L’accroissement des activités humaines, qui nécessite notamment la combustion d’énergies fossiles, sources de CO2, participe à une augmentation de la couche naturelle de gaz à effet de serre, et, corrélativement, au réchauffement de notre planète. Ce constat a été récemment scientifiquement consolidé par le Groupe Intergouvernemental sur l’Évolution du Climat (GIEC) au titre de son quatrième rapport [1] qui rassemble notamment quelques éléments clés :
Le réchauffement moyen constaté à la surface de la terre au cours du siècle écoulé s’élève à 0,74°C,
Le niveau de concentration de gaz à effet de serre dépasse tout ce qui a pu être observé depuis 650 000 ans sur la variation naturelle du climat, notamment grâce aux études sur les glaces,
Le réchauffement est dû à l’activité humaine avec 90% de certitude,
Le rythme d’accroissement actuel des concentrations de gaz à effet de serre provoquera un réchauffement moyen de 0,2° par décade durant les 30 prochaines années, ce qui laisse entrevoir un très probable réchauffement compris entre 1,8 et plus de 4 °c suivant les scénarii, durant ce siècle.
On peut retenir quatre grandes conséquences du 4ème rapport du GIEC :
des phénomènes climatiques aggravés : multiplication des événements météorologiques extrêmes (tempêtes, inondations, sécheresses),
des déplacements de population : l’augmentation du niveau de la mer de 9 à 88 cm d’ici l’an 2100. [2] : Cette montée des eaux devrait provoquer l’inondation des zones côtières fortement peuplées et causer la disparition de nations entières (Tuvalu, Maldives, Maurice, Bangladesh), ainsi qu’une migration massive de population.
des crises liées aux ressources alimentaires : dans de nombreuses parties du globe (Asie, Afrique, zones tropicales et sub-tropicales), les productions agricoles chuteront, provoquant de grave crises alimentaires, sources de conflits.
des dangers sanitaires : le changement climatique aura également vraisemblablement des impacts directs sur le fonctionnement des écosystèmes et sur la transmission des maladies animales, susceptibles de présenter des éléments pathogènes potentiellement dangereux pour l’homme.
Mise à jour : 27.07.10
[1] Les travaux du GIEC s’articule autour de 3 Groupes de travail : le Groupe I évalue les aspects scientifiques du système climatique et de l’évolution du climat ; Le Groupe II traite des questions relatives à la vulnérabilité des systèmes socio-économiques et naturels aux changements climatiques, des conséquences négatives et positives de ces changements et les possibilités de s’y adapter ; Le Groupe III évalue les solutions envisageables pour limiter les émissions de gaz à effet de serre ou atténuer de toute autre manière les effets des changements climatiques et s’occupe des aspects économiques. La France a accueilli la réunion du Groupe I à Paris en janvier et février 2007.
[2] Des températures plus élevées causent l’expansion du volume des océans, et la fonte des glaciers et des calottes glaciaires ajoute encore plus d’eau.