A la date du séisme, 1011 enfants haïtiens, dont 80 % ont au moins un de leurs deux parents biologiques, étaient concernés par une procédure d’adoption en cours mais seuls 489 étaient allés au bout de la procédure et avaient fait l’objet d’un jugement d’homologation.
Sur ces 489 enfants légalement adoptés en Haïti, 372 enfants ont été transférés vers la France depuis le 22 janvier.
Le dispositif d’urgence mis en place a été le suivant :
Il est rapidement apparu que ces enfants, désormais sur notre sol, et leurs familles rencontraient de nombreuses difficultés.
Ce constat a conduit à surseoir à un éventuel transfert massif et en une seule fois des 117 enfants disposant d’un jugement et se trouvant encore en Haïti.
Sous l’égide du ministère des Affaires étrangères et européennes, du ministère de la Santé et du Secrétariat d’État à la famille et à la Solidarité, une mission, composée de psychologues, de pédopsychiatres et de spécialistes de l’enfance, est partie ce jour en Haïti pour rencontrer sur place ces enfants.
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Ses objectifs seront notamment de :
Mais, outre l’action à mener en Haïti même, il est impératif d’accompagner les familles en France en s’appuyant notamment sur les Cocas (consultations pour l’adoption).
Il existe actuellement 14 Cocas en France. Le Secrétariat d’Etat à la Famille et à la Solidarité a prévu d’en créer une 15ème à la Guadeloupe, qui pourrait, pour les familles qui le souhaitent, servir de sas afin de favoriser les premiers contacts entre enfants adoptés et parents adoptants.
Le principal souci est de répondre dans la durée aux besoins de ces enfants et de leurs parents, maintenant que nous sommes sortis de la phase d’urgence et des transferts accélérés, désormais interrompus.
Tout en étant parfaitement conscients de l’impatience des familles, nous leur déconseillons vivement de se rendre dès maintenant en Haïti, compte tenu des conditions matérielles prévalant sur place et des problèmes de sécurité auxquelles elles pourraient être confrontées, et ce d’autant plus que les autorités haïtiennes exigent désormais que les enfants disposant d’un jugement soient munis d’un passeport avant de quitter le territoire.