Conférence de Paris : "couverture du risque maladie dans les pays en développement : rompre le cercle vicieux de la maladie et de la pauvreté" (Paris, 15 et 16 mars 2007)

La communauté internationale a mené ces dernières années une action résolue de lutte contre la pauvreté et les grandes pandémies, en particulier depuis le Sommet du Millénaire, en septembre 2000, qui a fixé plusieurs objectifs concernant les questions de santé.

Parallèlement, une réflexion sur l’amélioration de la prise en charge du risque maladie dans les pays en développement a été engagée. On sait en effet aujourd’hui que l’état de santé des populations dans les pays en voie de développement ne pourra s’améliorer de façon notable sans la consolidation, en parallèle, de leur système de santé qui passe par la mise en place d’un dispositif de couverture du risque maladie.
Le sommet du G8 de Saint Petersbourg, de juillet 2006, a encouragé "une accélération des discussions au niveau international sur les approches pratiques permettant de développer la couverture des assurances-maladie publiques, privées ou à base communautaire dans les pays en développement". C’est dans ce cadre d’une mondialisation maîtrisée et humanisée que s’est inscrite cette réunion de haut niveau à laquelle ont participé, outre les pays du G8, une cinquantaine de ministres de la santé et les représentants des principales organisations internationales concernées (l’Organisation Internationale du Travail et l’Organisation Mondiale de la Santé, la Banque Mondiale, le Fonds Monétaire International et l’OCDE, notamment) ainsi que la société civile et le secteur privé.

Mme Nicole Ameline, Ambassadrice en mission chargée des questions sociales et de la parité dans les relations internationales, Déléguée du Gouvernement français au BIT,et le Professeur Michel Kazatchkine, Ambassadeur chargé de la lutte contre le VIH-SIDA, la tuberculose, le paludisme et les maladies transmissibles, ont présenté à la presse les enjeux et les objectifs de cette conférence internationale, le jeudi 8 mars au Centre d’Accueil de la Presse Etrangère (Maison de la Radio).
Conclusions de la présidence (16 mars 2007)
"Au cours des dernières années, les bailleurs internationaux se sont très fortement mobilisés pour apporter des financements supplémentaires au secteur de la santé. Cet effort était nécessaire : non seulement il est conforme à l’engagement que nous avons pris sur l’atteinte des Objectifs du Millénaire pour le Développement, mais il est également cohérent avec la volonté de préserver les biens publics mondiaux. Ce sont donc ces objectifs qui soudent désormais la communauté internationale autour de la lutte contre les pandémies les plus meurtrières, et contre les formes les plus incompréhensibles de la mortalité maternelle et infantile. Pour ce faire, les fonds multilatéraux ont été un vecteur essentiel de ces nouveaux financements. A titre d’exemple, la France a quasiment multiplié par 30 ses contributions multilatérales dans le secteur de la santé, les portant de 50 M€ en 2000-2002 à 1,4 Mds € en 2006-2008. Plusieurs autres pays ont fait de même."
"Depuis 2000, les Objectifs du Millénaire soudent la communauté internationale dans la lutte contre la pauvreté et les inégalités. La santé en est un axe majeur ; mais c’est aussi le front sur lequel les résultats sont les plus lents à venir : les défis sanitaires sont multiples et s’accroissent avec la globalisation, la capacité des systèmes de santé à y répondre demeure très insuffisante. Qu’on le veuille ou non, la situation sanitaire des plus pauvres ne s’améliore pas vraiment, car, fait beaucoup plus grave : l’accès à la santé est une cause importante d’accroissement de la pauvreté dans le monde."
| 4ème Table ronde « Comment intégrer la couverture du risque maladie dans le cadre du renforcement des structures de santé ? » (PDF, 28 ko) |



