Avant-propos : Exigences de la législation française
Nombre d’enfants adoptés :
La République du Kazakhstan a ratifié le 12 mars 2010 la Convention de La Haye du 29 mai 1993 sur la protection des enfants et la coopération en matière d’adoption internationale. Celle-ci est entrée en vigueur le 1er novembre 2010.
Depuis le 10 mai 2010, les autorités de la République du Kazakhstan qui ont entrepris une réforme législative pour se mettre en conformité avec ce texte international n’enregistrent plus aucun dossier de candidature.
Un nouveau dispositif pourrait être mis en place au cours de l’année 2012.
1 - Textes de référence
Loi sur le mariage et la famille du 17 décembre 1998, art. 76 à 107, art. 209.
Décret n° 655 du 17 juin 1999.
Décret n° 1197 du 12 novembre 2002.
2 - Exigences relatives aux adoptants en vertu de la législation du Kazakhstan :
3 - Exigences relatives aux adoptés
4 - Exigences relatives aux intermédiaires
Les candidats à l’adoption peuvent faire appel à un accompagnateur-interprète ou à un mandataire, uniquement pour les aider dans les démarches administratives locales.
Le recours à un intermédiaire :
est strictement interdit et passible de poursuites pénales.
1 - Forme de la décision
La décision prononcée par les autorités kazakhstanaises est une décision judiciaire.
2 - Effets de la décision au Kazakhstan
Les candidats doivent avoir obtenu un rendez-vous au consulat du Kazakhstan à Paris pour déposer un dossier de candidature. Avant l’obtention d’un rendez-vous, il est désormais impératif d’adresser au consulat du Kazakhstan à Paris un pré-dossier complet, comprenant :
le tout traduit en russe par un traducteur assermenté auprès d’une cour d’Appel.
Sur la base de ce pré-dossier, l’autorité consulaire kazakh effectue un choix des candidats et prend la décision de convoquer au Consulat du Kazakhstan les candidats retenus pour le dépôt officiel du dossier.
Il est conseillé de consulter au préalable la rubrique adoption du site internet du consulat du Kazakhstan à Paris :
http://www.amb-kazakhstan.fr/5.aspx?sr=5
1 - Constitution du dossier en France
Les dossiers doivent être constitués en 3 exemplaires :
Les documents doivent être récents (moins de 3 mois), légalisés et apostillés. Ils doivent être remis en main propre au Consul du Kazakhstan à Paris, qui les transmettra à l’autorité compétente du Kazakhstan.
Chaque dossier est constitué des pièces suivantes :
Note : ce document unique correspond aux pièces suivantes de la liste fournie par les autorités du Kazakhstan :
« 6. Autorisation d’adoption du Ministère des Affaires Etrangères 7. SAI.
Compte-rendu d’entretien psychologique pour l’actualisation du projet d’adoption du ou des candidat(s) à l’adoption ;
Attestation de l’état psychologique de chacun des adoptants, délivrée par un médecin psychiatre ;
Attestation d’absence de maladies infectieuses et tropicales ;
Certificat médical délivré par un médecin généraliste ;
Attestation de prise en charge de l’enfant par le médecin de famille ;
Attestation de prise en charge de l’enfant par un dentiste ;
Faire légaliser la signature des praticiens par le conseil national de l’ordre des médecins à Paris (180 Boulevard Haussmann - 75008 PARIS Tel. 01.53.89.32.00) et par le conseil national de l’ordre des dentistes (22, rue Emile Ménier - Bp 2016 _ 75761 Paris cedex 16, Tél : 01 44 34 78 80) ;
Toutes les pièces du dossier, à l’exception des photographies, doivent être légalisées en mairie ou auprès d’un notaire, puis apostillées par la Cour d’appel :
du lieu où elles ont été établies, pour les originaux, (Cour d’Appel de Paris pour les attestations délivrées par le Secrétariat Général de l’Autorité Centrale pour l’Adoption Internationale)
du lieu où elles ont été certifiées, pour les photocopies.
puis traduites en russe, y compris les apostilles, par un traducteur assermenté auprès de la Cour d’appel du lieu de résidence.
Mise en forme du dossier
Chacun des 3 dossiers doit être constitué de la manière suivante :
chaque page doit être numérotée ;
mettre le sommaire en première page mais sans le numéroter ;
réaliser des petits dossiers comprenant chacun le document en russe, le document en français apostillé et la traduction de l’apostille ;
chaque petit dossier est troué et relié par une ficelle attachée au dos ;
sur la dernière page de chacun des petits dossiers, sont collés le nombre de page ainsi que l’attestation et le tampon de la traductrice ;
tous les petits dossiers sont ficelés ensemble pour constituer le dossier final.
2 - Procédure locale
L’adoption d’enfants kazakhstanais par des étrangers ne peut avoir lieu que si aucune autre solution n’a pu être trouvée pour l’enfant dans son pays. Les enfants adoptables doivent avoir été enregistrés depuis au moins 3 mois sur une base de données spécifique, gérée au niveau local, puis central par le ministère de l’Education du Kazakhstan. Cet enregistrement permet d’avoir l’assurance que toutes les solutions au niveau local ont été recherchées et que le principe de subsidiarité a bien été respecté.
Les candidatures étrangères sont enregistrées sur une base de données selon une procédure fixée par les organes exécutifs locaux, puis centralisées, selon une procédure définie par le Ministère des Affaires étrangères du Kazakhstan.
Les candidats effectuent leur premier voyage au Kazakhstan uniquement après avoir reçu une invitation officielle du pays dans ce sens. Il est vivement recommandé aux candidats à l’adoption de conserver avec eux, à tous les stades de la procédure, une copie certifiée conforme des attestations délivrées par le SGAI (attestation d’immigration et attestation relative aux conditions de la reconnaissance en France de la décision d’adoption kazakhstanaise - cf. supra), celles-ci pouvant leur être réclamées par le consulat du Kazakhstan en France, lors de leur demande de visa.
Dès leur premier voyage, les adoptants doivent prendre contact avec la section consulaire de l’ambassade de France à Almaty. Les agents consulaires chargés des dossiers d’adoption pourront ainsi leur faire part de leurs conseils.
Les audiences en vue d’adoption se déroulent devant le tribunal avec la participation obligatoire du ou des adoptants en personne, d’un représentant du centre d’adoption et du Procureur. Le juge demandera aux autorités de tutelle de l’enfant de présenter l’acte de naissance de l’enfant, un certificat médical, le consentement à l’adoption des parents biologiques ou de son représentant légal, l’attestation d’inscription de l’enfant sur la base de données des enfants adoptables. Cette audience revêt un caractère très solennel, les adoptants pouvant être interrogés sur leur projet d’adoption et leur motivation à adopter un enfant kazakhstanais. Il est donc conseillé de se familiariser au préalable avec la culture du pays.
Il est souhaitable en vue des formalités à accomplir en France, notamment en vue d’une requête en adoption plénière, que les adoptants se procurent, avant le prononcé du jugement, auprès du tuteur juridique de l’enfant (directeur de l’orphelinat) un consentement éclairé stipulant que ce dernier « consent à l’adoption plénière au sens du droit français, c’est-à-dire qui rompt de façon définitive et irrévocable les liens de filiation antérieurs. » Il est également impératif de posséder tous les documents relatifs à l’abandon de l’enfant : acte d’abandon, certificat de décès du ou des parents naturels, etc.
Tant que le jugement d’adoption n’a pas été prononcé, les parents naturels peuvent revenir sur leur consentement.
Le consentement des parents naturels n’est pas requis s’ils ont été privés de leurs droits parentaux, ou reconnus légalement incapables, ou s’ils se sont désintéressés de l’enfant au cours de l’année précédant l’adoption.
Etat-Civil.
Aucun changement de l’état civil de l’enfant ne peut être envisagé sans que l’organisme de tutelle n’y ait consenti. Cette indication doit figurer obligatoirement dans la décision de l’organisme autorisant l’adoption.
Le changement des nom, prénom et patronyme d’un enfant âgé de 10 ans ou plus nécessite son accord préalable.
Nationalité.
L’enfant adopté ne perd pas sa nationalité d’origine. Arrivé à l’âge de la majorité, fixée à 18 ans, l’adopté peut demander la déchéance de la nationalité Kazakhstanaise.
3 - Obtention du visa de l’enfant adopté
L’obtention du visa nécessite un délai incompressible de 48 h, ou 2 jours ouvrés (sont donc exclus les samedi, dimanche et jours fériés). La demande s’effectue auprès de la section consulaire de l’ambassade de France au Kazakhstan. Il est demandé de prendre au préalable un rendez-vous par téléphone avec la personne chargée des visas adoption, en vue de déterminer une date et un horaire pour le dépôt des documents : ceci évitera aux adoptants de longs délais d’attente dans les locaux consulaires.
Le dossier à constituer en vue de l’obtention du visa d’entrée en France de l’enfant doit comporter tous les documents suivants :
Les documents suivants doivent être également présentés, en originaux plus une copie simple, traduits en français, légalisés et apostillés (les originaux sont restitués aux familles) :
Après leur présentation, les documents originaux seront restitués aux familles.
L’enfant devra être présent, au minimum, à l’un des entretiens avec l’agent consulaire chargé de la délivrance du visa.
Rappel :
Coût du visa : l’équivalent de 15 € dans la monnaie locale.
Délai de délivrance d’un visa, sous réserve de la présentation d’un dossier complet et réglementaire : 2 à 3 jours. Il convient, à ce titre, de prévoir un temps de séjour suffisamment long, afin de permettre l’instruction du dossier, avant de fixer une date définitive pour le retour en France.
1 - Immatriculation de l’enfant auprès des autorités consulaires kazkhstanaises en France
Dans les trois mois à compter de l’entrée de l’enfant sur le territoire français, ses parents adoptifs sont tenus, selon la législation kazakhstanaise, de le faire immatriculer auprès du consulat du Kazakhstan à Paris.
Il faut prévoir le déplacement d’un des parents ou d’une personne mandatée par procuration. Pour obtenir le détail des formalités et un rendez-vous préalable, contacter le consulat du Kazakhstan à Paris.
2- Suivi de l’enfant
Le respect des engagements pris par les adoptants, relatifs à l’immatriculation de l’enfant et à son suivi jusqu’à la majorité, est une condition posée par les autorités kazakhstanaises au maintien de l’adoption internationale dans ce pays. Le non respect de cette condition est susceptible de nuire au projet des futurs candidats à l’adoption au Kazakhstan.
En matière de suivi, les exigences des autorités sont très strictes. Les rapports établis par les A.S.E doivent être apostillés et traduits avant d’être envoyés au Kazakhstan, une fois par an après l’arrivée de l’enfant en France. Chaque rapport doit être adressé régulièrement (et en temps voulu) au ministère de l’Education du Kazakhstan (opérateur de la banque de données nationale des enfants). Tout retard (même minime) peut faire l’objet d’un rappel à l’ordre de cette instance. Aussi est-il préférable de conserver les accusés de réception afin de pouvoir justifier de leur envoi.
3 - Etat civil et nationalité de l’enfant
La décision kazakhstanaise étant révocable, elle peut être considérée comme une adoption simple au sens du droit français. Aussi, les adoptants ont la possibilité de demander à convertir leur adoption en adoption plénière, 6 mois après l’arrivée de l’enfant au foyer. Il leur appartient alors de déposer auprès du Tribunal de Grande Instance de leur domicile une requête en adoption plénière. Le prononcé de cette adoption plénière dépendra de l’appréciation du juge saisi.
L’adoption plénière confère la nationalité française à l’enfant adopté dès lors que l’un des deux adoptants est Français.
Par ailleurs, l’enfant adopté conserve sa nationalité kazakhstanaise. Les autorités kazakhstanaises souhaitent conserver un lien avec leurs ressortissants, en dépit de l’adoption plénière et l’acquisition de la nationalité française.
1 - Autorités compétentes kazakhstanaises :
Madame Raissa CHER
Ministère de l’Education et des Sciences
La Maison des Ministères
8, rue Orynbor, l’entrée № 11
ASTANA
2 - Représentations diplomatiques
Représentation française à l’étranger
Représentation étrangère en France
Date de mise à jour : mars 2010