
Peuplements préhistoriques du Mato-Grosso
Voici une vingtaine d’années, rien n’était connu des peuplements préhistoriques du plateau central sud-américain au Mato Grosso, à la limite des bassins de l’Amazonie au nord et du Parana au sud. Seules des peintures et gravures dans des abris rocheux avaient percé l’anonymat du temps, sous la mention, inexacte, « inscriptions d’Indiens ». L’expertise scientifique (1983) de l’abri Ferraz Egreja, proche de Rondonopolis, ville nouvelle portée par la prospérité des productions agropastorales, fut à l’origine du programme de recherches franco-brésilien, ayant pour objectif la connaissance des peuplements, habitats et sites rupestres préhistoriques dans leurs paléoenvironnements et dans leurs milieux actuels.
Présentation
Peuples chasseurs dans l’immensité d’un continent
Les prospections systématiques dans les paysages gréseux ruiniformes à l’ouest de Rondonópolis et, à 300 km de là, dans la Serra das Araras dont les hauts plissements (600 m) barrent le Mato Grosso sur des centaines de km, ont offert la découverte d’une centaine d’abris rupestres.
|
|
|
Les milliers de représentations, beaucoup plus souvent peintes que gravées, attestent par leur diversité thématique et stylistique et par leurs dispositions élaborées et différenciées, de plusieurs phases d’exécution, vieilles de plusieurs millénaires et antérieures à la mémoire culturelle des peuples indiens actuels, notamment les Bororo étudiés par Claude Lévi-Strauss. Les représentations rupestres montrent aussi, à travers leurs traits communs et originaux, des régionalisations : ainsi, des territoires culturels commencent à pouvoir être délimités et étroitement corrélés aux paysages.

Vue aérienne

Urne funéraire

Pot fragmenté
Les sols d’habitats les plus récents n’ont que quelques siècles, quand leurs occupants étaient confrontés aux conquérants historiques.
Mis à jour le 20.10.08




