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Marcel Pagnol pointillés

Fiche cinéaste


Biographie

Aubagne, 1895/Paris, 1974

Il se fait un nom comme auteur dramatique plusieurs années avant de s’intéresser au cinéma, sur lequel il s’interroge au tout début du parlant. Il publie un éphémère Cahier du film, et suit de près les tournages ainsi que l’enregistrement du son, à la Paramount de Joinville, où Alexandre Korda réalise Marius, le premier film tiré d’une de ses pièces.

Pagnol comprend qu’il ne fera le cinéma qu’il souhaite qu’en disposant de l’indispensable outil industriel. Il crée une structure de production décentralisée, à Marseille, avec studio et laboratoires, techniciens et acteurs familiers. C’est là, et dans les proches collines méditerranéennes, que l’homme qui a d’abord vu dans le cinéma le moyen mécanique d’enregistrer ses pièces pour élargir leur audience, tourne paradoxalement les premiers films de plein air du cinéma parlant français. Il y a dans Jofroi qu’il dirige en 1933 - d’après une nouvelle de Jean Giono - un grand vent vif qui secoue les arbres, une odeur d’herbes de Provence, qui enveloppe le parler rude et accentué de ses comédiens. Jusqu’à la guerre, Pagnol alterne les tournages en studio (Merlusse, Cigalon, César) et les grands films en extérieurs, Angèle ou Regain, toujours d’après Giono. En 1937, la manière de Pagnol est définitive. Il l’exploitera jusqu’au début des années cinquante, avec une expérience décevante de tournage en couleurs (La belle meunière, en 1948).

Filmographie

Jofroi
1933

Angèle
1934

Merlusse
1935

Cigalon
1935

César
1936

Regain
1937

Le Schpountz
1938

La Femme du boulanger
1938

La Fille du puisatier
1940

Manon des sources
1952

Bibliographie

Marcel Pagnol, Confidences,
Ed. Julliard, 1981

Claude Beylie, Marcel Pagnol ou le cinéma en liberté,
Ed. de Fallois, 1995

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