Les pays concernés sont la République démocratique du Congo, le Rwanda, l’Ouganda et le Burundi.
En 2003, la communauté internationale s’est mobilisée sur tous les plans pour œuvrer en faveur d’une résolution durable du conflit en RDC. La France a joué tout son rôle dans cette mobilisation.
• Répondre à l’urgence humanitaire en Ituri et éviter l’effondrement du processus de paix
à la suite des violents combats interethniques en Ituri, dans le nord-ouest de la RDC, le Conseil de sécurité a autorisé par sa résolution 1484 le déploiement d’une force multinationale intérimaire à Bunia. Cette force a été déployée du 1er juin au 1er septembre par l’UE (opération Artémis), la France assurant le rôle de Nation-cadre. Elle a mis un terme à une dangereuse dégradation de la situation menaçant le processus de paix en RDC, permis d’améliorer la situation humanitaire et favorisé le déploiement d’une présence renforcée de la MONUC dans la région. Cette opération a montré la capacité de l’Europe à apporter en urgence un soutien aux Nations unies.
• Lutter contre l’alimentation du conflit
Le Conseil de sécurité a, par sa résolution 1493, imposé un embargo sur l’assistance militaire et la fourniture d’armes à destination de l’est congolais afin de réduire la capacité de nuisance des groupes armés. Le groupe d’experts sur l’exploitation illégale des ressources naturelles de la RDC a rendu son rapport final en octobre. Le travail accompli par ce groupe, dont la France a été à l’origine, a permis à la communauté internationale de mieux comprendre les liens existant entre l’exploitation illégale des ressources naturelles et la poursuite du conflit en RDC. La France plaide pour la poursuite de cette action.