
Thèmes de recherche : Urbanisation et urbanisme au Bronze ancien (3e millénaire) en Syrie, stratégies de subsistance et modes d’occupation des sols en milieu aride.
Al-Rawda est un site du Bronze ancien IV implanté dans la steppe syrienne, une centaine de kilomètres à l’est de la ville de Hama, et au piémont nord du massif des Palmyrénides, en zone aride. Découvert en 1996, lors d’une vaste prospection régionale (cf. Les carnets de l’archéologie, La Badiya ; les marges arides du croissant fertile), ce site est fouillé depuis 2002 par une équipe pluridisciplinaire franco-syrienne. Al-Rawda apparaît comme l’une des rares villes neuves du territoire syro-mésopotamien connues à l’âge du Bronze, quelques siècles à peine après les débuts de l’urbanisation de la Syrie. Elle est organisée selon un plan d’urbanisme radio-concentrique préconçu, fondée vers 2400 av. J.-C. et abandonnée avant 2000 av. J.-C.
L’affleurement à la surface du site des vestiges du Bronze ancien permet la fouille en extension, souvent exhaustive, de nombreux vestiges architecturaux : fortifications (tranchée transversale), portes de la ville, complexe religieux, maisons d’habitation. Le site est associé à une nécropole dont certaines tombes sont fouillées.
L’étude à l’échelle micro-régionale (100 km2 autour du site) révèle une occupation dense du territoire au Bronze ancien IV et une diversité des modes d’occupation des sols en zone steppique à cette époque.
La fondation de la ville en zone aride a impliqué la mise en œuvre d’importants travaux de mise en valeur du milieu (aménagements hydrauliques de différentes natures). Son économie s’appuie sur une exploitation optimale de l’environnement et une diversité des modes de production : pastoralisme, agriculture diversifiée, sèche et irriguée, échanges et commerce.

