
L’obsidienne du Petit Caucase
Les sites préhistoriques du Proche et du Moyen-Orient, de la mer Égée à la mer Caspienne et du Caucase au golfe Persique, ont abondamment utilisé l’obsidienne depuis la fin du Paléolithique jusqu’à l’âge du Bronze (entre 14000 et 3500 BP environ), le métal supplantant ensuite progressivement la pierre dans l’outillage. L’obsidienne était appréciée à plusieurs titres, pour ses qualités tranchantes, son aptitude à la taille et la beauté de sa surface noire brillante, qui lui conférait parfois une vertu magique. Ce matériau pouvait donc être, selon le lieu et l’époque considérés, un bien de consommation courante ou un objet de prestige.

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L’obsidienne a donc voyagé sur de longues distances (depuis l’Anatolie et le Caucase jusqu’au sud de la mer Morte et au golfe Persique) sous des formes diverses (matériau brut, nucleus, préformes, produits finis). Le cheminement, que l’obsidienne permet de matérialiser, est pour le préhistorien une source précieuse de renseignements, tant sur les réseaux de distribution que sur les modalités des échanges. Mais pour retracer ce cheminement, il faut connaître la source des obsidiennes qui ont été taillées, ce qui est possible en comparant les caractéristiques physiques et chimiques des pièces archéologiques à celle des gisements connus.
Or, si les gisements de Turquie ont fait l’objet d’études approfondies depuis plusieurs années (en particulier dans le cadre de la mission du ministère des Affaires étrangères sur la Turquie, dirigée par M-C Cauvin), il n’en est pas de même pour le Petit Caucase.
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