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Les Carnets d’archéologie
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Maroc - Lixus / Volubilis pointillés

Introduction

De Lixus à Volubilis, les monuments religieux de Maurétanie tingitane

Une mission franco-marocaine entreprend depuis 1996 des campagnes d’étude architecturale et de fouilles sur les sites de Volubilis, Thamusida, Banasa et Lixus, dans l’ancienne Maurétanie tingitane, où subsistent de nombreux édifices cultuels datant des époques phénicienne, maurétanienne et romaine.

Même Carthage a laissé son empreinte dans la vie religieuse au Maroc, comme le montre la présence d’un tophet punique à Volubilis avec ses neuf cents stèles votives et ses vases cinéraires remplis d’ossements d’animaux.

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Le capitole de Volubil, 10.1 ko, 225x155
Le capitole de Volubilis














Présentation générale du site

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Carte de situation, 5.5 ko, 102x114
Carte de situation


Depuis le début de l’exploration archéologique au Maroc, les sanctuaires ont souvent attiré l’attention des premiers investigateurs, pour la plupart des voyageurs, en particulier à Volubilis. Dès 1912, des militaires français dégagent le forum de Banasa. En 1915, les premiers travaux de L. Chatelain à Volubilis concernent le centre monumental et le temple B. A Sala, c’est dans les années 1930 que les premières recherches commencent. À partir des années 1950, des fouilles de grande envergure sont entreprises à Banasa, à Lixus (quartier des temples), à Thamusida, et à Volubilis. Les années 1960 marquent la relance des recherches à Sala, l’achèvement des fouilles de Thamusida et la restauration du capitole de Volubilis. Dans les années 1976-1990, le sanctuaire de Zilil et les temples G et H de Volubilis sont fouillés. Les dernières découvertes en date concernent les temples d’Ad Mercurios lors de fouilles de sauvetage, d’Ad Mercuri et le temple A de Volubilis.

La plupart des édifices ont été presque exclusivement identifiés dans les centres monumentaux (Volubilis, Banasa, Lixus, Sala) ou lorsque leurs vestiges étaient apparents dans des zones excentrées (temples B et G/H de Volubilis), ou dans des zones d’habitat (temple carré de Thamusida), d’établissements publics (Thamusida) ou des zones-clés (« tumulus » de Volubilis). L’identification d’un temple lors des prospections pédestres est relativement délicat, sauf lorsque le toponyme est explicite comme c’est le cas du temple de Mercure qui correspond à la station Ad Mercuri de l’Itinéraire Antonin, situé au nord-est de Zilil. La prospection géo-physique a confirmé l’existence d’un second temple à Zilil, mais n’a pas permis de découvrir d’autres édifices à Banasa et à Lixus. La photographie aérienne n’a révélé aucun nouveau bâtiment religieux.

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