
Irian Jaya, deux millénaires de production céramique
Les analyses polliniques récentes avaient montré que le bassin du lac Sentani, sur la côte nord de Nouvelle-Guinée, avait constitué un centre précoce de peuplement au moins dès 2000 av. JC. Les prospections récentes ont permis de localiser plusieurs dizaines d’anciens villages érodés, mais avec une céramique très abondante.
Le Lac Sentani

Le classement chronologique de ces centaines de tessons décorés trouvés en surface du sol conduit à proposer une succession de techniques et de styles de poteries qui couvrent probablement les deux derniers millénaires ; des datations AMS sont en cours pour affiner la chronologie absolue. Ces découvertes obligent à reconsidérer toute la dynamique d’introduction de la céramique montée à la batte en milieu néo-guinéen côtier. Il apparaît aujourd’hui que des contacts directs précoces ont été établis entre l’aire des Moluques (les îles aux épices) et les populations néolithiques de Nouvelle-Guinée, conduisant de proche en proche à des acculturations et des productions céramiques originales et très diversifiées, dont certaines sont encore actives aujourd’hui, comme à Abar.


