L’Inde et la Chine s’associent officiellement à l’accord de Copenhague (10 mars 2010)
La France salue l’annonce par l’Inde et la Chine de leur soutien officiel à l’accord de Copenhague.
L’Inde et la Chine ont en effet informé le secrétariat de la Convention climat, respectivement les 8 et 9 mars 2010, de leur soutien explicite à cet accord qui permet ainsi de consolider les résultats obtenus lors de la COP15 en décembre dernier.
Ces deux pays avaient précédemment communiqué aux Nations Unies, à la suite de la Conférence de Copenhague, des informations sur leur objectifs pour la lutte contre le changement climatique notamment en terme de réduction de l’intensité carbone de leurs économies sans toutefois reconnaître l’accord obtenu.
L’accord de Copenhague constitue une étape déterminante dans les négociations sur le changement climatique et dispose maintenant du soutien de plus de 100 pays qui représentent plus de 80% des émissions mondiales de CO2. L’accord de Copenhague enregistre des progrès essentiels : la limitation à 2°c de la hausse des températures est désormais un objectif collectif, tandis qu’un financement international atteignant 100 milliards de dollars par an en 2020 sera mis en place pour l’atténuation et l’adaptation au changement climatique dans les pays en voie de développement.
A Copenhague, l’action de la France a permis, notamment, de faire adopter plusieurs idées essentielles : la nécessité d’un financement spécifique pour les pays les plus vulnérables (Afrique, petits états insulaires), la prise en compte de la forêt dans les discussions, la décision de travailler à la mise en place de financements innovants. Les avancées ainsi obtenues ne doivent pas masquer les efforts à consentir pour poursuivre dans la dynamique de cet accord.
C’est pourquoi, au cours des prochains mois, la France s’attachera à bâtir sur les acquis de Copenhague et à préparer les échéances de Bonn et de Mexico en 2010. Elle s’assurera en particulier de la transcription juridique de l’accord de Copenhague et relancera ses propositions relatives à une organisation mondiale de l’environnement.



