

L’étude des mosaïques de Lambèse, Tazoult, (Algérie) vise à établir, conformément aux recommandations émises par l’Association International pour l’Étude de la Mosaïque Antique, une étude sur une base topographique et archéologique des mosaïques de Lambèse. Seront donc étudiée les mosaïques conservées au musée qui, pour la plupart ont perdues leur contexte architectural et celles qui subsistent in situ dont l’existence nous est connue par la bibliographie ou les fouilles de sauvetages. Ainsi, dans la mesure du possible, sera reconstitué le cadre architectural de leur découverte et son décor (peinture murale, sculpture, etc.).
Les recherches s’accompagnent de la restauration des pavements : les mosaïques conservées au musée présentent des dégradations notables du fait de l’ancienneté des techniques adoptées pour leur dépose et les pavements maintenus in situ ont subi les conséquences désastreuses des conditions naturelles, des activités rurales et de l’expansion urbaine. Ce travail de longue haleine est envisagé simultanément à l’étude scientifique.
Lambèse présente un intérêt crucial pour comprendre comment une province récemment détachée de la proconsulaire, va d’une part, importer et adopter un modèle culturel romain de tradition hellénistique et, d’autre part, créer ce qu’on pourrait appeler une école régionale de mosaïque par l’émergence d’ateliers locaux dont les liens avec ceux de Timgad apparaissent désormais très nettement. Cette école est marquée par une originalité profonde par rapport à toutes les productions artistiques en mosaïque dans l’ensemble de l’Empire romain.
Ce projet consacré à l’étude des pavements de mosaïques dans leurs contextes archéologique et architectural permet d’envisager une enquête plus approfondie sur les quartiers résidentiels méconnus jusqu’à présent de la cité de Lambèse, capitale de la Numidie de la fin du IIème au début du IVème siècle. Tels sont les grands axes selon lesquels s’orientent les recherches.
Partenaires scientifiques : Atelier de conservation et de restauration du Musée de l’Arles et de la Provence antiques (MAPA) ; Centre national de la recherche en archéologie (CNRA), Algérie.
Partenaires financiers : France : CNRS, ENS, Ministère des Affaires étrangères et européennes, Centre culturel français de Constantine ; Algérie : Mairie de Tazoult, Wilaya de Batna.
Mise en ligne : 2.07.09

