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Ils ont été reçus par le ministre des Affaires étrangères et ont également tenu des consultations à la Présidence de la République avec le Conseiller diplomatique adjoint du Président de la République.

Cette visite s’inscrivait dans le cadre des efforts de la médiation conjointe et de la facilitation qatarienne pour relancer le processus politique au Darfour.

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La crise du Darfour


 

Les étapes de la crise

2008

- 1er janvier : la MINUAD prend officiellement le relais de l’opération de l’UA (AMIS).
- 15 mars : EUFOR Tchad/RCA atteint sa capacité opérationnelle initiale. C’est à cette date que débute officiellement son mandat d’un an.
- 5 au 7 mai : réunion du Consortium Soudan à Oslo. La communauté internationale annonce la mobilisation de 4,8 milliards USD pour la reconstruction du Soudan sur la période 2008-2011.
- 10 mai : les rebelles du Mouvement pour la Justice et l’Egalité (MJE) attaquent Khartoum. Leur offensive est repoussée dans les faubourgs (Oumdourman) de la capitale soudanaise. Les autorités soudanaises accusent le Tchad et rompent les relations diplomatiques avec N’Djamena.
- juillet : M. Djibril Bassolé, Ministre des Affaires étrangères du Burkina Faso, est nommé médiateur conjoint de l’ONU et de l’UA pour le processus politique au Darfour. Il prendra ses fonctions, à temps plein, à El Fasher, dans les meilleurs délais.
- 14 juillet : le Procureur Ocampo met en cause le Président Bachir pour crime de génocide, crimes contre l’humanité et crimes de guerre, et demande aux juges de la Chambre préliminaire de la Cour pénale internationale de délivrer un mandat d’arrêt.
- 23 et 24 juillet : visite du Président Bachir dans les trois Etats du Darfour.
- 31 juillet : le Conseil de sécurité renouvelle pour un an le mandat de l’opération MINUAD (résolution 1828).

2007

- 15 février : déclaration de Cannes sur les relations entre le Soudan, le Tchad et la Centrafrique. Les trois pays réitèrent leur engagement d’entretenir des relations de bon voisinage.
- 21 février : déclaration de Tripoli sur la dimension régionale de la crise du Darfour. La Libye, l’Erythrée, le Soudan et le Tchad décident de mettre en place une opération quadripartite de surveillance de la frontière entre le Tchad et le Soudan.
- 27 février : rapport du procureur près la CPI mettant en cause l’actuel secrétaire d’Etat soudanais aux affaires humanitaires (Ahmed Haroun), responsable du dossier du Darfour au ministère de l’intérieur par le passé, ainsi qu’un chef janjaouid, déjà détenu au Soudan (Ali Koushayb), pour des crimes de guerre et des crimes contre l’humanité commis au Darfour.
- 19 et 20 mars : Consortium Soudan (réunion des bailleurs internationaux pour la reconstruction et le développement du Soudan) à Khartoum et Abuja. La communauté internationale s’engage à poursuivre le soutien financier à l’accord de paix Nord/Sud, mais souligne le risque que fait peser sur le CPA la situation au Darfour.
- 28 mars : communiqué conjoint de l’ONU et du Soudan relatif à la facilitation de l’aide humanitaire au Darfour. Le comité conjoint de suivi s’est depuis réuni cinq fois et tire un bilan plutôt positif dans les domaines des délivrances de visas, des autorisations de travail aux humanitaires et du dédouanement des matériels des ONG.
- 9 avril : affrontements en territoire soudanais entre les armées du Tchad et du Soudan.
- 16 avril : accord des autorités soudanaises à la mise en œuvre du paquet renforcé de soutien de l’ONU à l’AMIS (« Heavy support package » - phase 2 du plan d’Addis Abeba), qui prévoit le déploiement de 3000 éléments des Nations Unies et d’hélicoptères de combat. Selon l’ONU, ces mesures seront effectives au cours du second semestre 2007.
- 28 et 29 avril : conférence de Tripoli sur le processus politique. Consensus international sur la priorité à donner à la relance des négociations de paix.
- 2 mai : les juges de la CPI retiennent les éléments de preuve présentés par le procureur et émettent des mandats d’arrêt internationaux à l’encontre d’Ahmed Haroun et d’Ali Koushayb.
- 9 juin : présentation au Conseil de sécurité de la feuille de route des co-médiateurs de l’UA (Salim Ahmed Salim) et de l’ONU (Jan Eliasson) pour la relance des négociations de paix.
- 12 juin : les consultations d’Addis Abeba entre l’UA, l’ONU et le Soudan se concluent par l’accord « sans condition » des autorités soudanaises au rapport conjoint de l’UA et de l’ONU sur une opération hybride au Darfour. A compter de début 2008, selon le calendrier donné par l’ONU, ce sont près de 20 000 hommes qui seront déployés. La direction politique de l’opération a d’ores et déjà été confié par le SGNU et le Président de la Commission de l’UA à un représentant spécial conjoint, M. Rodolphe Adada, ancien ministre des Affaires étrangères de la République du Congo.
- 25 juin : à Paris, réunion ministérielle du groupe de contact élargi sur la crise du Darfour. A cette occasion, les principaux acteurs de la communauté internationale s’accordent sur la priorité à donner à la recherche d’une solution politique, conjointement à l’accélération du déploiement d’une opération hybride de l’Union Africaine et de l’ONU. La nécessité d’un effort de reconstruction et de développement est également soulignée.
- 16 juillet : la conférence de Tripoli permet de dégager un consensus international sur la feuille de route ONU/Union Africaine en vue de l’ouverture de nouvelles négociations de paix.
- 31 juillet : adoption de la résolution 1769 par le Conseil de sécurité, qui prévoit le déploiement au Darfour d’une opération hybride de l’Union Africaine et de l’ONU (MINUAD), comprenant jusqu’à 20 000 militaires et 6 000 policiers et gendarmes.
- 3 au 6 août : les co-médiateurs de l’ONU et de l’Union Africaine parviennent à réunir à Arusha (Tanzanie) les représentants des principaux groupes rebelles, à l’exception d’Abdulwahid El Nour, au cours d’une réunion préparatoire aux négociations.
- 25 septembre : le Conseil de sécurité adopte la résolution 1778, qui approuve le déploiement d’une présence internationale multidimensionnelle dans l’est du Tchad et le nord-est de la Centrafrique pour une durée de 12 mois. Dans ce cadre, il décide de déployer une opération civile de l’ONU (MINURCAT), et autorise l’Union Européenne à engager une opération militaire.
- 15 octobre : les ministres des Affaires étrangères de l’Union Européenne adoptent l’action commune européenne par laquelle ils décident du déploiement d’une opération militaire de l’UE (EUFOR) dans l’est du Tchad et le nord-est de la Centrafrique, conformément à la résolution 1778.
- 27 octobre  : sous l’égide de la co-médiation ONU/UA, ouverture à Syrte (Libye) des négociations entre les autorités soudanaises et les mouvements rebelles du Darfour.

2006

- 12 janvier : accord de principe du Conseil de Paix et de Sécurité de l’UA pour un transfert de l’AMIS aux Nations unies.
- 3 février : déclaration présidentielle du Conseil de sécurité des Nations unies concernant le transfert de l’AMIS.
- 8 février : accord de paix Tchad-Soudan à Tripoli.
- 13 avril : l’offensive des rebelles tchadiens menée à partir du Darfour échoue aux portes de N’Djamena.
- 5 mai : accord de paix d’Abuja signé par le gouvernement soudanais et la faction majoritaire du Mouvement/Armée de libération du Soudan (SLM/A) de Minni Minawi. Le Mouvement Justice et Égalité (JEM) et la faction minoritaire du SLM/A, dirigée par Abdel Wahid Mohammed Al-Nour, refusent l’accord.
- 16 mai : le Conseil de sécurité de l’ONU adopte la résolution 1679, sous le chapitre VII, destinée à accélérer le déploiement d’une force des Nations unies dans la région du Darfour, qui remplacerait l’actuelle force de l’Union africaine.
- 10 juin : le JEM, la faction dissidente du Mouvement de libération du Soudan (SLM) et l’Alliance démocratique fédérale du Soudan (SFDA) forment le Front de Rédemption Nationale (NRF) et réaffirment leur rejet de l’accord d’Abuja.
- 1er juillet : le Soudan ordonne l’expulsion des militaires tchadiens participant à l’AMIS.
- 18 juillet : la conférence internationale des donateurs pour le Darfour s’ouvre à Bruxelles. Elle a permis de récolter 200 millions de dollars pour renforcer l’AMIS.
- 26 juillet : le Tchad et le Soudan signent à N’Djamena un accord en vue de normaliser leurs relations, s’engageant à régler diplomatiquement leurs différends et à ne pas utiliser leurs territoires respectifs en vue de déstabiliser l’autre.
- 8 août : le président Béchir se rend à l’investiture du président Déby à N’Djamena.
- 17 août : les Etats-Unis et la Grande-Bretagne déposent au Conseil de sécurité un projet de résolution visant à transférer à l’ONU les responsabilités de l’AMIS.
- 26-28 août : visite au Soudan de Mme Jendayi Frazer, secrétaire d’Etat américaine adjointe aux affaires africaines. Celle-ci a été reçue in extremis par le Président Bachir, qui continue de rejeter le projet américano-britannique.
- 31 août : adoption de la résolution 1706 qui prévoit le transfert aux Nations unies de l’AMIS avant le 31 décembre 2006. Ce texte, qui invite le gouvernement soudanais à consentir à l’arrivée de la force de l’ONU, a été immédiatement rejeté par Khartoum.
- 22 octobre : le Soudan exige le départ du représentant spécial du secrétaire général des NU, le néerlandais Jan Pronk, pour les propos qu’il a tenus sur l’évolution de la situation militaire au Darfour. Jan Pronk a quitté le Soudan le 24 octobre pour des consultations à New York. Le SGNU l’a officiellement maintenu dans ses fonctions jusqu’à la fin de l’année.
- Fin octobre : le nord-est de la Centrafrique (Vakaga - zone dite des « trois frontières ») tombe aux mains des rebelles centrafricains de l’UFDR (Union des Forces Démocratiques pour le Rassemblement). Bangui accuse les autorités soudanaises.
- 16 novembre : consultations d’Addis Abeba entre l’UA, l’ONU et le Soudan, avec la participation des membres permanents du Conseil de sécurité, en vue de dégager un compromis pour surmonter le blocage relatif à la mise en œuvre de la résolution 1706. Accord du Soudan sur un plan de renforcement de l’AMIS par l’ONU en deux étapes (phase 1 « Light support package » et phase 2 « Heavy support package », puis sur une troisième étape de transition de l’AMIS à une opération hybride sous l’égide de l’UA et de l’ONU.
- 22 novembre 2006 : déclaration du président du Conseil de sécurité sur les conséquences de la crise du Darfour en Centrafrique.
- 30 novembre : le Conseil de paix et de sécurité de l’UA entérine le résultat des consultations d’Addis Abeba et prolonge le mandat de l’AMIS jusqu’au 30 juin 2007.
- Début décembre : les forces armées centrafricaines, appuyées par la FOMUC et par un détachement français, reprennent le contrôle de la Vakaga.
- 15 décembre : déclaration du président du Conseil de sécurité sur la dimension régionale de la crise du Darfour.
- 19 décembre : déclaration du président du Conseil de sécurité entérinant le résultat des consultations d’Addis Abeba.

2005

- 1er février : le rapport de la commission d’enquête est rendu public. Des crimes contre l’humanité et des crimes de guerre ont été commis dans le Darfour. La commission recommande la saisine de la CPI (Cour pénale internationale) pour juger ces crimes.
- 16 février : sommet régional à N’Djamena sur le Darfour.
- 29 mars : adoption de la résolution 1591 par le Conseil de sécurité des Nations unies (qui prévoit des sanctions individuelles si aucun progrès n’est observé).
- 31 mars : adoption de la résolution 1593 (saisine de la CPI).
- 27 avril : décision de l’Union Africaine d’augmenter sa mission dans le Darfour de 2700 à 7000 hommes (d’ici septembre).
- 26 mai : nomination par l’Union Africaine d’un nouveau médiateur : Salim Ahmed Salim (ancien secrétaire général de l’Organisation de l’Unité Africaine).
- 26 mai : réunion des donateurs à Addis-Abeba pour coordonner le soutien à l’opération de l’UA (AMIS).
- Début juin : la CPI entame son enquête sur le terrain.
- 5 juillet : signature d’une déclaration de principes politiques à Abuja sous l’égide de la co-médiation de l’UA et du Tchad.
- 15 septembre : reprise des pourparlers d’Abuja, jusqu’à mi-octobre.
- Novembre : scission officielle du MLS. Minni Minawi est élu président à la place d’Abdulwahid Mohammed Nour. La scission couvait depuis avril.
- 23 novembre : 7e session des pourparlers d’Abuja. Les parties affirment qu’elle sera la dernière.
- 18 décembre : attaque de rebelles tchadiens contre Adré (Tchad). Le Tchad se déclare « en état de belligérance » avec le Soudan.

2004

- 8 février : le Président Béchir annonce contrôler le Darfour.
- 31 mars : début à N’djamena, sous les auspices du président Déby et en présence de la communauté internationale (Union Africaine, Union Européenne, Etats-Unis), de pourparlers entre le gouvernement de Khartoum et les rébellions du Darfour.
- 7 avril : discours de Kofi Annan, lors des cérémonies commémorant le dixième anniversaire du génocide rwandais, dans lequel il appelle la communauté internationale à agir pour mettre fin au conflit du Darfour.
- 8 avril : signature à N’djamena d’un accord de cessez-le-feu humanitaire de 45 jours, renouvelable automatiquement : le gouvernement soudanais doit désarmer les milices armées ; l’UA est chargée de mettre en place une mission d’observation du cessez-le-feu.
- 25 mai : déclaration présidentielle du Conseil de Sécurité sur le Darfour.
- 28 mai : accord entre les parties sur la mise en place par l’UA d’une mission d’observation du cessez-le-feu (130 observateurs, 310 forces de protection) dont les premiers éléments arrivent sur place le 4 juin.
- 30 juillet : adoption par le Conseil de sécurité de la résolution 1556 qui donne un mois au Soudan pour faciliter l’accès humanitaire et ramener la sécurité dans le Darfour, s’il veut éviter l’imposition de sanctions (« mesures »).
- 5 août : adoption d’un plan d’action entre Khartoum et le Représentant du SGNU pour le Soudan (M. Pronk), par lequel Khartoum s’engage à adopter des mesures concrètes prouvant sa volonté de respecter la résolution 1556.
- 23 août : reprise des négociations à Abuja (Nigeria) qui achoppent trois semaines plus tard.
- 18 septembre  : adoption de la résolution 1564qui renouvelle la menace de sanctions, notamment dans le domaine pétrolier ; apporte son soutien au renforcement de la mission de l’Union Africaine dans le Darfour ; institue une commission internationale d’enquête sur les violations des droits de l’Homme et du droit humanitaire.
- 20 octobre : adoption par le Conseil de paix et de sécurité de l’UA du plan pour l’élargissement de la mission dans le Darfour (3320 personnels : observateurs, forces de protection, composantes de police).
- 9 novembre : signature à Abuja de deux protocoles sur les aspects humanitaires et sécuritaires.
- 18-19 novembre : réunion du Conseil de sécurité à Nairobi sur le Soudan. Adoption de la résolution 1574 qui appelle à la résolution des conflits soudanais (Sud, Darfour) et qui réitère la menace de « mesures ».
- 23 décembre : échec des pourparlers à Abuja.
- fin décembre/début janvier : intensification des combats dans le Darfour.

2003

- 10 février : une nouvelle rébellion, le Front de libération du Darfour (FLD), prend la ville de Gulu (Nord Darfour).
- 25 avril : attaque d’El-Facher par le FLD, rebaptisé MLS (Mouvement de Libération du Soudan) : 70 soldats sont tués, un avion et trois hélicoptères sont détruits, le général commandant la place est enlevé.
- juillet : apparition d’une nouvelle rébellion, le Mouvement Justice et Egalité (MJE) de Khalil Ibrahim.
- 3 septembre : signature sous médiation tchadienne des accords d’Abéché I entre le gouvernement soudanais et le MLS : cessez-le-feu de 45 jours ; échange de prisonniers ; cantonnement des rebelles ; désarmement par Khartoum des milices Janjawid.
- 4 novembre : reconduction du cessez-le-feu (Abéché II).
- 15 décembre : échec des pourparlers de N’djamena.
- à partir du 20 décembre : retour à l’option militaire.

Mise à jour : 17.07.08.

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