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Les Carnets d’archéologie
fleche

Egypte - Bouto pointillés

De la fin de la basse-époque à la période romaine

La mission française de Bouto opère sur le site depuis 2001, dans le cadre d’une concession détenue par l’Institut archéologique allemand (Le Caire) avec lequel est engagée une collaboration scientifique.

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Le site de Bouto (...), 33.8 ko, 150x100
Le site de Bouto vu vers l’Est

Les ateliers céramiques de Bouto, située à l’Est de la branche de Rosette, figurent parmi les plus florissants de l’Égypte gréco-romaine. Ils ont été découverts lors des fouilles menées par l’Egypt Exploration Society (EES) dans les années soixante, et interrompues par la guerre des Six Jours. D’importants ateliers de potiers furent alors mis au jour, producteurs, entre autres, de céramiques fines noires et rouges, aux périodes hellénistique et romaine [1]. La production de la céramique fine noire constitue un cas d’adaptation des vernis noirs grecs, situant les ateliers de Bouto dans le mouvement d’hellénisation du delta et c’est à partir de cette problématique qu’une équipe pilotée par P. Ballet (Université de Poitiers) a entrepris de poursuivre l’étude initiée par V. Seton-William et l’EES.

Illust:

Production d’épo, 34.2 ko, 150x92
Production d’époque hellénistique.
Imitation des vernis noirs grecs

La reprise des travaux portant sur l’industrie céramique du site a été conduite depuis 2001. D’importants ateliers producteurs de céramique fine à engobe rouge, d’époque impériale, et pratiquant un mode de cuisson par rayonnement, à l’aide de tubulures, ont été découverts et fouillés de 2002 à 2004 (secteur P1) dans la partie nord du site. Au Nord-est, trois autres secteurs ont fait l’objet de fouilles, permettant de mieux comprendre la nature des structures révélées par la prospection géophysique (secteurs P2, P4) et de mettre au jour un atelier de céramique commune d’époque impériale (secteur P3).

Illust:

Amulette de Ouadjet., 32.9 ko, 150x119
Amulette de Ouadjet.
Alliage cuivreux.
Contexte ptolémaïque

Ces premiers résultats nous engagent à poursuivre des recherches sur cet établissement majeur du Delta, dont l’occupation est attestée de la période prédynastique à l’Antiquité tardive, avec toutefois de profondes césures, vides d’occupation (en particulier de l’Ancien Empire à l’époque saïte). La recherche de l’équipe allemande porte essentiellement sur les phases les plus anciennes de Bouto, prédynastique et protodynastique, à l’emplacement présumé de Pe et de Dep, et qui accueille la « maison de Ouadjet ».

Il s’agit de l’un des rares sites bien préservés du Delta, entouré actuellement d’une ceinture agricole fondée sur l’alternance du riz et du coton, et dont le périmètre archéologique n’est pas menacé, à court et moyen terme, par l’urbanisation et la progression des terroirs cultivés.

Trois grands collines d’origine anthropique rythment l’espace de Tell al-Fara’in (fig. 4) : au nord, le Kôm A, à l’est le Kôm B qui accueille le temple et sa puissante enceinte de briques crues, au sud le Kôm C.

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