Le président de la République, Nicolas Sarkozy, s’est rendu en Haïti le 17 février. Premier chef d’État français à y effectuer une visite depuis l’indépendance du pays en 1804, il a annoncé une aide financière de 326 millions d’euros destinée à la reconstruction, en soulignant l’héritage commun des deux pays.
LireL’aide humanitaire constitue une des priorités du ministère des Affaires étrangères et européennes, tant sur le plan de la doctrine que de la réponse d’urgence.
L’aide humanitaire est guidée par les principes fondamentaux d’humanité, d’impartialité, d’indépendance et neutralité ainsi que ceux définis par le Droit international humanitaire (Convention de Genève et protocoles additionnels).
L’action humanitaire intervient dans un contexte de crise aiguë ou durable consécutive à des catastrophes naturelles (séismes, inondations,...) ou d’origine humaine (conflits).
Ses objectifs sont de sauver et de préserver les vies humaines par opposition aux actions plus structurelles qui relèvent du développement. Elle repose sur la réponse à des besoins de populations affectées dans leurs conditions de survie et intervient en raison de l’insuffisance ou de l’inexistence de la réponse des autorités concernées. L’aide humanitaire intègre désormais les actions de prévention des risques de catastrophes et s’interrompt lorsque des actions de développement peuvent reprendre ou démarrer.
Le dispositif au sein du ministère des Affaires étrangères et européennes s’appuie sur trois services disposant de trois instruments financiers différents et complémentaires :
le Centre de crise (CDC) qui à travers son Fonds d’Urgence Humanitaire, finance les ONG et le cas échéant les interventions directes de l’Etat
la Direction des Nations-Unies et des organisation internationales (NUOI) en charge des contributions volontaires aux agences des Nations-unies intervenant dans l’action humanitaire (UNICEF, HCR, PAM, Bureau de Coordination des Affaires Humanitaires, OMS ainsi que le Mouvement Croix Rouge)
la Direction des politiques de développement (DPDEV) qui est responsable de l’aide alimentaire dont une partie est consacrée aux programmes d’urgence.
Dans son action, le CDC dispose d’un réseau de correspondants humanitaires dans les postes. A Paris, il assure un suivi et une analyse des problématiques humanitaires par grandes zones géographiques (Afrique, Asie, ANMO, Europe, Amériques ). En outre, il participe activement aux débats sur la politique humanitaire en alimentant la réflexion française sur des thèmes tels que le dialogue avec les partenaires opérationnels (ONG, Croix rouge), la prévention des risques de catastrophes, le financement et la réforme de l’action humanitaire, la coordination civilo-militaire, etc...
Mise à jour : 17.12.08