la conférence - Propos de M. Bernard Kouchner (Paris, 25 juin 2007)

"Il n’y aura pas de solution humanitaire à ce conflit. Il faut qu’elle soit politique. Cela ne veut pas dire qu’il ne faut pas aider les gens, non. Mais il s’agissait d’un apport politique, nécessaire à la paix, pour affirmer, réaffirmer notre soutien aux initiatives conjointes de l’Organisation des Nations unies et de l’Union africaine. Union africaine/Nations unies, Nations unies/Union africaine. Tel était le but."

 

 

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Ecouter l’intervention de M. Bernard Kouchner lors de la conférence de presse en téléchargement progressif
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Ecouter la réponse de Ms Rice à une question lors de la conférence de presse en téléchargement progressif
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Ecouter l’allocution de clôture de la conférence de presse par M.Kouchner
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Principales conclusions

Cette réunion a permis d’affirmer l’unité de la communauté internationale dans les efforts de résolution de la crise du Darfour. 17 pays, dont les Etats-Unis, la Chine et la Russie, et plusieurs organisations régionales et internationales, notamment l’ONU, étaient représentés à haut niveau.

1) Un consensus s’est dégagé sur la priorité à donner à une solution politique, sous l’égide de la médiation conjointe de l’Union africaine et de l’ONU. Il faut maintenant mettre en œuvre la feuille de route, ce qui nécessite l’effort de tous : autorités soudanaises et mouvements rebelles, co-médiateurs, acteurs régionaux, communauté internationale dans son ensemble à qui il reviendra, dans le cadre du Conseil de sécurité des Nations unies, de prendre les mesures adéquates à l’encontre de ceux qui refusent de négocier dans les conditions de la feuille de route.

2) Les participants ont fait une analyse convergente du lien de causalité entre urgence humanitaire et urgence sécuritaire au Darfour. Quatre axes d’action font l’objet d’un consensus pour améliorer le sort des populations :
- accélération du déploiement des renforts de l’ONU à l’AMIS ;
- traduction de l’accord sur l’opération hybride de l’UA et de l’ONU dans une nouvelle résolution du Conseil de sécurité ;
- poursuite du soutien à l’AMIS : toute la communauté internationale doit prendre ses responsabilités et élargir sa contribution au budget de l’AMIS. La France, pour sa part, va apporter une contribution complémentaire de 10 millions d’euros, ainsi que l’a annoncé le Président de la République hier ;
- enfin, le groupe de contact élargi a appelé toutes les parties à respecter le cessez-le-feu.

3) La situation régionale a également été évoquée car l’urgence concerne aussi l’est du Tchad et le nord de la Centrafrique, où les réfugiés et les déplacés sont nombreux et où les violences se poursuivent.
La France s’est engagée dans une importante opération de soutien aux opérations humanitaires au Tchad en organisant un pont aérien au profit notamment du Programme alimentaire mondial. D’autres pays, tel l’Espagne, ont confirmé leur disponibilité à renforcer l’efficacité de ce dispositif.
Un accord des autorités tchadiennes se dégageant en faveur d’une intervention internationale, nous continuons de travailler avec le Tchad, l’ONU et l’UE à la préparation d’une opération de sécurisation des zones du Tchad les plus affectées par la crise du Darfour. Il a également été exprimé le souhait qu’une réponse positive soit apportée à la demande des autorités de la Centrafrique d’une présence internationale dans le nord-est du pays.

4) Les participants ont également marqué leur attachement à assurer, le moment venu, un large soutien à la reconstruction et au développement du Darfour et des zones touchées par la crise, au Tchad et en Centrafrique.

5) Ils ont enfin relevé que la mise en œuvre pleine et entière de l’accord de paix Nord/Sud, signé en janvier 2005 à Nairobi, était une condition de la paix au Darfour.

6) Ainsi qu’il l’a annoncé lors de la conférence de presse, le ministre des Affaires étrangères et européennes, M. Bernard Kouchner, va rendre compte au président de la commission de l’Union africaine, M. Alpha Oumar Konaré, des résultats de la réunion d’hier et le consulter sur les étapes à venir. Une réunion du groupe de contact élargi sur le Darfour pourrait se tenir, à nouveau au niveau ministériel, en marge de l’Assemblée générale des Nations unies en septembre prochain.
 


Pour en savoir plus

Doc:

Objectifs, programme, 545.6 ko, 18x21 Objectifs, programme et ordre du jour (PDF, 545.6 ko)

- Déplacement de M. Bernard Kouchner au Tchad et au Soudan

- Processus politique et action humanitaire de la France au Darfour et au Tchad

- Accord donné par le Soudan sur une opération hybride au Darfour

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