
Jean-Claude Golvin
Directeur de recherche au CNRS
Institut Ausonius, Université de Bordeaux III
Thèmes de recherche
Étude de l’architecture religieuse de Dougga (essentiellement les temples d’époque romaine) en vue de la connaissance de l’évolution des monuments et la restitution architecturale des édifices : relevés, anastylose, sondages archéologiques, études épigraphiques.
Introduction
Dougga, inscrit sur la liste du Patrimoine mondial de l’UNESCO, est l’un des plus importants sites du Maghreb. Les résultats du programme sur l’architecture religieuse et l’activité de l’équipe franco-tunisienne sur le site sont, outre leur intérêt scientifique propre, directement favorables au succès de la grande opération de mise en valeur en cours (projet intitulé « Dougga et la région numide » soutenu par le ministère français des Affaires étrangères, dans le cadre d’un Fonds de Soutien Prioritaire).

Recherche archéologique franco-tunisienne
Dès le XVIIème s., les voyageurs dont D’Arcos visitent le site. En 1881, c’est le début du relevé des ruines par les brigades topographiques françaises. Dès 1882, les Missions du Ministère français de l’Instruction publique commencent avec J. Poinssot, H. Saladin, R. Cagnat. Les premières fouilles débutent en 1891 avec L. Carton, L. Homo, A. Merlin, L. Poinssot jusqu’en 1927. En 1954 Cl. Poinssot reprend les fouilles. Des dégagements ont lieu en 1960-1961. En 1994, un programme franco-tunisien entre l’Institut National du Patrimoine de Tunis et l’Institut Ausonius (UMR 5607, Université de Bordeaux III-CNRS) entreprend l’inventaire des inscriptions latines de Dougga. En 1999 débute un autre projet franco-tunisien sur l’architecture religieuse avec les mêmes partenaires.

