

Entre deuxième et quatrième cataractes, en Nubie soudanaise, du milieu du IIIème millénaire au milieu du IIème milénaire avant JC s’étend un royaume dont la capitale est située à proximité de la ville moderne de Kerma ; c’est le premier royaume africain connu, hors l’Égypte pharaonique, avec lequel cette dernière entretiendra des relations, militaires ou commerciales, dès l’origine : le Pays de Iam puis le Pays de Kouch, ainsi que le dénommaient les anciens Égyptiens. On peut suivre le passage de la « chefferie » à l’État : parallèllement au développement des institutions, la société se spécialise et se hiérarchise. Les différentes principautés établies le long du Nil semblent reconnaître l’autorité du roi de Kerma, elle-même au centre d’un bassin très fertile.
Gism el-Arba se situe au cœur du royaume ; c’est l’un des nombreux habitats échelonnés le long de l’ancien Nil ; les prospections prouvent que l’arrière-pays était exploité très anciennement. Agriculture, élevage et commerce constituent les fondements de l’économie.

