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Les Carnets d’archéologie
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Jordanie - Khirbet edh-Dharih pointillés

Présentation

Mission archéologique franco-jordanienne de Khirbet edh-Dharih

Thème de recherche

Le programme a pour objectif le traitement dans son ensemble d’un site archéologique situé au cœur de l’ancien royaume des Nabatéens puis de la province romaine d’Arabie. Douze campagnes de fouilles (1984 - 2004) ont permis l’étude systématique d’un vaste sanctuaire bâti à partir du Ie siècle ap. J.-C. ainsi que de l’agglomération rurale qui l’environne. Parallèlement à ce programme scientifique, la mission de Dharih consolide et restaure les vestiges et prépare avec les autorités jordaniennes l’aménagement définitif du site.

Présentation du site et objet de la fouille

À 100 kilomètres au nord de Pétra, Dharih offre une grande variété de vestiges : un vaste sanctuaire, mais aussi un village antique avec ses bâtiments agricoles, des cimetières, peut-être une hôtellerie, un probable caravansérail et des bains de différentes époques, et, tout autour du site, de nombreuses traces de hameaux, d’adductions d’eau, de terrasses agricoles ou de carrières. Le sanctuaire y est de loin l’ensemble principal. Sa construction dans les années 100 ap. J.-C. (sur les restes plus petits d’un sanctuaire du Ier siècle) marque une étape majeure dans l’histoire du site. Celui-ci, transformé en véritable petite bourgade, connut alors sa période de splendeur. Le Wadi Laabân, au bon débit hivernal, et trois sources anciennes expliquent la naissance et le développement de cette agglomération. Cette étape prit fin en 363, date d’un terrible séisme qui entraîna l’abandon du site. À cette phase majeure d’occupation il faut en ajouter trois autres : une antérieure, édomite (VIIe-VIe siècle av. J.-C.), et deux postérieures, byzantino-omeyyade (VIe-VIIIe siècles) et médiévale tardive.

Présentation de la mission

(HISTORIQUE ET PARTENARIATS SCIENTIFIQUES) :La mission franco-jordanienne de Dharih est dirigée par Zeidoun al-Muheisen, professeur d’archéologie classique à l’Université du Yarmouk (Irbid, Jordanie) et François Villeneuve, professeur d’archéologie de la Méditerranée et du Proche-Orient hellénistiques et romains à l’Université Paris I. Le programme est mené par la DGCID du Ministère des affaires étrangères, l’Université du Yarmouk, le CNRS (UMR 7041 à Nanterre), avec l’aide du Département jordanien des Antiquités et de l’IFPO. La mission a bénéficié d’un important soutien matériel fourni par plusieurs ministères et services publics jordaniens, et à l’occasion par des mécènes privés (CIT Alcatel naguère, Lafarge / Jordan Cement récemment). Elle a impliqué depuis sa création en 1984 plus d’une cinquantaine de collaborateurs et d’étudiants de différentes nationalités : Français, Jordaniens, Palestiniens, Marocains, Algériens, Omanais, Bahreinis, Polonais, Russes, Suisses et Belges.

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