

Vue générale du massif de Barajas
Les sites du Barajas (Municipe de Pénjamo) forment un des ensembles archéologiques les plus vastes et les mieux préservés de cette région. Les complexes monumentaux de Nogales, le site principal de la zone, conservent les vestiges d’imposants bâtiments dont certains murs de pierre sèche se dressent sur plusieurs mètres de hauteur (cf. photo ci-dessous). Outre cette conservation assez exceptionnelle pour la région, c’est la problématique chrono-culturelle dans laquelle s’inscrivent ces sites qui a attiré notre attention : localisés au nord du fleuve Lerma, dans un secteur occupé, à l’arrivée des Espagnols, par des groupes de chasseurs-cueilleurs nomades, les sites du Barajas ne sauraient être attribués à ces occupants tardifs. Leurs caractéristiques montrent qu’il s’agit d’établissements sédentaires dont le mode de vie et l’organisation sociale sont conformes au modèle mésoaméricain. Leurs occupants avait déserté le massif bien avant l’arrivée des premiers Européens. Dans ce contexte, nos recherches tentent d’atteindre deux objectifs complémentaires :
comprendre l’organisation sociale des populations sédentaires qui ont occupé le massif durant la seconde moitié du premier millénaire après JC. ;
tenter de mettre en lumière les raisons qui les auraient conduites à abandonner ces lieux autour de l’an mille.

Construction en pierre sèche

