La convention de La Haye du 29 mai 1993 sur la protection des enfants et la coopération en matière d’adoption internationale est entrée en vigueur au Burundi le 1er février 1999.
| les couples mariés sans enfants sont acceptés | |
| les couples mariés avec enfants sont acceptés | |
| les célibataires sont acceptés |
Avant propos : Exigences du droit français
Nombre d’enfants adoptés :
1. Le cadre juridique de l’adoption au Burundi
2. Qui peut adopter ?
Remarques :
Dans la pratique, il n’est pas proposé d’enfant aux personnes célibataires.
Les demandes sont également étudiées selon d’autres critères : les conclusions des évaluations sociale et psychologique des adoptants, leurs revenus, leurs qualités morales, leur attachement personnel pour le Burundi.
3. Quels enfants peuvent être proposés à l’adoption internationale ?
Peuvent être adoptés à condition d’avoir moins de quinze ans :
Dans la pratique, 99% des enfants adoptés sont des enfants abandonnés.
4. Qui peut vous accompagner dans votre démarche ?
En application de la Convention de La Haye, les dossiers des candidats à l’adoption doivent obligatoirement être transmis à l’Autorité centrale burundaise par un organisme autorisé.
Aucune demande ne peut être déposée directement auprès d’une institution locale (crèche, orphelinat, autorité centrale…).
L’adoption individuelle est interdite au Burundi.
II- TYPE DE DÉCISION
1. Forme de la décision
Il existe deux formes d’adoption au Burundi : l’adoption simple et l’adoption plénière.
2. Effets de la décision
Création d’un lien de filiation entre l’enfant et sa famille adoptive.
Rupture des liens de filiation entre l’enfant et sa famille biologique.
L’adoption est irrévocable.
Maintien des liens de filiation entre l’adopté et sa famille d’origine.
Création d’un lien de filiation entre l’enfant et sa famille adoptive.
L’adoption peut être révoquée pour motifs graves.
En principe, en matière internationale, l’adoption simple n’est jamais prononcée.
1. Constitution du pré-dossier en France
Vous pouvez prendre contact par téléphone avec le département Afrique de l’AFA, ou leur envoyer directement par courrier les pièces suivantes :
Ces premiers éléments leur permettront d’envisager la faisabilité du projet d’adoption. L’AFA vous adressera alors un projet de mise en relation pour signature, avant de vous fournir les indications nécessaires à la constitution du dossier et à la poursuite de la procédure.
L’AFA ne pourra pas examiner les dossiers complets, ni les envoyer au Burundi, tant qu’un premier échange de courriers n’aura pas eu lieu avec la famille adoptante. Aucun dossier ne doit être envoyé à l’AFA avant réception de la brochure complète « Adopter au Burundi » qui explique comment présenter les pièces, selon les exigences actuelles des autorités burundaises.
2. Constitution du dossier en France
Constitution dossier en France pièces à fournir
3. Procédure locale
Il importe de veiller à ce que les accords à la poursuite de la procédure soient délivrés par les autorités burundaises et par l’AFA antérieurement au jugement d’adoption.
SI CETTE ETAPE N’EST PAS RESPECTÉE, LA PROCEDURE NE POURRA PAS BENEFICIER DES DISPOSITIONS DE LA CONVENTION DE LA HAYE.
Les adoptants doivent récupérer les originaux de ces documents lors de leur séjour sur place. En effet, ils seront demandés par le consulat de France à Bujumbura au moment de la demande de visa long séjour adoption et par le Procureur de la République de Nantes lors de la demande de transcription du jugement d’adoption.
Il est vivement conseillé aux adoptants de se faire assister par un avocat pour le suivi du dossier durant la phase judiciaire et, après le jugement d’adoption, pour obtenir les papiers officiels de l’enfant.
Une liste d’avocats, recommandés par les autorités burundaises et par le consulat de France à Bujumbura, peut être consultée auprès de ces deux organismes.
4. Obtention du visa de l’enfant adopté
Obtention du visa de l’enfant adopté - documents nécessaires
Délai moyen de réponse à la demande de visa à compter de la réception du dossier par le Service de l’adoption internationale : 5 jours ouvrés.
1. Signalement à l’AFA et à l’Aide Sociale à l’Enfance
De retour en France, les parents doivent signaler l’arrivée de l’enfant en France à l’AFA et à l’ASE :
2. Suivi de l’enfant
L’ASE du département de résidence des adoptants effectuera deux rapports de suivi, jusqu’à la transcription du jugement en France. L’AFA sera destinataire de ces rapports qu’elle transmettra à l’autorité centrale burundaise. Par la suite, les adoptants devront donner des nouvelles de l’enfant à cette même autorité centrale burundaise tous les deux ans jusqu’à sa majorité (informations sur sa santé, son intégration, sa scolarité, photos, etc…).
3. Procédure judiciaire en France, Etat civil et nationalité de l’enfant
Les adoptants sont invités à transmettre le dossier d’adoption de l’enfant, aux fins de transcription, au Procureur de la République du Tribunal de Grande Instance de Nantes.
Cette transcription énonce le jour, l’heure, le lieu de naissance (à l’étranger si l’enfant n’est pas né en France) et le sexe de l’enfant ainsi que les prénoms qui lui ont été éventuellement attribués par le jugement d’adoption.
Elle mentionne aussi les noms, prénoms, date et lieu de naissance, profession et domicile du ou des adoptants mais ne contient aucune indication relative à la filiation réelle de l’enfant sauf dans le cas particulier de l’adoption plénière de l’enfant du conjoint. Elle tient lieu d’acte de naissance de l’enfant.
Quant à l’acte de naissance originaire, il est revêtu à la diligence du Procureur de la République de la mention adoption et considéré comme nul.
L’enfant adopté acquiert automatiquement la nationalité française dès la transcription de la décision d’adoption.
Voir La transcription d’un jugement d’adoption et la nationalité de l’enfant adopté
Les adoptants ont deux possibilités :
Ils peuvent solliciter l’exequatur du jugement étranger auprès du Tribunal de Grande Instance territorialement compétent. Ensuite, l’enfant mineur pourra faire une déclaration de nationalité française auprès du Tribunal d’Instance (TI) du lieu de leur domicile (art. 21-12 du Code civil).
Ils peuvent solliciter une conversion en adoption plénière auprès du Tribunal de Grande Instance territorialement compétent. Ceci n’est possible que si la famille biologique a donné clairement et expressément son consentement à la rupture définitive et complète des liens de filiation d’origine (370-5 Cciv). Dans ce cas, l’étape de l’exequatur n’est pas nécessaire. L’adoption plénière confèrera la nationalité française à l’enfant.
L’enfant conserve sa nationalité d’origine au moment où il acquiert la nationalité française.
1. Agence française de l’adoption
2. Les organismes français autorisés et habilités pour l’adoption (OAA)au Burundi
3. L’autorité locale compétente
Ministère de la Solidarité nationale, des Droits de la personne humaine et du genre
BP 6518
BUJUMBURA
Tél : +257 22 21 63 03
Fax : +257 22 21 82 01
4. Représentations diplomatiques
Représentation diplomatique française au Burundi
Représentation diplomatique burundaise en France
5. Juridiction française
Tribunal de Grande Instance de Nantes
Date de mise à jour : juillet 2011