
La mission française de Bouto opère sur le site depuis 2001, dans le cadre d’une concession détenue par l’Institut archéologique allemand (Le Caire) avec lequel est engagée une collaboration scientifique.

Le site de Bouto vu vers l’Est

Production d’époque hellénistique.
Imitation des vernis noirs grecs
La reprise des travaux portant sur l’industrie céramique du site a été conduite depuis 2001. D’importants ateliers producteurs de céramique fine à engobe rouge, d’époque impériale, et pratiquant un mode de cuisson par rayonnement, à l’aide de tubulures, ont été découverts et fouillés de 2002 à 2004 (secteur P1) dans la partie nord du site. Au Nord-est, trois autres secteurs ont fait l’objet de fouilles, permettant de mieux comprendre la nature des structures révélées par la prospection géophysique (secteurs P2, P4) et de mettre au jour un atelier de céramique commune d’époque impériale (secteur P3).

Amulette de Ouadjet.
Alliage cuivreux.
Contexte ptolémaïque
Il s’agit de l’un des rares sites bien préservés du Delta, entouré actuellement d’une ceinture agricole fondée sur l’alternance du riz et du coton, et dont le périmètre archéologique n’est pas menacé, à court et moyen terme, par l’urbanisation et la progression des terroirs cultivés.
Trois grands collines d’origine anthropique rythment l’espace de Tell al-Fara’in (fig. 4) : au nord, le Kôm A, à l’est le Kôm B qui accueille le temple et sa puissante enceinte de briques crues, au sud le Kôm C.

